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Essahal mohammed - publié le Lundi 20 Juin à 12:15

Elections locales au Maroc 2015: Un simple marché concurrentiel






Elections locales au Maroc 2015:  Un simple marché concurrentiel

Introduction :

Après plus de neuf mois, le ministère de l’intérieur vient de publier les résultats officiels des élections locales de 2015, une remarque très importante découle de la lecture de ces chiffres, c’est que les données ne sont pas détaillées de point de vue scientifique pour une analyse plus profonde de notre sociologie électorale.

Certes, les données affichées sur le site officiel, ne permettent pas de faire une lecture analytique concernant, particulièrement les tranches d’âges, le niveau d’instruction des votants, la portée de la participation des jeunes dans l’opération électorale.

Peu importe le moment de la publication de ces données à l’aube des élections législatives, mais le plus important de savoir les variations lors de cette opération dans le cadre de la nouvelle constitution de 2011 dans un contexte marqué par une crise de gouvernance internationale et particulièrement les effets pervers du printemps arabe.

Ce qui ne permet pas de décrypter correctement ces résultats pour offrir au lecteur et aux intéressés une lecture électorale et bien sûr déceler tous les failles, car toujours, elle revient l’épreuve de la légitimité et la transparence du marché électoral selon une concurrence non équilibrée entre les partis politiques dans un seul souci de gagner le maximum des sièges ce qui renouvelle à chaque scrutin des questions comme :
Le déroulement de ces élections dans un climat démocratique, la tendance vers une participation massive le jour du vote? L’argent sale, et la problématique des notables.
Ces questions sont fondamentales pour la carte politique des communes et des régions qui impacte aussi la deuxième chambre.

1- Des enjeux du fait électoral
A titre de comparaison, les élections communales du 29 mai 1960 ont été renouvelées le 28 juillet 1963 après environ deux mois de prolongation du mandat politique, dans une mesure immédiate après le référendum constitutionnel, en vue de la mise en place de façon graduelle des institutions débutant par des élections communales anticipées.

Ce n’était pas le cas en 2011, peu importe les raisons avancées par les uns et les autres, les conseils communaux ont terminé leur échéance légale, et leur renouvellement était un déterminisme dans l’espoir de continuer la construction des institutions fortes et crédibles.

Cependant, à partir des élections communales de 1960, le Maroc n’a pas pu consacrer ses rendez-vous électoraux comme une tradition démocratique dans l’exercice et l’alternance du pouvoir par la concurrence entre les formations politiques sur l’assise des programmes concrets, réalisables et jugés par la décision ultime de la population.

Certes, des enjeux se posent communément devant les partis politiques et les pouvoirs publics en ce qui concerne l’organisation des élections, les vagues de sensibilisation quant à la participation intense réitérée par les médias, les spots publicitaires, la qualité des textes juridiques et/ou des lois organiques qui réglementent les opérations électorales.

L’ensemble se canalise vers des priorités capitales notamment la transparence, l’égalité des chances, la concurrence loyale entre candidats-es-, la place de la femme sur l’échiquier politique territorial, et la neutralité de l’administration territoriale, le poids des jeunes...alors que la télévision est devenue un acteur primordial du jeu électoral.

Cependant, la révision profonde des listes électorales, la question d’un découpage territorial neutre pour favoriser l’égalité des chances, mais, le mode de scrutin demeure toujours au cœur du débat national et sans une réforme objective, on ne peut songer à l’émergence de collectivités territoriales plus fortes gérées selon une politique de proximité par une réforme épsilonienne est contre-productive, car on doit voter sur les résultats et non pas sur le bilan.

Nonobstant, le déficit flagrant, c'est l'éducation politique, l’engagement politique dont ont besoin les citoyens face à des partis qui cherchent encore leur crédibilité dans une atmosphère marquée par l’abdication de la politique où plus de la moitié de la population en âge de voter ne vote pas surtout dans les villes, alors que dans les campagnes et les petits patelins, on vote pour les notables qui distribuent de fausses promesses et la problématique des programme viables reste suspendue jusqu’à nouvel ordre.

Ce qui a caractérisé le scrutin de 4 septembre 2015, c’est la difficulté d’amener les électeurs à participer et de voter car un taux de participation faible indique automatiquement le refus du processus des réformes et la méfiance, ceci pourra altérer l’effort perpétuel de la paix social dans un climat géopolitique instable et mouvementé avec toutes les séquelles d’une crise économique aiguë.

Le principe des élections exige de réécrire le contrat social à chaque rendez-vous en vue d’améliorer le destin du citoyen pour une vie digne, c’est un moment fatidique pour redessiner la carte politique territoriale et régionale, de faire éclore une nouvelle élite politique capable de porter de nouvelles idées aux problématiques du développement socio-économiques, et au fiasco de la fiscalité locale et bien sûr, c’est un mécanisme de la démocratie participative.

Toutefois, la matérialisation de la constitution de 2011 ouvre de nouvelles perspectives pour la participation de la société civile et les citoyens à la gestion territoriale et régionale, en impliquant davantage les femmes sachant que la nouvelle loi exige un taux de 27% de présence des femmes dans les conseils communaux, alors que les élections communales de 2009 n'ont porté que 12.08% de femmes aux conseils communaux, en fixant un seuil de 250 sièges, mais le choix pertinent des élus dédiés à leur travail reste la seule issue à l’affaissement de la scène politique.

Donc, le véritable enjeu c’est la reconquête de nos territoires, par un travail du fond, les chamailles qui vont jusqu’à la violence verbale et physique entre militants et décideurs des partis politiques n’ont jamais été un projet politique, le passage via les régions est le seul chemin pour la victoire des législatives prochaines et de limiter l’amollissement de la scène politique.

2- La débâcle de la scène politique
Aujourd’hui, le citoyen averti considère que le discours royal est un observatoire qui signale les insuffisances dans la gestion publique, l’absence de l’évaluation des politiques publiques dans un cadre simplifié et fluide vers l’oreille du citoyen le plus refoulé dans le Maroc profond, plus encore, une feuille de route pour les gouvernants.

Dans le marché électoral, les hommes politiques, produisent discours, slogans, et même des engagements dépassant le stade des promesses, aussi ils se livrent à rendre des prestations à certains de leurs électeurs, les souhaits et engagements des candidats ne peuvent dès lors s’apprécier qu’au regard de ceux des autres candidats, ce qui exige une stratégie de positionnement dans le jeu électoral.

Davantage, dans notre pays à l’égard de la France, et au contraire de la grande Bretagne, on juge parfois sur la couleur de la cravate que pour les résultats, et par conséquent, les élections sont loin d’être probantes et ne peuvent accoucher d’une bipolarisation solide pour orchestrer de réformes profondes.

Le discours royal du 20 Août vient de faire un recadrage, en rappelant les attributions du gouvernement et des collectivités territoriales ce qui reflète l’absence de l’encadrement des partis politiques et l’abandon de leur fonction traditionnelle de l’éducation politique des citoyens, tout en appelant à un vote de responsabilité.

Depuis les années 60, excepté les groupements chimériques précédant l’opération électorale, on note l’absence des fusions dans des blocs: droite, gauche, centre, voire se spécialiser à travers des programmes bien ficelés et efficaces, cette situation cède la place à l’atomisation du champ politique et la lutte acharnée entre partis politiques.

Ce phénomène est devenu plus accentué à partir de 2009, ainsi, en 1997: 13 partis ont participé aux élections avec la primauté de parti de l’Istiqlal jusqu’au 2003, en 2009, il y eu 28 partis où le PAM a écrasé le PI en raflant ces élections avec un résultat record 150000 votes, pour compliquer le chemin à une probabilité d’alternance au pouvoir, par contre, on note une‘’carrierisation’’ des hommes politiques et la dépréciation des partis politiques.

Par conséquent, nul ne peut contester la débâcle de la scène politique, et les élections deviennent une opportunité pour des chômeurs afin de travailler pour le compte des candidats moyennant une rémunération quotidienne, certains fonctionnaires communaux qui font de la propagande à une couleur politique, en plus des consensus à priori des notables.

Nous ne sommes pas dans le cas des partis politiques qui sont gratifiés par de bons résultats électoraux si leurs offres politiques concordent avec la demande des électeurs, la preuve c’est que les grandes communes changent de couleur politique à chaque opération électorale, le fait de l’analphabétisme est toujours prépondérant et facilite la mainmise de l’élite traditionnelle sur les élections, renforcée par sa position sociale et économique qui ne laisse aucune chance aux jeunes cadres enthousiasmés par leurs idées, ce qui se solde par un double échec :
- d’une part, ils ne peuvent percer la sphère supérieure,
- et d’autre part, ils ne peuvent songer à gérer la commune selon un management entrepreneurial car ce sont les notables qui détiennent le pouvoir communal.
Dans ce sens, selon le ministère de l'Intérieur «La part des candidats de moins de 35 ans a atteint environ 30% du total des candidatures», les candidats aux élections communales et régionales du 4 septembre 2015 qui ne s'étaient présentés à aucune échéance électorale auparavant, ont représenté 72% du total des candidatures mais sans impact sur la scène politique locale.

Le scrutin de 2015 s’est déroulé dans le cadre d’une nouvelle constitution et de nouvelles lois, mais le comportement électoral n’a pas changé, pire encore même les ordonnateurs communaux n’ont pas eu l’audace de contacter les citoyens de leurs communes pour défendre leurs bilans, sachant pertinemment que le rapport du conseil économique, social et environnemental réfute le modèle de développement économique et social jugé contre-productif et concrétise d’avantage les inégalités entre nos territoires et le chômage.

Le suivi de la compagne électorale fait relever des observations comme:
• la violation intégrale de la législation concernant l’emplacement des affiches électorales,
• Ce qui est appelé programme ne fait point de distinction entre ce qui est stratégique, organisationnel, et opérationnel et de même pour ce qui est du ressort des autorités centrales, régionales et territoriales, à l’exception des formations politiques de tête qui ont dressé un programme capable d’être exécuté.
• Ils reproduisent tous le même discours qui placent les électeurs dans l’indécision,
• La présence de la femme est trop faible,
• Le contact physique entre candidats et citoyens est globalement timide et trop réduit, les candidats potentiels y compris les notables se contentent d’ouvrir des boutiques, au lieu de mener leur compagne de porte à porte,
• Un amalgame entre le devoir associatif et la propagande électorale,
• On constate une percée des fiefs électoraux de certains notables traditionnels,
• la candidature de certains notables et hommes d’affaires sous la bannière d’autres partis politiques par opportunisme politique,
• l’incitation au vote des personnes et non pas les idées et engagements,
• la faiblesse de certaines formations politiques d’étendre leur influence dans le monde rural particulièrement les notables ruraux.

3- Analyse des résultats du scrutin communal de 2015
Sans doute, tout le monde était unanime que les élections du novembre 2011 ont divulgué le portrait politique le plus assidu de l’histoire marocaine, de ses sensibilités, chose qui a été consacrée par le scrutin de 2015, mais aussi elles ont témoigné de l’insensibilité populaire envers les partis politiques.

Sur le plan politique, la publication trop tardive des résultats n’a pas permis de comparer ces résultats avec les PV détenus par les partis politiques surtout ce qui concerne les voix éliminés.
Les chiffres publiés permettent de dire que :
La répartition des élus selon le genre est de 78,05 pour les hommes et 21,95% pour les femmes ainsi ces élections n’ont pas permis d’atteindre les 27% pour les premières élections communales là où la constitution de 2011 a créé les mécanismes pour la parité, en revanche pour les régions, il a dépassé le minimum prévu par les textes (30%) et atteint le pourcentage significatif de 38%, ce qui exige un effort de langue haleine vers la parité.

Selon le ministère de l’intérieur, la participation des jeunes était la plus importante :
Pour la tranche d’âge inférieure à 35 ans, le taux de participation a été de 29,42%, suivie du celle entre 35 et 45 ans, soit 29,22%, puis l’électorat âgé entre 45 et 55 ans, avec un taux de 23,49%, et enfin, la tranche d’âge supérieure à 55 ans, avec un taux de 17,87%.

S’agissant des candidats aux élections selon le niveau d’instruction :
Pour le niveau d’instruction supérieur, le taux est de 21,89%, celui du secondaire est de 35,42%, pour le primaire, le taux est de 29,75%, alors que pour ceux sans instruction, le taux est de 12,94%

L’arrivée du PAM en tête des élections professionnelles a créé un déclic au sein des autres partis politiques pour stabiliser leurs résultats de 2009 ou mieux encore élargir leur présence sur l’échiquier politique et électoral national.

Dans ce sens, le nombre de candidatures déposées au titre des élections communales et régionales a atteint respectivement 130.925 afin de pourvoir 31.503 sièges, soit une moyenne de plus de 4 candidatures pour chaque siège" et 7.588 candidatures pour les 678 sièges des régions sur le principe de l’équité territoriale selon l’administration:
Les résultats définitifs du scrutin, publiés par le ministère de l’intérieur, classent le PAM en tête avec 6655 sièges (21,12%), suivi du Parti de l’Istiqlal avec 5106 sièges, soit (16,22%) et en troisième place le PJD avec 5021 sièges, soit (15,94%).

En quatrième place, il y’a le RNI avec 4408 sièges, soit (13,99%), puis le Mouvement populaire en cinquième position 3007 sièges, soit (9,54%).
Ensuite, l’USFP se décline en sixième place avec 2656 sièges, soit (8,43%) avec une nette régression par rapport en 2009 avec 3226 sièges.
En septième place, Le PPS se recase avec 1766 sièges soit (5,61%) et l’UC termine huitième avec 1489 sièges soit (4,73%).
S’agissant des élections des conseils régionaux, le PJD décroche la première place avec 174 sièges, soit (25,66%), suivi du PAM avec 132 sièges (19,47%) et l’Istiqlal se place troisième avec 119 sièges (17,55%), pendant que les résultats restent encore provisoires.

Les conclusions tirées du cap électoral de 2015 :
- la carte politique reste stable, elle n’a subi aucun changement car les huit partis politiques monopolisent les 90% des votes,
- le PAM stagne dans sa position, leader dans les communes,
- le PJD a triplé son score, leader dans les régions, il conserve sa tendance urbaine en faisant reculer les partis de l’opposition au sein de leurs fiefs électoraux comme Marrakech, Fès , Rabat, Tanger, Casablanca, c’est un travail de proximité depuis 20 ans, en contact perpétuel avec les citoyens, en présentant même les bilans de leurs gestions, et en portant des candidats de cinq ministres,
- le PI reste dans la 2ème place avec un recul léger, et perd quelques fiefs, un résultat qui a été qualifié de "catastrophe démocratique", par son leader même si son parti talonne le PJD au plan national,
- l’USFP toujours en chute libre,
- le RNI, le MP, le PPS progressent lentement,
- la gauche est la grande perdante et demeure en schizophrénie entre son discours politique et le travail du fond sur le terrain,
- une exploitation sans précédente des réseaux sociaux, et surtout une tendance exclusive vers les pages Facebook,
Certes, l’observateur de l’action politique locale peut facilement affirmer que le scrutin local se caractérise par des traits principaux qui peuvent influencer les résultats:
• L’aspect qualitatif et quantitatif des élus sortants, leurs acquis et la nature des relations esquissées avec l’électorat potentiel, le maximum de la couverture des circonscriptions électorales par les formations politiques, car plus de couverture implique plus de sièges sauf pour les fiefs électoraux.
• La part de contribution de l’élu dans l’action publique locale à travers le conseil communal et sa présence physique au près des citoyens, donc la gestion est un facteur déterminant pour la réélection ou elle peut engendrer un vote sanction,
• Le repositionnement des notables et des entrepreneurs efface la régénération d’une élite locale qui pourra s’initier à l’exercice de la démocratie.
Au niveau territorial, les notables comme les riches pourront facilement basculer les résultats d’un côté ou de l’autre, surtout les hommes politiques qui maîtrisent l’outil numérique pour renforcer leur visibilité et pour être plus proches des électeurs en postant leurs affiches, photos, messages et leurs vidéos.
• L’exploitation des réseaux sociaux s’avère efficace pour les partis comme le PJD, PAM et aussi le RNI à destination des jeunes où les pages Facebook des partis politiques connaissent un succès remarquable et même les lettres postales est un autre terrain de bataille électorale.
Les élections de 2015 ont des enjeux territoriaux qui touchent le quotidien du citoyen et n’ont pas un aspect national, «Mais ce qui est encore plus important, c’est que le Maroc puisse relever, avec succès, le défi du développement local régional, lequel demeure, à l’évidence, tributaire de la disponibilité d’élites qualifiées» selon le discours prononcé par Mohamed VI, à l’occasion de la fête du Trône le 30 juillet 2009.

En l’absence d’un vote politique qui n’est pas encore appréhendé dans notre culture politique, les partis politiques entrent à priori dans des conflits rudes pour attirer des notables et les riches en leur faveur afin de garantir leur présence particulièrement dans les villes, sachant pertinemment que le ¼ quart de la population en âge de voter n’est pas inscrit dans les listes électorales.

Par conséquent, réconcilier le citoyen avec sa commune n’est pas encore de mise, et reste le défi principal car il frappe encore à la porte de l’autorité locale pour exprimer ses doléances et espère chercher des solutions aux problèmes quotidiens de son quartier qui sont du ressort de ses élus communaux, ce qui rend la participation un phénomène structurel.

4- La problématique structurelle du taux de participation
Le taux de participation définitif du scrutin stagne à 53,67%, il peut être appréhendé selon l’offre politique qui n’est pas convaincante car le citoyen est devenu méfiant dans une scène politique totalement balkanisée où le rendement est faible en l’absence de la réédition des comptes et de la participation effective des citoyens dans l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques locales.

Dans ce sens, l’administration a été dans l’impératif d’ouvrir des délais d’inscription et d’actualisation singulières des listes électorales, sans grandes conséquences, car plus de quatre millions de la population en âge de vote n’est pas inscrite.

Le taux de participation de 2009 était de 52 % faible que celui de 2003, soit 54,1%, loin du taux de participation de 1997 qui a atteint 74,8%, mais nettement meilleur que celui de 2007 qui est de 37%, subséquemment, devant l’incapacité d’inciter les électeurs à exercer leur devoir national, et l’embarras des indécis, les pouvoirs publics n’ont qu’une seule issue, c’est le contrôle exorbitant et minutieux des dépenses des partis politiques et la société civile dont le rôle est crucial pour dénoncer tous les aspects louches et les violations des lois en vigueur, sans oublier que les pouvoirs public doivent abandonner leur attitude d’impartialité négative et d’agir sévèrement le moment opportun.

Ainsi, le mode du scrutin actuel couplé du financement public sur la base des résultats des élections passées permet de se prémunir activement contre toute émergence de nouveaux rivaux ou challengers, au préjudice de l’électeur qui subit tous les effets pervers du marché électoral.

Ce qui est touchant c’est la rareté des profils supérieurs qui ne peuvent se porter candidats aux élections vu les dépenses énormes et les dotations qui ne peuvent les aider à mener leur compagne électorale en toute sérénité.

« Cette pratique est d’autant plus choquante d’un point de vue libéral que l’Etat, à la fois juge et partie, vient, par l’intermédiaire des politiques, verrouiller définitivement ce système protectionniste et garantir les positions des producteurs actuels».
Les pouvoirs publics doivent changer les règles de jeux à travers la législation dans ce sens pour faire émerger des nouvelles élites capables de donner une plus-value aux actions politique et publique, si non le jeu démocratique sera façonné par une minorité.
Par assimilation des apports et avancées de la nouvelle constitution, le déroulement de la compagne électorale a bien démontré que la classe politique s’est rattrapée par l’usage des réseaux sociaux et que les résultats de ce scrutin illustrent bel et bien que le Maroc a développé un modèle politique capable d’être copié et reproduit dans le monde arabe.

Conclusion :
Ce qui reste c’est le travail du fond à proximité du citoyen, car après toute cette expérience, c’est aberrant de dire qu’on est encore au stade d’un marché concurrentiel et non pas au niveau d’un véritable marché politique surveillé par des sondages d’opinion pour éclairer les choix des électeurs, et accabler toute action de nos politiques jugée inefficace ou malsaine.
L’existence d’un marché politique est déterminante dans l’organisation pacifique de l’alternance au pouvoir au lieu des coalitions frivoles et démagogiques incapables de présenter une offre politique précise aux citoyens à travers une nouvelle gouvernance locale.
La commune possède tous les moyens d’être gérée comme une entreprise, ce qui manque se sont de bonnes lois, des managers à la hauteur des aspirations de leurs clients, et enfin un observatoire au moins dans les communes concernées par l’unité de la ville pour suivre la gestion des affaires communales à travers l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques locales dans le cadre de la politique de proximité et évidement comme un exercice de démocratie participationniste qui cible le citoyen-client.

La sacralisation de l’intérêt général exige de nos élus l’observation des règles de bonnes conduites, de transparence et la diffusion de l’information, c’est la seule voie qui permettra de regagner la confiance du citoyen et de le faire sentir qu’il est acteur dans sa commune, alors que la problématique de l’ouverture de l’élite demeure d’actualité.
 



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