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Jawad Kerdoudi - publié le Lundi 2 Décembre à 16:39

Deuxième Rencontre Internationale de Dakhla : "Dynamiques des intégrations régionales"






Jawad Kerdoudi
Jawad Kerdoudi
Une importante délégation de l’IMRI a participé à la 2ème Rencontre Internationale de Dakhla qui s’est tenue les 21 et 22 Novembre 2013 sur le thème « Dynamiques des intégrations régionales ». Cette rencontre organisée par l’Association d’études et de recherches pour le développement (AERED), l’Université Sorbonne nouvelle Paris III (ICEE) et l’Association internationale francophone d’intelligence économique (AIFIE) a débattu de plusieurs thèmes. C’est ainsi qu’ont été successivement traités les nouvelles générations d’intégration régionale, la mondialisation en crise et l’émergence de nouveaux acteurs, les nouvelles formes de régulation internationale des crises, et les intégrations régionales revisitées à la lumière de la nouvelle donne mondiale. Les travaux de la rencontre de Dakhla ont donné lieu à la signature d’une convention de partenariat pour la création de l’université ouverte de Dakhla.  A l’issue de cette rencontre, il a été procédé à la remise du prix de la compétitivité et du partenariat université-entreprise. La rencontre a été également l’occasion de lancer l’Appel de Dakhla qui trace le cadre futur de la coopération entre les experts et les institutions en matière d’intelligence économique et territorial, et ce au service des entreprises et du développement régional dans leurs pays respectifs.              

En outre, il a été annoncé par M. Lahcen Daoudi, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, la création à Dakhla de l’ENCG (Ecole nationale de Commerce et de gestion) en attendant la construction de l’Université de Dakhla. A noter que cette 2ème Rencontre internationale de Dakhla a regroupé 34 intervenants en provenance de plusieurs pays : Maroc, France, Mexique, Serbie, Brésil, Grèce, Tunisie, Chine, Viêtnam, Bulgarie, Belgique, Croatie, Sénégal, Inde, Emirats Arabes Unis.

Cette rencontre a été     aussi l’occasion pour Mr GUERRAOUI, Président de l’AERED de présenter le nouveau modèle de développement pour les provinces du Sud, élaboré par le Conseil économique, social et de l’environnement. Cet important document, après avoir établi un diagnostic des provinces sahariennes, fait d’importantes propositions et actions majeures. Il s’agit tout d’abord de rétablir la confiance en favorisant la participation des populations et la primauté de la loi. Le document propose de rompre avec l’économie de rente en libérant l’investissement privé. Il suggère d’établir un système de transferts monétaires conditionnels ciblés sur les populations vulnérables. Pour ce qui est des ressources naturelles, il propose de les gérer et de les répartir selon les règles de la durabilité et de l’équité au bénéfice des populations. Il préconise de substituer aux politiques sociales actuelles une stratégie intégrée de développement humain. Il reconnaît la culture en tant que droit et l’érige en levier de développement. Enfin il propose de désenclaver les provinces du Sud, de réussir la régionalisation avancée, et de rompre avec la stratégie du court terme en rétablissant les impératifs de durabilité.

On ne peut que féliciter le CESE pour cet important travail. Il appartient maintenant à tous : administrations centrales, autorités locales, assemblées élues, société civile, de mettre en oeuvre le plus rapidement possible le nouveau modèle de développement pour les provinces du Sud. A noter que le rapport du CESE a adopté la méthode participative par l’audition de 1500 personnes de la société civile, des élus, des autorités, des experts et des opérateurs économiques. Sur le plan des chiffres, ce nouveau modèle de développement prévoit de doubler en 10 ans le PIB des provinces sahariennes, d’y créer plus de 120.000 emplois, de réduire de moitié le taux de chômage, et d’investir 140 milliards de Dh  entre le public et le privé. Les secteurs économiques visés par ce nouveau modèle de développement sont : pêche et produits de la mer, agriculture et élevage, mines, énergies renouvelables, tourisme et artisanat, commerce et services, économie sociale et solidaire.

A l’issue de la 2ème rencontre Internationale de Dakhla, les organisateurs ont prévu pour les participants des visites pour découvrir les réalisations de la ville et le charme de la Baie de Dakhla. C’est ainsi que nous avons visité le port de Dakhla où sont déchargés plus de 200.000 tonnes de poissons par an. Il est prévu que ce port deviendra le premier port halieutique nationale, et que sera construit un grand port Atlantique/Sud à l’instar de Tanger/Med dans le Nord du Maroc. La visite du Musée de Dakhla, petit mais très bien agencé, met en lumière l’histoire de la ville, mais également de la région Oued-Eddahab/Lagouira. La visite a également concerné la nouvelle Station de traitement des eaux construite par l’ONEE, d’une capacité de traitement de 200 litres/seconde, d’un coût de 250 millions de dirhams, et qui sera opérationnel en 2014. Vint ensuite la visite d’une ferme où est cultivé en hors-sol la tomate cerise qui est entièrement exportée. A noter que 566 hectares sont actuellement exploités dans les environs de Dakhla pour la production de tomates, melons, et aubergines.  La deuxième journée de visite a été consacrée à la Baie de Dakhla « Itinéraire enchanté entre mer et désert » qui bénéficie d’un climat tropical qui libère la chaleur et la lumière du soleil toute l’année. On y découvre des collines de dunes, des lagons bleus, et un panorama à couper le souffle. Nous avons visité le village touristique « Dakhla Attitude » constitué de bungalows qui se fondent dans le paysage, où se pratiquent les sports de glisse (Kitesurf et Skysurf). Dakhla mérite vraiment le déplacement.  

Jawad Kerdoudi
Président de l’IMRI
(Institut Marocain des Relations Internationales)


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