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Ahmed Bellasri - Emarrakech - publié le Lundi 17 Septembre à 16:04

El Bachir Mustapha: Le Polisario craint le triomphe de la légitimité historique




Tindouf : Dans une lettre ouverte, le "ministre" d'état du Polisario, El Bachir Mustapha a tenu à apporter son témoignage sur le cas de Mustapha Salma Oueld Mouloud, qui avait déclaré, il y a deux ans, soutenir le plan d'autonomie du Sahara, proposé par le Maroc.



El Bachir Mustapha: Le Polisario craint le triomphe de la légitimité historique
El Bachir affirme que le soutien de ce plan représente la fin des peines des sahraouis et l'occasion de rencontrer leurs proches, une conviction qui a poussé Mustapha Salma a vouloir sensibiliser les réfugiés des camps de Tindouf, par devoir et étant issu d'une des grandes tribus sahraouies, sinon la plus grande, à savoir Rguibate Lebbeihate.

Informer les sahraouis de ce plan d'autonomie est une nécessité que Mustapha Salma a tenu à véhiculer aux sahraouis pour qu'ils en sachent les détails et puissent en juger par eux-mêmes, loin de toutes les contraintes qui ne servent que les intérêts des dirigents, désireux de manipuler les "destins" des sahraouis.

Dans sa lettre, El Bachir assure être en accord de principe avec Oueld Salma, respectant en lui sa grande conscience politique ainsi que que sa grande connaissance de la situation des sahraouis dans les camps des réfugiés, mais également des arcanes des la direction du polisario. Ce sont, en réalité, ces atouts qui ont fait de Mustapha Salma l'homme à craindre et à combattre par les dirigents du polisario qui lui refusent de revenir aux camps par crainte pour leur stabilité et leurs "plans".

Ainsi, Mustapha Oueld Salma devient persona none grata aux camps de Tindouf où l'accès lui est refusé par tous les moyens. Des campagnes très violentes le visent, assure El Bachir qui affirme son désaccord avec ces agissements. "Pour la première fois, je sens que les membres du secrétariat général ne prêtent plus attention à l'image du Front sur le plan international, ni aux appels incessants des organisations humanitaires internationales. Ils acceptent de sacrifier l'image "d'innocence" qui marquait le front et les critiques de parts et d'autres, même des "alliés", pour refuser à Mustapha Salma de rejoindre les camps de Tindouf", affirme El Bachir Mustapha.

Le Polisario tenterait, donc, avec l'Algérie d'interdire à Mustapha Salma de revenir aux camps et ce par tous les moyens, une contradiction avec l'ouverture prétendue envers les autres, même les ennemis, selon El Bachir. "Le front ne cesse de lancer les invitations ça et là pour montrer sa "légitimité" mais refuse de laisser un citoyen rentrer aux camps, le comble de la contradiction".
Et pour cause, les dirigents du polisario connaissent très bien la valeur de cet homme et sa compétence "destructive" pour ses "plans". Il pourrait, en effet, détruire la "fausse gloire" et démasquer "l'histoire erronnée" du front; selon El Bachir.

En fait, les dirigents craignent la création, par Mustapha Salma, d'un nouveau mouvement, en s'épaulant de sa tribu pour une alliance tribale bien grande, qui voudrait revenir à la situation avant-Polisario, ce qui semble être la situation désirée par tous les sahraouis. Ceci donnerait la priorité de gouverner à la tribu "Lakhiam Lakbarat", et écarterait définitivement Mohammed Abdelaziz du front.

El Bachir rappelle que le changement n'est qu'une question de temps, et que les tribus acceptent, bien malgré elles, Mohammed Abdelaziz à la tête du Front. Il cite, pour illustrer ses propos, un événement qui est arrivé lors d'une réunion avec les tribus où un chef de tribu l'a menacé fermement en assurant qu'une fois le problème du sahara résolu, les sahraouis se vengeraient d'Abdelaziz pour la mort de leurs enfants.

C'est donc la raison pour laquelle le polisario ne peut accepter la résolution du conflit du sahara puisque ce conflit maintient Abdelaziz à sa tête. Et c'est la raison pour laquelle MOhammed Abdelaziz ne peut permettre à Mustapha Salma de rentrer aux camps, puisque cela pourrait signifier la fin de son règne et la fin des mensonges nourris par les dirigents du front, souligne toujours El Bachir Essayed.

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