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MAP - publié le Mercredi 26 Octobre à 09:03

Forte implication des acteurs associatifs marocains dans le processus d’interaction avec l’ONU



Genève - Les associations les plus en vue sur le champ des droits humains au Maroc ont suscité l’admiration des experts de l’ONU par leur forte présence et leur implication dans le processus d’interaction avec le Comité des droits de l’Homme.





Jamila Syouri
Jamila Syouri
L’organe onusien chargé de la surveillance de la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques par l’ensemble des États parties s’est d’ailleurs réjoui de la vitalité et du dynamisme de la société civile marocaine.

Saisissant l’opportunité de l’examen du rapport périodique du Maroc par le comité, plusieurs ONG ont fait le déplacement à Genève afin de contribuer à ce moment de dialogue entre acteurs nationaux et internationaux sur ce qui a été déjà réalisé et ce qui reste à faire en la matière. A cet effet, pas moins de 23 rapports parallèles ont été soumis, dont huit par des associations nationales et 14 par des organisations internationales.

"Notre contribution a été active à l’examen du rapport national dans la mesure où une bonne partie des points soulevés dans notre rapport a été traitée lors du débat", a déclaré à la presse le président de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH), Boubker Largo. Il a dit souhaiter que le gouvernement puisse poursuivre la mise en œuvre des réformes engagées ainsi que les recommandations et observations qui lui seront formulées par l’organe de traité à l’issue de son actuelle session.

Pour la présidente de l’association Adala et membre du CNDH, Jamila Syouri, le Royaume "peut se prévaloir de ses multiples réalisations dans le domaine de la promotion des droits civils et politiques, bien qu’il y ait encore du chemin à parcourir". Rappelant que son ONG a collaboré avec nombre d’acteurs associatifs pour présenter un rapport parallèle au Comité, Mme Syouri a affirmé que la société civile doit faire entendre sa voix et assumer un rôle d’accompagnement des chantiers en cours.

La présidente de "Jossour Forum des Femmes marocaines", Oumayma Achour, a de son côté appelé à la promulgation de la loi sur l’Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination (APALD), "considérée comme le mécanisme idoine pour garantir nos droits". La Constitution de 2011 a ouvert la voie à bien des réalisations en matière de promotion et d’émancipation de la femme marocaine, "une réforme qu’il convient de concrétiser sans attendre", a-t-elle estimé.

"Nous appelons le gouvernement à faire en sorte que la loi sur l’APALD soit conforme avec notre Constitution, à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et aux principes de Paris", a souligné la présidente de Jossour. Une importante délégation marocaine, conduite par le délégué interministériel aux droits de l’Homme Mahjoub El Hiba, a pris part lundi et mardi au débat interactif avec le Comité des droits de l’Homme de l’ONU.

Ce sixième rapport périodique est le fruit d’un double processus de concertation avec les départements ministériels concernés et les ONG nationales. Il relate une décennie riche en réformes institutionnelles et juridiques dans plusieurs domaines concernés par le Pacte international des droits civils et politiques.

Il s’agit entre autres de l’expérience de l’Instance Equité et Réconciliation, l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, la nouvelle Constitution et le dialogue national pour la réforme de la justice. La délégation marocaine comprenait notamment l’ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève, Mohamed Aujjar, des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Justice et des libertés, des Affaires étrangères et de la coopération ainsi que d’autres départements. Etaient présents également le président du Conseil des droits de l’Homme, Driss El Yazami et une délégation de cette institution.

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