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Essahal Mohammed - publié le Lundi 28 Décembre à 11:16

Erosion de la planète : la cop 21 sommet de la dernière chance






La cop 21 réunit 195 pays représentés par 150 chefs d’Etats pour discuter d’un accord universel, afin d’agir face au réchauffement climatique où les océans submergent peu à peu le littoral, et la relocation des populations nécessite des moyens financiers colossaux.

Si on se penche vers l’aquitaine française ou la Floride américaine on assiste à la construction des digues, mais hélas un monde qui est bord de la suicide, 2°C impactent 280 millions de personnes, la montée des eaux va engloutir des métropoles comme San Francisco, et Hong Kong, des centaines de villages sur l’Afrique de l’ouest.

L’accord doit incarner plus de solidarité au niveau des plus pauvres et plus vulnérables, le réchauffement climatique est un enjeu planétaire, il produit des réfugiés climatiques plus que des réfugiés de guerres, (60 millions sur les 15 années), ce qui remet en cause aujourd’hui la paix.

Tout le monde a commencé de dire que l’écologie est une chose ennuyeuse, mais il faut dire qu’elle est spectaculaire et efficace pour contrecarrer le phénomène dramatique des réfugiés, Ban ki-moon, estime que Paris doit marquer un tournant décisif contre le dérèglement climatique, car aucune région n’est à l’abri, ce qui exige de nouvelles mesures pour réduire les émissions à effet de serre, les déforestations et l’effondrement des océans.

Peut-on arriver à un accord qui permettra de baisser la température de la terre à moins de 2°C : l’année 2014 a été admise la plus chaude et 2015 pire encore, notre monde est en train de basculer, il est au bord de suicide, ce qui exige de l’accompagner avec des règles juridiques et user pour un changement positif du monde en changeant les technologies polluantes.
Il s’agit d’être efficace, d’utiliser les technologies propres dans divers domaines comme la circulation alternée, l’habitat, l’isolation, les énergies renouvelables, les véhicules hybrides pour faire baisser la facture,.

La cop 21 doit montrer la détermination des Etats et maintenir les promesses déclarées à Copenhague car les hommes sont à la source de ces problèmes, et c’est aux Etats de dépasser les déclarations d’intention et d’agir pour faire changer les choses car les bons sentiments ne suffissent pas, le monde est sur le point de rupture, l’accord doit être satisfaisant et sera un point de départ pour un accord historique.

En se basant sur la convention de l’ONU sur le climat « l’accord doit être juridiquement contraignant », mais il doit aussi permettre le développement des économies, Paris a arrêté les objectifs à atteindre: un accord « universel, différencié et contraignant » et aucun Etat ne doit «se soustraire à ses engagements» et c’est au nom de « la justice climatique » que le monde doit agir, en luttant contre le cynisme.

Comment réconcilier les impératifs de développement et de lutte contre le changement climatique ? La mise sur l’expansion des énergies propres reste une alternative, tout en réclamant une aide financière et technologique de la part des pays développés.

Les pays développés doivent faire progresser la question des financements ce qui divise les pays riches et les pays en voie de développement, selon l’inde, on ne peut imposer aux pays en voie de développement de mettre fin aux énergies fossiles, la transition énergétique demande de l’aide, pour un développement égalitaire, équilibré et permettra la prospérité des autres nations à l’égard des pays riches.

S’agissant de l’Inde chef d’orchestre des pays en voie de développement (134 pays de sud), « l’Inde ne fait partie du problème », elle pourrait bientôt le devenir, donc l’aide devient un enjeu fondamental, et la problématique éternelle du conflit Nord-Sud resurgit encore une fois, alors que derrière l’exploitation des fossiles, il y’a des lobbies.

Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 67 % entre 1990 et 2012, il vient ensuite l’agriculture intensive par 12 % et la déforestation avec 9 %, si rien n’est fait pour changer le modèle de développement actuel, car c’est la méthode et n’en pas seulement un accord, et les pollueurs doivent prendre leurs responsabilité car ce sont les pauvres aujourd’hui qui sont dans la tourmente.

Faut-il sortir des égoïsmes des nations et partant du citoyen et des collectivités territoriales, pour éduquer une nouvelle perception de l’écologie et de l’environnement d’exercer une « pression positive », car si « la société participe à la décision politique, elle répond aux nécessités »,

Certes, il y’a une grande différence entre le sommet de Copenhague et celui de Paris, par la panoplie des solutions qui existent, mais sans régulation du système mondial, tout cela ne pourra tenir car personne n’est prêt pour assumer le défi financier pour une politique climatique, mais la coopération mondiale pourra aboutir à réaliser des avantages environnementales à l’égard des USA qui s’engagent à réduire les gaz à effet de serre de 28 à 26% pour les 10 années à venir.

S’agissant de l’Afrique, sa part de pollution n’est de 4%, mais c’est elle qui subit les effets pervers du dérèglement climatique et l’exode humain, l’insécurité alimentaire, la déforestation, par conséquent l’Afrique c’est la principale victime.

Le Maroc se montre comme un modèle sur l’Afrique en développant ses propres solutions avec autant de réformes pour dépêcher la transition énergétique.
Après une semaine, les négociations vont lentement, la question épineuse du financement pour aider les pays dans leur transition énergétique reste délicate, et la somme convenue n’est pas encore collectée pour aider les pays les plus vulnérables.

Les pays riches demandent un désengagement des énergies polluantes et appellent à la fixation du tarif du carbone à l’échelle mondiale, de ce fait, comment préparer la transition énergétique dans le sud ? Car le prix du carbone est différent pour les pays de plus, il y’a un intérêt à défendre, des emplois à préserver, toutefois peut-on signer un accord à n’importe qu’il prix? Est-ce que les pays riches pourront payer pour les pauvres ?

les 2°C ont baissé à mi-chemin des négociations à 1,5°C ; un accord universel consensuel a été adopté par les 195 Etats après deux décennies de négociations climatiques multilatérales, avec un engagement réel de la communauté internationale face aux catastrophes du réchauffement climatique.

Mais l’appel du président français « pour dépasser les intérêts des régions, des pays », sera-t-il pris en considération Son entrée en vigueur est prévue en 2020, car des questions politiques restent à trancher particulièrement se sont deux principaux points à régler, il s’agit :
- La révision des engagements financiers tous les 5 ans,
- La contribution de chaque pays selon son degré de pollution.

Dans l’avenir il faut travailler par coalition, car l’ennemi principal, c’est le temps face à l’environnement, avec une sensibilisation de l’opinion publique et de tous les intervenants pour la résiliation d’un modèle polluant auquel certains experts estiment 700 millions de dollars au lieu de 100 millions fixées.

La dernière question qui peut se poser, peut-on faire un plan Marshal pour faire accorder tout le monde à l’énergie propre ? Alors que les pays développés sont en crise, en conséquence, il faut un cadre juridique et l’argent du privé va suivre.



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