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Kamal Znidar - publié le Lundi 8 Juillet à 11:23

Education, citoyenneté et exercice du pouvoir




En Libye, environ 50.000 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi. En Syrie, le nombre des victimes de cette guerre civile qui ravage le pays depuis mars 2011 a franchi le cap des 100.000 morts. En Irak, les violences que connaît le pays ont fait 2.518 morts ces trois derniers mois.



Education, citoyenneté et exercice du pouvoir
« Quelque 50.000 personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement … A Misrata et à Zlitane, de 15.000 à 17.000 personnes ont été tuées et il y a eu beaucoup de victimes dans la région du djebel Nefoussa », a déclaré à Reuters le colonel Hicham Bouhagiar, le commandant des forces anti-Kadhafi qui ont pris le contrôle de Tripoli en aout 2011.

Mercredi 26 juin 2013, l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) a annoncé que la guerre civile qui fait rage en Syrie depuis mars 2011 a franchi le cap des 100.000 morts. Ce bilan de plus de 100.000 morts comprend 18.000 combattants rebelles et une quarantaine de milliers de militaires et de miliciens pro-Assad.

L'ONU, de son coté, a fait état de 2.518 morts lors des violences, conséquence de la crise politique et ce mouvement de contestation des sunnites contre le premier ministre chiite Nouri al-Maliki, qu'a connu l'Irak ces trois derniers mois. La plupart des victimes seraient des civils.

Ces violences, plus le temps passe, plus elles contaminent de nouveaux monde. Après la Libye, la Syrie et l'Irak, les violences ont contaminé dernièrement la société égyptienne. Dans cette société, les troubles politiques s'intensifient et les affrontements entre les partisans et les opposants de Mohamed Morsi deviennent de plus en plus violents. Depuis le 26 juin dernier, la date qui marque l'éclatement de la contestation populaire contre l'ex-raïs, les accrochages ont fait 99 morts dans le pays, dont 11 membres de forces de sécurité.

Cette crise politique ouverte par la destitution du Mohamed Morsi, ce n'est pas maintenant que ça va finir. Les drames qu'on a vu en Libye et qu'on voit toujours en Irak et en Syrie, on risque de les voir une nouvelle fois en Egypte. Libyens, syriens, irakiens, les trois ont un point en commun avec les égyptiens : l'autoritarisme.

Dans ces quatre mondes, l'éducation offerte aux enfants ne fait pas des peuples, des peuples "démocrates" mais des peuples "autoritaires". Le caractère autoritaire des parents et également des enseignants ne familiarise pas les enfants à l'écoute, l'échange verbal, la consultation, le respect des divergences, la liberté et les droits des autres, l'avis majoritaire, et les rend susceptibles de se livrer à des activités antisociales (corruption, vandalisme, actions terroristes) pour imposer leur ordre.

Avec cette éducation, le moindre problème peut déclencher des disputes voire des guerres. Les peuples -produits de cette éducation- ne se sont pas habitués de faire recours à la Choura (la consultation et le suivi de l'avis majoritaire) comme il leur a été recommandé par l'Islam pour régler leurs divergents. Ces peuples, tout ce qu'ils savent faire, c'est recourir à la violence voire des moyens corrompus pour s'assurer la réussite et avoir le dernier mot.

Les valeurs démocratiques voire les principes de la Choura islamique ne vont jamais régner ces mondes tant qu'ils sont régnés par cette éducation autoritaire. Cette éducation fait de ses produits, des peuples incompatibles avec l'Islam et la démocratie. Dominante, quoi qu'on fasse, on n'aura que des dictateurs et des pouvoirs autoritaires à la tête de ces sociétés.


Tagué : Kamal Znidar

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