France: l'auteur présumé d'une profanation antisémite inculpé d'assassinat


AFP - publié le Jeudi 30 Août 2007 à 16:15 modifié le Jeudi 30 Août 2007 - 16:15

COLMAR - Un des auteurs présumés de la profanation d'un cimetière juif de l'est de la France en avril 2004, Emmanuel Rist, a été inculpé pour l'assassinat en mai 2001 d'un homme d'origine marocaine, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.



En détention provisoire depuis janvier 2006 pour la profanation de 127 tombes du cimetière israélite de Herrlisheim (est), Emmanuel Rist, agent de sécurité, a reconnu avoir abattu en pleine rue un marchand de tapis, âgé de 46 ans, qui faisait du porte-à-porte à Gundolsheim (est) le 22 mai 2001, a indiqué à la presse le procureur chargé du dossier.

Le procureur a précisé que Rist avait affirmé avoir tiré sur sa victime "suite à une altercation". Des témoins avaient rapporté après les faits avoir vu un homme au crane rasé s'enfuir à bord d'une voiture.

Les enquêteurs après avoir penché pour la piste d'un règlement de compte ont ensuite remarqué qu'Emmanuel Rist, au casier judiciaire vierge mais suspect dans une autre affaire criminelle, possédait une voiture pouvant correspondre.

M. Rist est en attente de jugement pour tentative de meurtre sur un Marocain de 65 ans, grièvement blessé en septembre 2005 dans l'explosion à Rouffach (est) de son cabanon de jardin piégé.

Il doit également comparaître à partir du 10 septembre, en compagnie de deux coaccusés pour la profanation du cimetière d'Herrlisheim, dont les tombes avaient été recouvertes d'inscriptions néonazies et antisémites. Il est soupçonné d'être le cerveau de cette opération.

Il sera simultanément jugé pour une autre affaire de violation en octobre 2004 de la sépulture d'un soldat musulman à Watwiller.

En octobre 2006, il a été condamné à une amende à Colmar pour avoir adressé des courriers antisémites au consistoire israélite du Haut-Rhin et à deux membres de la communauté juive.

"C'était idiot de faire ça", avait alors expliqué le prévenu devant le tribunal. "C'était une période où j'avais ces idées-là mais je ne les cautionne plus aujourd'hui", avait-il affirmé.



           







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