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Adam Sfali - Lemag - publié le Jeudi 20 Mars à 11:35

Des juges espagnols se dressent contre la limitation de la justice universelle, laquelle profite au Polisario




Madrid - Le Polisario serait le principal bénéficiaire de cette limitation de la justice universelle en Espagne, puisque ses dirigeants y sont accusées de graves atteintes aux droits de l'homme et de tortures.



PH Archive
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"Inconstitutionnelle" : Ainsi ont qualifié, des juges de l'Audiencia Nacional, la loi visant à limiter la justice universelle, laquelle permettait aux tribunaux espagnols d'enquêter sur des faits commis à l'étranger, et qui est entrée en vigueur, samedi dernier.

Certains juges de l'Audience nationale viennent de rejoindre le contingent des opposants à la limitation en Espagne de cette justice universelle.

En effet, rapporte l'agence MAP, après les critiques des partis de l'opposition et des associations de défense des droits de l'Homme à la suite à l'approbation d'un projet de loi par le parlement espagnol, déposé par le Parti Populaire au pouvoir, les juges de la plus haute juridiction pénale en Espagne, sont sortis de leur silence pour affirmer leur opposition à cette réforme, estimant que ce texte est "inconstitutionnel" et porte "atteinte à l'indépendance de la justice".

L'ex-juge Baltasar Garzon, qui avait appliqué le concept de la justice universelle dans des cas comme ceux de l'Argentine et du Chili, a appelé tous les juges espagnols à résistance.

Selon la nouvelle réforme, seules sont recevables devant la justice espagnole, les crimes ou délits commis à l’étranger, impliquant des ressortissants espagnols ou des résidents étrangers légaux en Espagne.

Un cadeau au Polisario et à l'Algérie

Les dirigeants du Polisario et de l'Algérie, accusés de crimes contre l'humanité et dont plaintes contre eux, sont déposées en Espagne par leurs victimes sahraouies,  ont, suivant cette limitation nouvelle de la justice universelle, grande chance, de jouir d'une impunité, en échappant au jugement devant les tribunaux espagnols.

A rappeler que le 4 février 2013, le juge du tribunal central d'instruction N 5 de l'Audience nationale espagnole avait lancé le traitement de la plainte qui avait été déposée le 14 décembre 2007, par les victimes du polisario et une ONG sahraouie, contre 28 dirigeants des séparatistes, dont certains portent encore la nationalité espagnole.

Par ailleurs, des ressortissants marocains parmi les victimes déportées et refoulées violemment d’Algérie en 1975, avaient également, décidé de porter plainte pour graves violation des droits de l’homme, contre l’actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika et son ex-ministre de l’intérieur, Dahou Ould Kablia.

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