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MAP - Lemag - publié le Vendredi 10 Janvier à 10:09

Fondation Abderrahim Bouâbid : Appel à une nouvelle approche de gestion au Sahara




Rabat - Anas Chaoui, président de la Fondation Abderrahim Bouâbid, a indiqué que les rapports dressant l'état des lieux dans les provinces du sud du Royaume peuvent servir à l'élaboration d'une nouvelle approche de gestion du dossier de l'intégrité territoriale.



Fondation Abderrahim Bouâbid : Appel à une nouvelle approche de gestion au Sahara
"Les éléments de diagnostic de la situation dans les provinces du sud sont disponibles, dont le rapport du Conseil économique, social et environnemental et ceux du Conseil national des droits de l'Homme et de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du sud", a relevé M. Chaoui lors d'une rencontre dédiée à la cause nationale, organisée par la fondation à l'occasion du 22ème anniversaire de la disparition de l'éminent leader politique, feu Abderrahim Bouâbid.

Ces différents rapports doivent être exploités pour l'élaboration d'une nouvelle approche accompagnant, d'une part, l'évolution enregistrée au Maroc sur le plan institutionnel et, d'autre part, les mutations géostratégiques survenues dans la région", a-t-il soutenu.

Relevant la nécessité d'introduire des modifications à l'approche suivie aux niveaux interne et externe en ce qui concerne la gestion du dossier du Sahara marocain, M. Chaoui a appelé à faire prévaloir le dialogue constructif et le franc-parler dans tout diagnostic de la situation dans la région, l'objectif étant de mettre au point une nouvelle approche pour la gestion de ce dossier.

Une telle approche requiert aussi d'"admettre nos erreurs quelle que soit leur nature et d'oeuvrer à les réparer tout en faisant preuve de sens d'écoute des avis d'autrui et de force de persuasion moyennant un argumentaire approprié", a-t-il mis en avant.

Dans son intervention, l'ancien premier secrétaire de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), Mohamed El Yazghi, a estimé que la défense de la première cause nationale implique une action à trois niveaux.

Dans un premier temps, il s'agit d'oeuvrer à concrétiser et à immuniser les réformes apportées par la Constitution de 2011, afin d'en faire un rempart contre les menaces pour l'intégrité territoriale du Maroc, a-t-il indiqué, ajoutant qu'il faut aussi travailler, en deuxième lieu, sur la dimension régionale en procédant à la mise en place des structures de l'Union du Maghreb arabe.

Une action à l'international s'impose également, le Maroc étant appelé à "convaincre l'opinion publique de plusieurs pays du monde de la justesse de sa cause, après avoir réussi à en convaincre leurs gouvernements", a insisté M. El Yazghi, jugeant nécessaire de s'attacher à la demande de recensement des populations de Tindouf et de déployer plus d'efforts au sein du Conseil de sécurité.

L'ex ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Saâd Dine El Otmani, a considéré, quant à lui, que les adversaires de l'intégrité territoriale du Royaume ont perdu la bataille politique à cause de la faiblesse de leur thèse et de la prééminence de la proposition d'autonomie présentée par le Maroc, ce qui les a poussé à explorer d'autres options.

La transposition du différend autour du Sahara du champ politique à d'autres champs représente, en soi, un acquis et un point de force pour le Maroc, a-t-il estimé, soulignant l'impératif de se focaliser à l'heure actuelle sur le développement du système des droits de l'Homme au Maroc.

Ont pris part à cette rencontre le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, le président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Driss El Yazami, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Nizar Baraka, le ministre de l'Habitat et de la politique de ville, Nabil Benabdellah, le président de la commune urbaine de Rabat, Fathallah Oualaâlou, le président de l'Organisation marocaine des droits de l'Homme, Mohamed Nachnach, ainsi que d'autres responsables institutionnels, personnalités politiques et acteurs de la société civile.

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