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Le Nouvel Observateur - Peggy Sastre - publié le Jeudi 17 Décembre à 11:07

Etude : Est-il possible que les éjaculateurs précoces soient des hommes qui redoutent d'être trompés ?



LE PLUS. L'infidélité féminine serait un contexte favorable à la compétition spermique. C'est en tout cas ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l'université d'Oakland. Est-il possible que les éjaculateurs précoces soient des hommes qui redoutent d'être trompés ? On fait le point avec notre chroniqueuse Peggy Sastre.



La "compétition spermatique" désigne le phénomène suivant : la présence, dans un seul appareil reproducteur féminin, de spermatozoïdes aux multiples origines masculines qui devront, comme de juste, se livrer bataille pour réussir à féconder l'ovule.

Depuis sa première description en 1970, la compétition spermatique n'a cessé d'être reconnue comme une force sélective des plus puissantes chez les espèces à reproduction sexuée et permet d'expliquer l'apparition – et surtout la pérennité – de divers traits morphologiques, physiologiques et même comportementaux.

L'incertitude de la paternité en cause

Chez les humains, un contexte favorable à cette compétition spermatique est l'infidélité féminine ou la "copulation extérieure au couple", pour parler scientifique, quelque chose que le mâle humain redoute comme la peste. Et ce n'est vraiment pas qu'une métaphore : des études ont montré que, pour les mâles, la pression sélective relevant du cocufiage était quasiment aussi importante que celle relevant des pathogènes, notamment parasitiques. Des parasites qui, rappelons-le pour ceux qui l'auraient oublié, sont très très probablement à l'origine même de la reproduction sexuée.

Pourquoi ? Tout bêtement parce que la fécondation est interne chez les mammifères en général, et chez les humains en particulier, et que les hommes (a fortiori les plus ancestraux qui suçaient des racines dans la savane) ne peuvent jamais être absolument certains qu'un enfant est le leur. Au contraire, les femmes ont toujours l'absolue certitude que l'enfant sortant de leur utérus est à même de pérenniser leurs gènes, vu qu'il en partage la moitié.

Cette incertitude de paternité aura été l'un des problèmes adaptatifs les plus capitaux auxquels les mâles de notre espèce ont été confrontés au cours de l'évolution. Un risque qui, s'il est avéré, signifie que vous avez investi des ressources à perte dans une descendance qui n'est pas la vôtre. C'est moche, surtout quand vous devez vivoter dans la précarité qui aura été celle de 100% de nos congénères pendant 95% de notre histoire évolutive – et qui, détail pour les pessimistes, ne concerne aujourd'hui "que" 10% de la population mondiale. Un danger si vital qu'il aura généré diverses adaptations – des tactiques et stratégies visant à le contourner, si ce n'est l'annihiler.

La peur de la tromperie pousse à copuler plus vite

Selon une étude fraîchement publiée, la rapidité d'éjaculation pourrait être une de ces astuces. Par définition, plus un homme éjacule vite, plus il a de chances que son sperme se place en bonne (si ce n'est en pôle) position vis-à-vis de ses éventuels concurrents. Et pour mettre un maximum de billes dans sa bourse, la coercition sexuelle en est une autre.

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