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Nabil Katiri - publié le Mercredi 3 Avril à 08:34

Du soutien du Maroc dans la guerre au Mali






Du soutien du Maroc dans la guerre au Mali
 Le Maroc a été le premier pays africain à demander une intervention urgente pour faire face aux extrémistes islamistes dans le Nord du Mali. Il a été aussi l’un des fervents soutiens à Paris après le lancement de l’opération Serval le 11 janvier 2013. Un choix stratégique, certes, mais surtout une lecture prévisionniste de l’avenir.

Dans une interview accordée à un magazine marocain, le général français Vincent Desportes résume bien la situation du Maroc face à la guerre au Mali et les menaces des réseaux d’Al-Qaïda en activité dans le Sahel. Selon ce militaire français,  « Le risque pour le Maroc est que l’adversaire ne pouvant plus rester dans le Sahel remonte et gagne la zone du Sahara occidental ». L’adversaire étant ici les bandes armées d’Al-Qaïda aux Pays du Maghreb Islamique (AQMI). « L’intérêt du Maroc est bien que cet adversaire soit détruit. De même pour l’Algérie qui est obligée de tenir compte des réalités, après avoir cherché tous les compromis possibles. La sécurité du pays et sans doute la stabilité du pouvoir algérien interdisent de fermer les yeux plus longtemps », ajoute le général français. Cette intervention d’un homme de terrain donne un éclairage sur les motivations de Rabat de voir le Nord du Mali sécurisé et surtout AQMI éloignée le plus possible des zones du Sud marocain.

La France savait, bien avant son intervention au Mali, que le Maroc était un allié solide. Lors de la réunion de Genève sur la région au mois d’octobre de l’année 2012, les deux pays ont presque parlé d’une même voix pour inciter la communauté internationale à agir en urgence en vue de sauver le Mali. Dans ce sens, les déclarations du nouvel ambassadeur de Paris à Rabat, Charles Fries, sont claires : « Le rôle joué par le Maroc dans la guerre au Mali est très positif ». Comprenons, que les deux pays ont travaillé en amont, main dans la main, pour que l’opération militaire soit un succès. Le diplomate n’a pas manqué de rappeler que le Président François Hollande avait appelé le roi Mohammed VI pour le remercier d’avoir autorisé le survol du territoire marocain par les avions de l’armée française. Quelques jours plus tard, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue français Manuel Valls, Mohand Laenser, le ministre marocain de l’Intérieur, a déclaré à Rabat, que «l’intervention française est opportune, pertinente, car elle vise à défendre l’intégrité territoriale du Mali (…) Grâce à l’intervention française, le Mali a été sauvé. Le Maroc appuie bien sûr la France sans aucune réserve».  Ce soutien est considéré par plusieurs analystes comme un acquis pour Rabat. « C’est une aubaine pour le Maroc sur le plan diplomatique. Il apparaît une fois encore comme un allié fiable, un pays avec une véritable garantie de stabilité institutionnelle », souligne Abderrahim Kader, chercheur associé à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).

Quoi qu’il en soit, le Maroc a marqué sa volonté d’aider le Mali en contribuant à hauteur de 5 millions de dollars, soit plus de 41 millions de dirhams, pour le financement de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA). Une participation d’autant plus appréciée qu’elle s’inscrit dans la perspective d’aider le Mali à se relever des affres de la guerre et des destructions causées par les islamistes.

Nabil Katiri
Journaliste


Tagué : Nabil Katiri

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