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AA - publié le Mercredi 30 Novembre à 10:18

France - Primaire de la droite et du centre : François Fillon ou une victoire en forme de rupture





France - La Droite conservatrice a présenté un « projet précis et puissant », a estimé une experte associative française à la suite de la victoire de l’ancien Premier ministre français François Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre.
France - Primaire de la droite et du centre : François Fillon ou une victoire en forme de rupture
Dans un article d’analyse, l’experte associative, Cécile Durmaz, est revenue sur les lignes directrices du programme de Fillon et les facteurs ayant mené à une « victoire de la Droite conservatrice » face à une Droite libérale représentée dans cette bataille électorale par Alain Juppé, maire de la ville de Bordeaux et ancien Premier ministre sous la présidence de Jacques Chirac.

Le dimanche 27 novembre s’est déroulé le second tour de la primaire de ladroite et du centre, permettant de désigner leur représentant à l'élection présidentielle de mai 2017. C’est sans grande surprise que François Fillon, ancien et unique Premier ministre lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy, a remporté cette élection avec un résultat définitif de 65,5%, face à Juppé qui n’a récolté que 33,5% des voix.



La Droite conservatrice : « Un projet précis et puissant »

« Bien plus que le choix d’un candidat aux présidentielles, cette élection permet de mettre en exergue les visions divergentes dans un même et seul parti au travers de leurs programmes, en particulier sur le plan international et politique européenne » explique Durmaz, rappelant que Fillon s’est clairement démarqué de son opposant Alain Juppé.

En effet, dès 2013, Fillon revendique un projet « radical », souhaitant ouvertement une « vraie rupture », au travers d'un programme aux idées conservatrices, mais aussi proches d’une certaine idéologie de l’extrême droite, a-t-elle noté.

Immigration = Assimilation

Concernant le sujet polémique de l’immigration, Fillon, candidat à la Présidentielle, et âgé aujourd’hui de 62 ans, affiche une « réelle volonté de contrôle mais surtout de limitation d’accueil des migrants » avec la mise en place de quotas.

« De manière plus radicale, François Fillon, fait l’apologie de l’assimilation afin de justifier le droit à l’obtention de la nationalité française pour un étranger » note l’experte.

La rupture face à la diplomatie internationale

C’est une rupture au sein de la Droite française, mais une rupture également sans équivoque et nette avec la diplomatie internationale, qu’affiche Fillon en réclamant la levée des sanctions européennes contre Moscou, contrairement à ses prédécesseurs, met en exergue Cécile Durmaz.

Lors de son dernier meeting de campagne, le député de la 2e circonscription de Paris, avait annoncé sa volonté de ralliement à la Russie et ce, afin de combattre Daech en Syrie : « La Syrie est gangrénée par l’Etat Islamique [Daech], qui vient tuer nos enfants dans les rues de nos villes. […] si l’on refuse de s’allier avec la Russie, alors le totalitarisme islamique continuera d‘étendre son ombre et de semer la mort. »



« En France, il y a un problème avec l’Islam »

Dans son livre «Vaincre le totalitarisme islamique», François Fillon estime qu'il y a une montée de l'intégrisme musulman dans la société française.

« Il n'y a pas de problème religieux en France, avait-il déclaré au journal Le Figaro. Il y a un problème lié à l'islam. Pour régler aujourd'hui un problème qui ne concerne que la montée de l'intégrisme musulman, on est tenté de s'attaquer à la liberté religieuse. Depuis l'attentat de Nice, certains demandent l'interdiction de tous les signes religieux dans l'espace public. Là, je dis stop ! »

Opposé à cette mesure, l’ex-Premier ministre français propose en revanche la création d’«une instance de concertation entre l’Etat et l’Islam en France », qui soit différente du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Selon lui, cet organisme devra être dirigé par « des théologiens, des hommes et des femmes respectés qui puissent servir d’intermédiaires».

Quant au financement du culte, François Fillon souhaite interdire les fonds étrangers, mais sans recourir à l’argent public, estimant que « les musulmans sont suffisamment nombreux en France pour financer leur culte ».

Au-delà du « discours peu convaincant » entre respect du port des signes religieux dans l’espace public et reconnaissance d’un Islam de France en créant un nouvel organisme représentatif des citoyens musulmans, « le message est tout autre lorsque le programme de François Fillon est regardé de plus près », estime Cécile Durmaz.

« Si le candidat n’aborde pas directement la question spécifique de l’Islam dans son programme, il est à noter que c’est sous le thème 'Femmes', dans un chapitre de son livre concernant les violences qui leur sont faites, qu’un paragraphe traitant de l’' islam radical : une menace qui cible les femmes' évoque le sujet » note-t-elle.

Pour répondre à ce phénomène, l’homme d’Etat français propose notamment la suppression des aides à toutes les associations qui ne respectent pas l’égalité hommes/femmes et l’interdiction des prêches qui portent une atteinte à ce principe.



Et quant à la Présidentielle de 2017 ?

« Dans l’attente des élections présidentielles de 2017, reste à savoir qui sera le candidat de gauche. Une gauche qui dénonce la « violence inédite » du programme de François Fillon » note Cécile Durmaz.

La liste des candidats pour la primaire du Parti socialiste dont le premier tour doit avoir lieu le 22 janvier, n’est en effet pas encore complète. Le Premier ministre actuel, Manuel Valls, a d’ailleurs laissé entendre ces derniers jours qu’il n’exclut pas d’être candidat.

Mai 2017 verra-t-il le face à face entre le plus à droite des candidats de Droite et le plus à droite des candidats de Gauche ? C’est une perspective, confirme l’experte associative.

Mais différents scénarios sont encore possibles, rappelle-t-elle, notamment « un éventuel duel entre Marine Le Pen, représentante du Front National, le parti d’extrême droite, et François Fillon qui séduit un électorat proche des idéologies de la frontiste mais encore hésitant sur la forme et le fond du programme peu rationnel et réalisable de cette dernière ».

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