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MAP - publié le Mardi 30 Décembre à 15:12

En 2008, La question du Sahara a connu un important tournant au niveau de l'ONU




New York - La question du Sahara aura connu en 2008 un important tournant au niveau de l'ONU qui a conforté la dynamique de règlement enclenchée par l'initiative marocaine d'autonomie en tant que voie sérieuse et prometteuse pour mettre fin à ce différend régional.



[Cet appui sans équivoque s'est illustré tant au niveau du Conseil de sécurité que de l'Assemblée générale, dont les dernières résolutions confirment combien les deux organes onusiens sont désormais en totale harmonie sur ce dossier.

L'on retrouve en effet le même appel unanime à des négociations de fond sur la base du réalisme en vue d'aboutir à une solution politique consensuelle, ainsi qu'une reconnaissance de l'importance de maintenir le momentum crée par les efforts déployés par le Maroc pour dépasser le statu-quo.

Pour les experts et les observateurs internationaux, cette évolution positive n'est pas fortuite. Elle s'inscrit dans la logique des développements récents qu'a connus le traitement de ce dossier au sein de l'instance internationale.

En avril dernier, l'ONU a en effet livré, par la voix de son médiateur sortant, Peter Van Walsum, un verdict des plus clairs et limpides sur cette question: l'option de l'indépendance du Sahara est tout aussi irréaliste qu'irréalisable.

Nullement le fruit du hasard ou d'une analyse hâtive des tenants et aboutissants de ce dossier, les conclusions du diplomate néerlandais, rendues dans son rapport au Conseil de sécurité, sont l'aboutissement de trois ans de médiation, de quatre rounds de négociations et d'innombrables missions dans la région ainsi que des contacts au plus haut niveau avec différents acteurs internationaux de poids.

Au bout du compte, Walsum, un homme dont le professionnalisme, la rigueur et l'intégrité sont reconnus de tous, a conclu à l'inapplicabilité des plans antérieurs et affirmé que le processus de négociations doit se concentrer sur la seule solution possible à ce conflit, à savoir une autonomie élargie sous la souveraineté du Maroc.

"J'ai senti le besoin de réitérer cette conclusion que l'indépendance du Sahara occidental n'est pas un objectif réalisable", car il semble, a-t-il dit dans son rapport, que cette conclusion aurait été éclipsée durant les pourparlers de Manhasset alors même que ce constat "aujourd'hui encore pertinent, se trouve à l'origine du processus de négociations en cours".

Tout en confortant la dynamique de règlement initiée par le Maroc, les conclusions de l'ex-Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU ont constitué un désaveu de plus pour l'Algérie et le polisario qui s'entêtent à défendre des plans caducs avec l'objectif de perpétuer l'impasse et retarder toute perspective de règlement définitif.

Il n'est pas surprenant de voir ainsi le médiateur onusien soumis à une basse campagne de dénigrement de la part de la machine de propagande à la solde de l'Algérie et des séparatistes.

En dépit de toutes ces manÂœuvres dilatoires et en signe de la détermination de la communauté internationale d'en finir avec ce conflit artificiel hérité d'une époque révolue, l'Assemblée générale des Nations Unies s'est, de nouveau, inscrite en parfaite harmonie avec la démarche du Conseil de sécurité, telle que déclinée dans ses trois dernières résolutions.

Elle a ainsi réitéré, dans sa dernière résolution, son appel à la poursuite des négociations en prenant en considération les efforts constructifs et crédibles déployés depuis 2006, dans une claire référence à la proposition marocaine d'autonomie.

Les deux organes, le Conseil de sécurité et l'AG, s'accordent aussi à inciter les parties à engager des négociations de fond sur la base du réalisme et de l'esprit de compromis, deux vertus centrales de l'initiative marocaine.

Cette évolution notable, qui privilégie une solution consensuelle, confirme clairement l'échec et l'inapplicabilité des propositions antérieures dont le caractère caduc est définitivement établi par les instances onusiennes et l'ensemble de la communauté internationale.

Face à l'attitude obstructionniste et non-constructive de l'autre partie qui vise à torpiller le processus de Manhasset, le Maroc a opposé une ferme volonté de ne pas retourner à la case départ et à s'engager dans des négociations sérieuses autour de l'initiative d'autonomie en tant que solution politique définitive jouissant de l'appui de la communauté internationale.

La diplomatie marocaine a ainsi maintenu un dialogue étroit et soutenu avec les Nations Unies en vue de dépasser les entraves et garantir l'application saine des résolutions du Conseil de sécurité avec la conviction que la raison et l'esprit visionnaire l'emporteront sur les thèses anachroniques et les illusions héritées du passé.

Plus que jamais, le dossier du Sahara dans le contexte de l'ONU se trouve entre deux options: celle des négociations sur la base du réalisme politique prô née par le Maroc avec l'appui de la communauté internationale, et celle du maintien du statu quo et des entraves à la construction maghrébine à laquelle s'accrochent l'Algérie et le polisario.

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