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MAP - publié le Vendredi 18 Mars à 20:35

FCM 2016 : Des leaders internationaux planchent à Dakhla sur les défis du développement de l'Afrique






Plusieurs leaders internationaux, réunis à Dakhla à l'occasion de la 27è édition du Forum Crans Montana, ont livré nombre de réflexions sur des différents moyens à même de relever les défis du développement durable de l'Afrique, notamment par le biais de la coopération Sud-Sud. 

Les illustres personnalités, qui ont pris la parole vendredi lors de la séance d'ouverture officielle du FCM, ont mis l'accent sur l'importance de cette rencontre, en tant qu'espace de dialogue et d'échange de vues sur les questions de nature à faciliter l'intégration des pays africains et leur développement.

Il s'agit notamment du Chef d'Etat de la Bosnie-Herzegovine, Mladen Ivanic, de l'ancien président de la République Tchèque, Vaclav Klaus, du Révérend américain Jesse Jackson et de la première dame d'Afghanistan, Rula Ghani.

Ainsi, le Chef d'Etat de la Bosnie-Herzegovine a évoqué l'expérience de son pays en matière de résolution de ses propres conflits et la gestion des différences entre ses composantes, pour en tirer des leçons qui peuvent servir l'Afrique.

20 ans après la guerre civile, la Bosnie se dirige doucement dans la bonne direction, a-t-il dit, notant que cela a été rendu possible grâce à des "acteurs locaux épris de paix", notamment au niveau du collège présidentiel, qui ont choisi de mettre en avant les questions de compromis plutôt que celles de différences.

Partant de l'expérience de la transition post-communiste de la République Tchèque, M. Klaus a livré, de son côté, des pistes de réflexion pour l'Afrique afin qu'elle opère une "transition systémique", soulignant que le continent devrait trouver sa propre voie et ne pas se contenter d'importer des modèles étrangers ou s'appuyer sur des arrangements institutionnels.

Ce processus de transition doit respecter les conditions locales qui sont bien ancrées socialement et culturellement, a insisté M. Klaus.

Il a évoqué dans ce cadre l'importance du libre-échange pour les pays africains en lieu et place de l'aide classique au développement d'Etat à Etat et les conséquences négatives de l'idéologie anti-Etat, qui prêche l'élimination des frontières.

Le Révérend Jesse Jackson a estimé que le pilier de la coopération Sud-Sud en vue de la réalisation du développement durable en Afrique, ne devrait pas être le commerce, qui stagne depuis 2011, mais la promotion d'une agriculture sûre qui favorise les récoltes sans pour autant avoir un impact environnemental.

Citant l'expérience de pays de l'Amérique Latine dans ce domaine, il a considéré que cette expérience est d'autant plus valable pour l'Afrique où l'agriculture est le secteur le plus vital, le premier pourvoyeur d'emploi et la clé pour faire sortir des millions d'habitants de la pauvreté.

Le compagnon de lutte de Martin Luther King, leader historique des droits civique aux Etats-Unis, a plaidé pour une coopération globale autour de la question de la santé, pour améliorer les infrastructures médicales et faire front commun contre les épidémies, tout en appelant de ses vœux à une coopération régionale dans les domaines de la médiation, de la prévention des conflits et de la lutte contre le terrorisme.

La première Dame d'Afghanistan a quant à elle passé en revue les problèmes de la violence et de l'extrémisme qui rongent son pays, soulignant que la responsabilité des dirigeants est de consacrer tous leurs efforts à l'amélioration de la sécurité et de la paix qui sont les facteurs clés de la prospérité.

Mme Ghani a relevé également que la guerre détruit aussi l'environnement, estimant que tout effort de la communauté internationale pour préserver l'environnement devrait cibler la lutte contre les conflits.

Dans un message adressé aux participations à cet évènement de marque, Federico Mayor, Coprésident du Groupe de Haut Niveau des Nations Unies pour l'Alliance des Civilisations et ancien directeur général de l'UNESCO, a mis l'accent sur l'importance de "passer de la parole à l'action" pour mener à bien les projets de développement dans le continent africain.

Ce forum "tellement important" à Dakhla est susceptible de donner plus de visibilité sur les pistes à même de développer l'Afrique, a-t-il estimé.

Ouvrant les travaux de cette édition, le président fondateur du FCM, Jean-Paul Carteron, a salué l'élan de développement que connaît la ville de Dakhla, un nouveau centre de vie, qui montre que "le miracle est possible", se disant même certain que cette ville du Sud du Maroc "sera bientôt le hub de l'Afrique occidentale et le point central de connexion de l'Afrique de l'Ouest avec le Monde".

Le directeur général de l'ISESCO, M. Abdelaziz Othman Altwajiri, a salué quant à lui le contenu du message adressé par SM le Roi aux participants de ce Forum, soulignant qu'il est l'expression même du message du Royaume du Maroc en direction du développement global en Afrique et de son souci de sa stabilité.

Organisé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le FCM, qui tient sa deuxième édition consacrée à l'Afrique dans la ville de Dakhla pour la deuxième année consécutive, réunit plus d'un millier de participants, dont 850 personnalités étrangères venant de 131 pays et de 27 organisations régionales et internationales. 

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