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MAP - Mourad Khanchouli - publié le Jeudi 10 Juillet à 11:28

En Belgique, de nouveaux concepts réconcilient la société avec les vieilles valeurs de solidarité !



Bruxelles - Le monde change, les habitudes évoluent et la solidarité aussi. En Belgique, qui n'échappe pas à cette dissolution violente des valeurs de solidarité sociétale, de nouvelles formes d'entraide récupèrent un peu de terrain.



Bruxelles
Bruxelles
La dernière en vogue en ce moment est le "concept du suspendu", ou plus précisément "café suspendu". A cette appellation bien originale, un concept plutôt bien simple : Le client passe deux commandes, une pour soi et une autre pour une personne démunie qui ne peut se la permettre.

Concept italien à l'origine, "caffè sospeso", ou encore café en attente, n'en finit pas de séduire les commerçants, cafés, restaurants, superettes ou encore les salons de beauté et les établissements d'enseignement privés. En quelques semaines, des dizaines d'adresses affichant clairement le logo du concept ont adhéré au mouvement à Bruxelles, Anvers, Namur ou Liège.

Dans la capitale européenne par exemple, où les laissés-pour-compte et les sans-abri sont de plus en plus visibles, où l'autre face de la mondialisation continue de faire des dégâts, ce geste solidaire des temps modernes est très bien accueilli.

C'est surtout dans le secteur de cafés et restauration que la mode du suspendu fleurit davantage. Il y en a même des établissements qui ont un bon "stock" de cafés ou repas suspendus qui attendent preneur depuis des jours. Il faut dire que convaincre une personne fauchée par l'une ou l'autre épreuve de la vie de pousser la porte de l'établissement, en laissant derrière lui son seul bien valeureux, sa dignité, ne va pas de soi.

Et c'est peut-être ce qui a amené certains restaurateurs à développer l'idée encore un peu plus. Au lieu par exemple d'afficher le ticket correspondant à la commande suspendue à l'intérieur du café, il est donné au client-donateur qui peut l'offrir à un sans-abri de son choix.

D'autres disent qu'ils veillent surtout à préserver la dignité de la personne au besoin, en collectant les tickets pour les remettre, ensuite, aux CPAS (centres publics d'action sociale), qui sont les plus à même de connaitre ceux qui en ont le plus besoin et de cerner la psychologie d'une personne démunie.

Si le concept renvoie essentiellement au secteur de la restauration, il touche de plus en plus d'autres types de commerces: Supermarchés, salons de coiffure, ou encore, plus surprenant, les établissements dispensant des cours de soutien. Ces dernières semaines, qui coïncidaient avec les périodes des examens, certains établissements ont adhéré au concept proposant aux parents d'élèves plus ou moins aisées de payer une partie des cours d'autres moins lotis. Et, à en croire des participants à cette opération, beaucoup plus utile qu'une tasse de café ou un repas'', le succès a été au rendez-vous. Et peut-être certains élèves-bénéficiaires s'en souviendront toute leur vie.

Derrière ce bel élan de solidarité, des jeunes de toutes les origines, de tous les milieux, font chaque jour le tour d'établissements pour leur proposer de participer au concept. Car, expliquent-ils, le propriétaire de l'établissement n'a rien à perdre, puisque toutes les commandes sont payées par les clients. Encore mieux : Il ne peut que gagner en notoriété !.

Dépassé par l'engouement suscité par ce concept, ces "militants sociaux" qui préfèrent rester dans l'ombre orientent davantage leurs actions vers les réseaux sociaux. Des pages facebook ont alors vu le jour et la solidarité virtuelle devient de plus en plus palpable.

Il faut aussi, avisent certains, que cette initiative, encore fragile, ne se transforme en pure opportunité commerciale ou encore se substituer aux rôles des pouvoirs publics.

D'ailleurs, le Samu Social insiste que cette mobilisation citoyenne ne doit pas déresponsabiliser les autorités en charge des sans-abri, des démunis ou des personnes en situation précaire.

En tout cas, ces questions ne se posent même pas pour les initiateurs du mouvement et "les établissements de bonne conscience". Au-delà d'un café, d'un repas ou d'un cours de soutien, l'important, selon eux, est de recréer des liens entre les gens, de faire de la solidarité autrement !.

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