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MAP - publié le Mardi 13 Octobre à 11:37

Des ONG internationales déplorent la situation inhumaine des femmes sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf






New York (Nations Unies) - Plusieurs ONG internationales ont déploré, lundi à New York, la situation inhumaine dans laquelle vivent les femmes sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf, appelant la communauté internationale à les rétablir dans leurs droits.
Des ONG internationales déplorent la situation inhumaine des femmes sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf
Intervenant devant la 4ème Commission des Nations Unies, ces ONG ont ainsi dressé un tableau noir de la situation des femmes sahraouies séquestrées à Tindouf, dénonçant les pratiques inhumaines à leur encontre, telles que l'esclavage, le mariage et la procréation forcés, ainsi que la séparation des parents de leurs enfants envoyés dans d'autres pays où ils sont élevés dans l'idéologie de la haine.

Dans ce contexte, la présidente de l'organisation "Internationale Feminile Democratica Di Centro", Anna Maria Stame Cervone, a fait remarquer qu'au moment où les yeux du monde sont rivés sur la crise humanitaire au Moyen Orient, la population séquestrée dans les camps de Tindouf, notamment les femmes et les enfants "continuent de souffrir en silence et de faire les frais d'un conflit qui n'a que trop duré".

"Les femmes de ces camps continuent de souffrir dans des conditions déplorables en voyant leur enfants envoyés de force vers des pays où ils apprennent une idéologie de haine véhiculée par l'Algérie et le polisario contre leurs propres frères dans les provinces du sud", a déploré Mme Cervone, ajoutant que "ces femmes vulnérables sont réduites au silence quant aux actes de violence physique et psychologique dont elles sont victimes".

Pour sa part, Mme Jane Bahaijoub, qui représente l'Organisation Family Protection, a dénoncé la prévalence des cas d'abus sexuels et de mariages forcés parmi les filles et les femmes sahraouies détenues contre leur gré dans ces camps.

"Plusieurs Sahraouies qui ont fui les camps de Tindouf nous ont raconté qu'elles avaient été victimes d'abus sexuels et de mariages et procréations forcés dans le cadre d'une politique inhumaine qui vise à créer une population endoctrinée par une idéologie de haine viscérale contre le Royaume", a-t-elle fait savoir, regrettant que face au refus de l'Algérie d'effectuer un recensement des personnes vivant dans les camps, "il serait difficile de connaître le nombre exact de cas de naissances, de mariages précoces et forcés, de violences et de morts".

De l'autre côté, les femmes vivant dans les provinces du Sud, a-t-elle noté, "bénéficient des législations nationales garantissant leur protection et la pleine jouissance de leurs droits", précisant que ces cas ont été documentés dans les témoignages des rapporteurs spéciaux des Nations Unies.

Pour sa part, Mme Elissa Waleska Kruger Alves Da Costa, psychologue et experte en matière de criminalité et de violence, a tenu à exhorter la communauté internationale à agir pour mettre fin aux souffrances des femmes sahraouies dans les camps de Tindouf, "dont la plupart souffre de troubles de stress post-traumatique, liés à toutes les formes de violence physique et psychologique".

L'experte internationale a, dans ce cadre, dénoncé l'exploitation par la machine de propagande polisarienne des femmes sahraouies en vue d'attirer l'attention des ONG internationales et ainsi obtenir de l'aide humanitaire, notant que la situation humanitaire dans les camps de Tindouf ne cesse de se détériorer en l'absence de toute visite sur le terrain des ONG pour obtenir des informations crédibles sur le calvaire des femmes de Tindouf qui dure depuis 40 ans.

De son côté, la pétitionnaire Fatima Lamine a mis à nu la pratique d'esclavage dans les camps de Tindouf, notamment à l'encontre des femmes de couleur qui sont "vendues ou obligées de se marier sans leur consentement", estimant qu'il s'agit d'une réalité qui ne peut être éternellement dissimulée par les tortionnaires du polisario et leurs protecteurs algériens.

L'esclavage, a-t-elle dit, a été dénoncé par plusieurs ONG internationales, comme Amnesty International, qui ont exigé l'ouverture d'une enquête sur les conditions de vie déplorables et les souffrances qu'endurent les femmes de couleur séquestrées au sud-ouest algérien à l'abri des regards de la communauté internationale.

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