France : Le CFCM contre la mention de la religion lors d'agressions


Reuters - publié le Samedi 21 Juillet 2012 à 11:31 modifié le Samedi 21 Juillet 2012 - 12:32

Paris - Le président du Conseil national du Culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a souhaité vendredi qu'il ne soit pas fait mention systématiquement de l'appartenance religieuse de l'agresseur ou de l'agressé lors de violences en France.



PH AFP
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Mohammed Moussaoui, qui s'exprimait à l'issue d'un entretien avec le président François Hollande, a expliqué qu'il voulait ainsi éviter les "généralisations".

"Tout en partageant l'inquiétude des juifs de France face à la montée des actes antisémites et l'inquiétude des musulmans de France face à la montée des actes antimusulmans, le président du CFCM a exprimé son souhait que les actes de violence commis par des citoyens français ne soient pas imputés à leur origine religieuse sans prendre les précautions qui s'imposent", dit un communiqué.

"Il faut être très attentif à ce que les agressions ne soient pas forcément caractérisées sans qu'il y ait des éléments probants qui permettraient de qualifier l'acte d'antimusulman ou d'antisémite", souligne Mohammed Moussaoui.

Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a estimé que cette proposition n'était "pas réaliste" et que le président du CFCM cherchait à "mettre le couvercle sur la marmite".

"Depuis 12 ans, la majorité des enquêtes concernant les agressions antisémites conduisent à des délinquants décrits comme étant d'origine africaine ou nord-africaine", écrit-il dans un communiqué.



           


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