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APS - publié le Mercredi 17 Février à 12:38

Etude : Avoir un gros cerveau rimerait avec danger d'extinction



Paris - Avoir un gros cerveau augmente la probabilité d'extinction d'une espèce animale, selon une étude publiée mercredi dans une revue spécialisée britannique.





Cette conclusion va à l'encontre de l'idée reçue selon laquelle un gros cerveau est un atout, un générateur d'intelligence, de grandes capacités cognitives, de capacités supérieures dans le traitement de l'information. D'ailleurs, les scientifiques préfèrent étudier les coefficients d'encéphalisation qui mesurent la taille du cerveau par rapport au corps de l'individu.

Cependant, le coefficient d'encéphalisation ne semble pas un réel indicateur du quotient intellectuel (QI). Selon une étude parue à l'automne, l'intelligence humaine est moins liée à la taille du cerveau qu'à la façon dont celui-ci est structuré. Par exemple les hommes, bien que présentant généralement un plus gros cerveau que les femmes, n'ont pas démontré de capacités cognitives plus avancées que celles-ci. Mais Eric Abelson, du département des sciences biologiques de l'université de Stanford aux Etats-Unis, va plus loin en avançant l'idée qu'un gros cerveau pourrait être un handicap.

Le chercheur a calculé la taille du cerveau de 1.679 animaux (de 160 espèces différentes) et a comparé ces mesures aux données de l'Union internationale pour la conservation de la nature, qui évalue le risque d'extinction de milliers d'espèces et de sous-espèces. Il a mis en évidence une corrélation entre coefficient d'encéphalisation et probabilité d'extinction. Un lien encore plus fort chez les animaux de petite taille.

Car entretenir un gros cerveau a un coût métabolique important. Il implique une plus forte consommation en énergie sans, semble-t-il, pour autant apporter une meilleur valeur adaptative. Et pour Eric Abelson, les coûts d'un fort coefficient d'encéphalisation dépassent les avantages pour les petites espèces. En outre, note l'étude, l'augmentation de la connaissance ne peut pas protéger la faune des dangers de l'environnement moderne.

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