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Khalid Ben Fadel - publié le Vendredi 15 Février à 16:42

Gdeim Izik et les Organisations Non Gouvernementales internationales






Gdeim Izik et les Organisations Non Gouvernementales internationales
Certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) de protection des droits de l’Homme ont pris l’habitude de voir dans la question du Sahara l’occasion de se présenter comme les défenseurs des causes des plus démunis. L’obstination dans cette position confortable a depuis toujours donné lieu aux positions décousues de ces ONG.

En effet, de plus en plus d’observateurs critiquent le caractère superficiel des positions de ces ONG qui, au-delà de leur instrumentalisation par certains Etats, n’arrivent pas à se départir d’un certain manichéisme naïf qui fait l’économie d’une analyse profonde et réaliste des faits.

Même en étant souvent victime des positions et agissements de ces ONG, le Maroc s’est distingué sur le plan régional par sa disposition tant prouvée à leur égard. L’affaire de Gdeim Izik fournit à ce titre un témoignage significatif. En effet, suite aux événements qui ont accompagné le démantèlement de ce campement le 8 novembre 2010, de nombreuses ONG nationales et internationales avaient manifesté leur intention de mener des investigations sur le terrain afin de vérifier les différentes versions. Le Maroc a répondu positivement à toutes ces sollicitations, comme le prouvent les rapports établis à ce sujet.

Ainsi, Human Rights Watch (HRW) avait envoyé son directeur de la division urgence, à savoir Peter Bouckaert, au Maroc afin d’y mener une mission d’investigation entre le 13 et le 16 novembre 2010. Les conclusions de cette mission ont été incluses dans le communiqué publié le 26 novembre de la même année et qui a notamment attesté de l’exactitude du bilan présenté par le Maroc. De même, le quotidien américain Washington Post a rapporté, en date du 16 novembre 2010, une déclaration de M. Bouckaert, dans laquelle celui-ci, tout en « soutenant largement le bilan de morts fourni par les autorités marocaines », a laissé entendre que « les chiffres avancés par le Polisario sont exagérés » et que « les rumeurs faisant état de cadavres dans les morgues sont dénuées de tout fondement ». Pour rappel, 13 personnes ont trouvé la mort lors de ces évènements dont 2 civils, 5 gendarmes, 5 éléments des forces auxiliaires et 1 élément de la protection civile. Les 11 agents publics ont été tués par des émeutiers, suppôts du Polisario ayant envahi les campements de protestation. Une vidéo disponible sur Internet atteste de la gravité des actes commis, et a été retenue par le tribunal comme preuve à charge dans le cadre du procès liés à ces événements, qui s’est ouvert le 1er février 2013 et qui se poursuit encore, puisqu’on y voit les prévenus commettre, à visage découvert, les charges pesant contre eux.

Ce qui a d’ailleurs coupé court aux allégations mensongères du Polisario qui avait parlé de dizaines de morts parmi les civils. Bouckaert a également reconnu que les autorités marocaines avaient facilité sa mission.

De sa part, Amnesty International (AI) a emboîté le pas à HRW en envoyant Mme Donatella Rovera qui a mené une visite sur le terrain entre le 24 et le 30 novembre 2010. L’envoyée d’AI a également attesté de la véracité de la version marocaine des faits et a reconnu que les autorités marocaines n’avaient mis aucun obstacle à son travail.

Les deux ONG ne sont pas allées jusqu’au bout de leur raisonnement en s’abstenant de dénoncer les actes criminels et cruels des activistes séparatistes qui portent atteinte aux droits élémentaires de l’Homme. Cette attitude partiale est de nature à entamer la crédibilité de ces institutions. Cependant, le Maroc persévère dans son ouverture vis-à-vis de ces ONG. Ce qui constitue un autre gage de bonne foi. On a d’ailleurs relevé cette ouverture dans le cadre du procès de Gdeim Izik qui a débuté le 1er février 2013 et qui se poursuit auprès du Tribunal militaire permanent de Rabat. A noter que tous les observateurs qui en ont fait la demande ont été agréés pour y assister au prix même de déclarations inamicales à l’égard du royaume. Ce qui constitue un fait exceptionnel et une avancée à mettre à l’actif du Maroc étant donné que de telles affaires se tiennent généralement dans des séances restreintes.

Loin de toute objectivité, AI a publié un communiqué où elle ne fait que reprendre les thèses des séparatistes en faisant le relais des allégations de torture et en appelant à un dessaisissement du tribunal militaire au profit d’une juridiction civile. Ce qui constitue une preuve supplémentaire du caractère décousu de ses positions sur la question du Sahara.

* Khalid Ben Fadel
Sous la direction du Centre d’Etudes Internationales



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