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khalid benslimane - publié le Mercredi 29 Janvier à 16:30

Faut-il encore tuer Jaurès...?




« Que peut valoir la parole d’un bouffon lorsque il n’y a plus de roi…juste un peuple élu par les médias… ? »



C’est le genre de question que doit se poser aujourd’hui  un certain Dieudonné, bouffon de son état, en des temps où il ne fait pas bon de l’être sans la couverture d’un roi…

Mais il  y a le président gloserons certaines voix, nostalgiques de la fleur de lys…
 

Sans doute, mais un président c’est fanfan la tulipe à côté d’un roi, élu par Dieu de surcroit…sur croix même, de bois ou de fer qu’importe du moment qu’elle ne soit pas gammée, et si vous n’y croyez pas vous brulerez en enfer !


Un président ça reste quand même un cran en dessous. Un président c’est élu par le peuple. Autrement dit,  par vous, chers citoyens français, qui payez des taxes pour que l’on vous contrôle constitutionnellement à coups de lois faites le plus souvent par des gens sans foi…


A la limite, le manque de foi ça passe. C’est même souhaitable quand il s’agit de légiférer à mesure humaine…Dieu ayant été jugé un peu trop radical dans sa conception de la loi et donc imparfait à satisfaire la formule ultra élaborée combinant «  l’ordre » au besoin consumériste de tout poil.
 

Dieu c’est juste assez bon pour créer un monde, pas pour faire de l’argent…


C’est vrai qu’avec le fils on a réussi quand même la prouesse de faire grimper les chiffres de vente par je ne sais quel effet du saint esprit…le gros bonhomme à pompon rouge sans doute…


Maintenant que ces gens sans foi deviennent aussi sans loi, il y à là de quoi s’en donner à cœur joie et le père Dieudo, le seul à encore prêcher un peu de vrai dans cette grande église du faux qu’est le showbiz, ne semble pas s’en priver. Il met les bouchées triples pour botter en touche la trinité malsaine au bras long, en train de lui tomber dessus à bras raccourcis (tradition gauloise oblige) combinant Pouvoir politique, showbiz et religion


Et côté religion, ce n’est pas n’importe laquelle messieurs dames. C’est la première, l’unique, la seule certifiée vraie, shoah oblige, dans les registres des établissements célestes et même en plus haut lieu : celui des  médias. Rappelons à toute fin utile que la seconde n’est guère plus bonne qu’à sanctifier le règne du cadeau, de la galette des rois et des œufs en chocolats et que la troisième sert d’épouvantail – en burka -  pour qui serait encore attiré par un relent de foi.


Comment répondre à ce simulacre de droit au bras long qui lui tombe dessus, à ce pauvre bouffon, à bras raccourcis de gens sans foi ni loi si ce n’est par un autre effet de bras ? à tout bras, tout honneur vous dirons tous les morts au champ de bataille du droit et la quenelle, malgré tout ce que l’on veut nous faire croire, n’est rien d’autre que la cousine au bras long du petit bras d’honneur et tout le monde y va de son moulin à paroles à grands cris d’orfraies : « il faut pendre ce bouffon en train de remettre en question le fondement des valeurs démocratiques qui font la grandeur de la france !»


Haro sur le baudet ! et on l’aura remarqué mille fois : il suffit de se livrer à quoi que ce soit qui puisse passer pour ressembler de près ou de loin à une réelle défense de ces  “valeurs”; il suffit de manifester un peu le souci qu’inspire leur état ; il suffit de paraître déplorer l’appauvrissement de leur action, leur inexactitude croissante et le délabrement de leur syntaxe même, dont la plupart des escaliers sont effondrés, et ne servent plus que de supports à graffiti ; il suffit de dire ce que l’on voit, ce que l’on entend, et ce que l’on lit, et d’en juger sans enthousiasme, pour que tous les jolis singes de Cour, en grande tenue d’Amis de la commémoration du seul désastre reconnu vrai par l’histoire, perruque sociologique au front, épée médiatique au côté, décorations linguistiques au plastron, se lancent dans leur ballet décoratif et guerrier au milieu des décombres, et vous désignent à la foule avec des cris perçants pour l’exciter contre vous, dénoncé que vous êtes comme un conservateur à tout crin, un farouche réactionnaire, un comploteur extrémiste, d’antisémite invétéré, champion intolérable (et criminel, il va sans dire, n’oublions pas criminel) de la fermeture au monde, de l’exclusion de l’autre, du repli suicidaire sur soi…bref une bête nuisible à abattre au nom même du nationalisme…


Jaurès à été assassiné une première fois, tablons, au train où vont les choses, que l’assassinat d’un deuxième bouffon, nègre de surcroit, n’émouvra personne à moins d’une ruade du droit même si sous forme de quenelle.




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