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MAP - publié le Mercredi 9 Mars à 19:42

Expert : Les propos de Ban Ki-moon sur la question du Sahara marocain sont contraires aux résolutions onusiennes et aux principes de la démocratie




Les propos du Secrétaire général des Nations-unies, Ban Ki-moon, sur la question du Sahara marocain, sont contraires aux résolutions onusiennes et aux principes de la démocratie, qu'il devrait, en tant que plus haut fonctionnaire de l'ONU, respecter, a affirmé le professeur des sciences politiques et des relations internationales à l'Université Abdelmalek Saâdi, Mohamed Amrani Boukhobza. 




Réagissant aux propos de Ban Ki-moon sur la question du Sahara marocain lors de sa récente visite dans la région, M. Boukhobza a souligné que le Secrétaire général des Nations-unies a commis une "grave erreur politique et diplomatique, sur fond de sa prise de position flagrante par rapport à la thèse séparatiste, qui n'est pas acceptée par la communauté internationale, ni encore par les pays de la région, qui sont en quête permanente de la paix".

L'expert a estimé qu'à travers ses déclarations, Ban Ki-moon a mis les Nations-unies dans "une position délicate" qui ne peut que raviver les tensions et aggraver la situation de fragilité que connait la région, qui est appelée, aujourd'hui plus que jamais, à relever les défis liés à la lutte contre le terrorisme et le trafic d'armes et de drogue.

"Ban Ki-moon a ainsi pris la mauvaise position, à travers des propos inappropriés, qui se basent sur des données biaisées, au moment où il devait tirer bon parti de son rang à l'ONU pour soutenir la solution pacifique, réaliste et durable proposée par le Maroc pour le règlement du conflit artificiel autour du Sahara marocain", a-t-il souligné.

M. Boukhobza a indiqué également que cette "erreur intolérable" de Ban Ki-moon, "n'a jamais été commise par aucun de ses prédécesseurs", dans la mesure où "il a mis un pays reconnu par son attachement à la stabilité et à la sécurité aux niveaux régional et mondial et au respect des principes de droits de l'Homme et des législations internationales en la matière, sur le même pied d'égalité qu'une organisation séparatiste non reconnue par la communauté internationale et pointé du doigt par de nombreux rapports pour son implication dans des affaires liées au terrorisme et au détournement des aides humanitaires internationales".

Il a ainsi qualifié la position du Secrétaire général des Nations-unies "d'incompréhensible et de biaisée", qui ne peut que compliquer davantage le règlement du conflit artificiel autour du Sahara marocain, notant que le haut fonctionnaire onusien devrait, toutefois, rester attaché aux principes de la neutralité et d'objectivité, qui ont toujours marqué la posture de ses prédécesseurs, et ce afin de consacrer les efforts inlassables déployés par la communauté internationale, visant à trouver une issue à cette question sur la base de la proposition marocaine d'autonomie.

L'universitaire a précisé que les propos de Ban Ki-moon vont à l'encontre des efforts de la communauté internationale et ont outrepassé les termes définis par le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale des Nations-unies, pour se mettre du côté de ceux qui ne cessent de proposer des solutions militaires, au moment où la Charte des Nations-unies stipule que le règlement des différends devrait être basé sur des moyens pacifiques.

Le Gouvernement du Royaume du Maroc a exprimé, mardi dans un communiqué, les plus vives protestations contre les propos du Secrétaire général des Nations-unies M. Ban Ki-Moon sur la question du Sahara Marocain, relevant avec ''grande stupéfaction les dérapages verbaux, les faits accomplis et les gestes de complaisance injustifiés de M. Ban Ki-Moon durant sa récente visite dans la région".

''Les propos du Secrétaire Général sur la question du Sahara Marocain sont inappropriés politiquement, inédits dans les annales de ses prédécesseurs et contraires aux résolutions du Conseil de Sécurité'', a affirmé le gouvernement marocain, ajoutant que ces dérapages risquent de compromettre la relance des négociations politiques, à quelques mois de la fin du mandat de M. Ban. 

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