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MAP - publié le Mercredi 14 Octobre à 11:40

Détournement de l'aide humanitaire: Le polisario et l'Algérie épinglés à l'ONU






New York (Nations Unies) - Plusieurs experts et acteurs associatifs ont dénoncé, mardi à New York, dans le cadre de la 4ème Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies, le détournement par le polisario, sous le regard protecteur de l'Algérie, de l'aide humanitaire destinée aux populations des camps de Tindouf, appelant la communauté internationale à agir en urgence contre ce scandale.
Détournement de l'aide humanitaire: Le polisario et l'Algérie épinglés à l'ONU
Les intervenants ont livré des témoignages accablants sur l'implication du polisario dans le détournement à grande échelle des aides humanitaires destinées aux Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf, lesquelles aides finissent dans les comptes des dirigeants du polisario, avec la complicité et la connivence du régime algérien.

"Malheureusement, les droits des Sahraouis dans les camps de Tindouf sont bafoués par ceux qui sont censés les protéger", a estimé Eric Cameron de l'organisation World Action for Refugees, rappelant les conclusions choquantes des rapports de l'Office de lutte anti-fraude de l'Union européenne (OLAF).

Ces rapports, a-t-il indiqué, ont fait état de détournements massifs des aides humanitaires, qui sont écoulées sur des marchés locaux ou entreposées clandestinement et de façon systématique depuis la fin des années 1990.

M. Cameron a relevé que le polisario recourt à la surestimation du nombre des personnes vivant dans les camps afin d'obtenir un maximum d'aide, accusant les dirigeants du polisario d'imposer un blocus intenable à ces camps et de rejeter toute procédure visant le recensement ou l'enregistrement de ces civils car "le nombre des soi-disant réfugiés est trop précieux pour que la vérité en soit révélée".

Il a noté, par ailleurs, que le polisario a ainsi intérêt à maintenir un contrôle étroit sur ces camps dont les populations "sont privées de leurs droits à la liberté d'expression, d'association, de réunion, de mouvement et même des produits alimentaires en quantité suffisante".

L'expert international en matière de droits de l'Homme, Nikos Lygeros a estimé que ce scandale prouve, si besoin est, la réalité criminelle du polisario, notamment après son refus systématique et inexplicable d'autoriser le recensement des populations de Tindouf, tant recommandé par le Haut Commissariat aux Réfugiés.

"Le scandale révélé par l'enquêté de l'OLAF nous amène à nous interroger sur le nombre réel des soi-disant +réfugiés sahraouis+ et si ces derniers estiment que le polisario est leur véritable représentant", a-t-il ajouté.

Abondant dans le même sens, Stéphane Rodriguez, avocat au barreau de Bruxelles, a fait savoir que "les enquêteurs de l'OLAF qui s'étaient plaints à maintes fois du refus du polisario de donner libre accès aux organisations humanitaires, ou de permettre la supervision des chaînes logistiques et de distribution, ont également insisté auprès des instances onusiennes et européennes sur l'impérieuse nécessité de connaître avec précision le nombre des personnes ayant réellement besoin de cette aide".

Pour M. Rodriguez, l'absence d'un tel recensement porte en fait préjudice aux Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf sous tutelle algérienne, et ce en violation flagrante de leurs droits les plus fondamentaux en matière de dignité humaine et d'assistance aux plus démunis.

De son côté, Brahim El Ahmadi, a pointé du doigt les autorités algériennes qui "doivent assumer leur pleine responsabilité suite aux scandales de détournement d'importants fonds d'aides internationales", relevant que les dirigeants du polisario font l'impossible pour bloquer toute solution définitive du conflit territorial.

Intervenant au nom du Forum social pour le développement humain de Laâyoune, Hammada El Baihi, a accusé les chefs du polisaro de se servir de l'aide humanitaire pour "en faire un fonds de commerce lucratif", malgré la malnutrition qui sévit dans les camps, où il a lui-même vécu jusqu'en 2014.

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