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Yazid Haddar - publié le Lundi 29 Septembre à 15:16

Et si on travaillait un peu !




Yazid Haddar - C’est déjà la rentrée des rentrées et chaque année nous assistons aux mêmes rentrées. Après un été tumultueux, voilà l’automne qui s’annonce difficile surtout avec le Ramadan, un mois de congé en plus et une corvée de plus pour les parents et en particulier pour les mères.



Les enfants sont en vacances depuis la fin du mois de mai, soit trois mois de vacances officiellement et un mois officieusement. On peut y ajouter le temps d’adaptation pour les enfants soit quelques semaines supplémentaires !

Et le programme scolaire sera enfin officiellement respecté ! Voila un pays où les gens travaillent huit mois sur douze, sans compter le nombre de congés maladie et les retards tout le long de l’année, etc.

Evidemment, la semaine, on travaille quatre jours sur sept ! Au mieux, certains travaillent cinq mois sur douze, à vous de juger !

En même temps, parmi les nombreux chômeurs, on trouve tous les cas de figure : ceux qui n’ont jamais travaillé de leur vie, ceux qui travaillent au noir, ceux qui n’ont ni diplôme professionnel ni diplôme universitaire, et ceux qui se trouvent en chômage technique suite à la liquidation de leur entreprise, etc.

Evidemment, chacun veut travailler, mais dans quoi ! Dans les bureaux, dans les affaires, « import import » ! Bref, là où il y a beaucoup d’argent et sans effort.

C’est tout à fait logique car toute personne, dans le monde entier, ne souhaite que cela. En l’état actuel, l’Algérie développe la culture du travail sans effort !

Les Chinois ont du mal à travailler avec nous. Ils disent en effet que nous nous reposons trop ! Chaque demi-heure, c’est pause café et cigarette ! De plus, certains travailleurs n’aiment pas qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire et ne supportent surtout pas les remarques sur leur travail !

Pas d’esprit critique ! Pourtant, ils manquent de qualifications dans le domaine, peu de maçons et de peintres ont suivi une formation.

Contrairement à ce que croient les gens, ces métiers manuels ne sont plus comme jadis, ils ont subi aussi l’évolution technologique et le respect des normes de construction est l’affaire de tous, de l’ingénieur au simple ouvrier.

La formation est non seulement souhaitable, mais surtout primordiale pour s’adapter aux nouvelles techniques et aux nouveaux outils de travail.

C’est ainsi, par exemple, qu’on peut trouver une bonne boucherie qui respecte les règles d’hygiène par respect de la santé de ses clients. De même que l’on a besoin de médecins compétents.

Longtemps encore après l’effondrement de l’Empire romain – sans doute jusqu’à la Révolution Française et peut-être même jusqu’à nos jours -, l’aristocrate se définit comme un être qui ne travaille pas. Il pratique des sports, il s’exerce à des jeux, chasse, fait la guerre.

Mais tout ce qui relève du travail est exécuté par des esclaves, des employés de maison, etc. Cependant, la révolution scientifique moderne a fait de la pensée de travail cette vision des choses du tout au tout.

Non seulement celui qui ne travaille pas, le chômeur, est un homme pauvre car il n’a pas de revenu, mais il est aussi un pauvre homme, car il cesse de développer l’un des traits fondamentaux de l’existence humaine : celui par lequel la liberté nous pousse d’un même mouvement à comprendre et à nous « cultiver » nous-mêmes dans tous les sens du terme.

De ce fait, selon Luc Ferry, la valorisation de travail s’avère inséparable de la révolution scientifique qui sera aussi, par bien d’autres biais, porteuse de principes démocratiques : « car la vérité, c’est aussi ce qui vaut pour tous les êtres humains, en tout temps et en tout lieu, pour les riches comme pour les pauvres, pour les puissants comme pour les faibles… »
 
Pour en revenir à l’Algérie, les grandes sociétés multinationales évitent de s’installer chez nous. Non pas par peur d’une instabilité politique et des obstacles économiques et bureaucratiques, mais tout simplement à cause du manque de main d’œuvre qualifiée !

En effet, ces dernières années, nous avons assisté à un exode massif des cadres et de la main d’œuvre qualifiée qui laisse un trou béant dans la gestion du pays.

Entre un Algérien qui cherche un job sans qualification et un investisseur qui cherche une main d’œuvre qualifiée. Une équation simple à résoudre, mais qui va la faire?


Tagué : ch, pauvre, travail

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