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Bachir Jamali - publié le Mardi 20 Janvier à 09:45

Ecoles de commerce: Managers de demain on vous a Bluffé...




Peu importe la nature du diplôme, les recruteurs profitent de la crise d'emploi pour baisser les salaires au grand maximum...



Qui ne se souvient pas de ces beaux jours quand les parents disaient à leurs enfants des phrases pleines d'espoir "de bien étudier pour atteindre les meilleures lignes de la société" ou "d'étudier pour arriver" dans un contexte plus arabophone ?

Aujourd'hui, leur message est bien assimilé et le sommet social est presque atteint via un papier en carton qui ne signifie plus grand chose de nos jours ou du moins pour ceux qui l'accordent: Ce carton là, où sont mentionnés des termes comme "Master" ou "Doctorat" que l'on maquille de beaux titres très tape-à-l'oeil, pour faire de la bonne pub à l'école...

Au niveau du secteur privé, les écoles de "commerce" (dont le sens est devenu plus axé sur lui-même), ne créent plus des profils qui répondent aux besoins économiques, mais ont subi une aliénation au fil du temps, tout en jouant la carte de la décadence qu'a connu le système éducatif marocain, en grands groupes aveuglés par le profit, obssédés par la concurrence et par l'entretien de leur image de marque à travers des activités pseudo-pédagogiques, conférences "idéologiques", partenariats fictifs à l'international et affirmations bleuffantes que l'on trouve dans carrément toutes les brochures: Qualité de pédagogie, Grande Ecole, Ethique, Managers de demain...

Parlons-en, de ces managers de demain devenus ceux d'aujourd'hui et qui sont toujours en recherche active après 2 ou 3 ans sans lueur d'espoir et que même lorsqu'ils aboutissent à un emploi, le salaire est de loin ce que leurs Coachs (bien pris en charge) leurs affirmaient dans les bancs de l'école.

Pourquoi certains enseignants se taisent sur la réalité du marché de travail et avancent des chiffres qui n'existent pas ? Alors que parmi eux des professionnels dans tout domaine confondu palpant de près le vécu du monde professionnel ?

Pourtant la réponse est bien simple, car il suffit de demander le salaire à un lauréat pour constater que le monde des bisounours est bel et bien fini et que peu importe la nature du diplôme, certains recruteurs profiteront toujours de ce pretexte de "crise de l'emploi" qui durera tant que celà les arrangera pour baisser les salaires au grand maximum en collaborant avec des agences de "promotion d'emploi ou de compétences" qui ne manqueront pas à leur tour gagner des commissions sur chaque "tête chassée".

N'oublions pas que ces agences se sont multipliées très rapidement ces dernières années et ont participé directement à la chute des salaires des cadres à cause de leurs pourcentages flagrants imposés au silence assourdissant des institutions publiques très laxistes et qui ne régissent aucune réglementation protégeant les lauréats du secteur privé des rapaces du monde professionnel.
 


Tagué : Bachir Jamali

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