Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Tracés Nomades- Voyages à travers les écritures à Dar Bellarj: Voilà... | via @lemagMaroc https://t.co/GUkHh4g14o https://t.co/jGJNtDHv14



Dr Ben Kirat - publié le Vendredi 5 Juillet à 13:26

Democratie, Chabat, Tindouf






Democratie, Chabat, Tindouf
‘On a qu’à se réjouir de l’exemple de la démocratie américaine sur la question de Julian Assange de WikiLeaks d’abord, d’Edward Snowden ensuite, et enfin de la collaboration des Européens (Espagne, Italie, France et Portugal en particulier) du fracas du détournement de l’avion du Président Evo Morales de la Bolivie le 3 Juillet 2013 pour apprécier le sens démocratique d’un poids deux mesures: Désespérance et panique de l’Oncle Sam, mais seulement cette fois-ci c’est un noir qui le représente et qui a trouvé l’Islam trop clément pour choisir un chemin plus hardi et devenir un évangéliste a peau blanche masque noir engagé. Peau noire masque blanc ou Peau blanche masque noir’, se demanderait Frantz Fanon.

Chabat devait aller plus loin et continuer dans la voie qu’il s’est tracée. Le Maroc n’a pas besoin de l’Algérie mais le contraire est vrai; le Maroc ne doit pas insister sur l’ouverture des frontières, bien que cette démarche ne soit rien d’autre que d’humilier les algériens et de les mettre au pied du mur, car ils ne peuvent répondre positivement aux demandes, car ça serait céder à la monarchie marocaine, la bête noire du régime algérien. L’Algérie c’est le cas du Royaume Uni et de l’Europe, à ne jamais se réconcilier avec l’idée européenne. L’Union du Maghreb Amazigh doit œuvrer sans l’Algérie, car l’Europe a mieux fonctionné sans le RU. Le retour de Tindouf est d’ordre capital et le Maroc doit récupérer ses régions livrées pour l’apaisement à un pays ingrat qui n’a de parole ni de la part du gouvernement provisoire du FLN ni avec l’Algérie indépendante de ces mêmes éléments et des généraux français.

Comme l’Ethiopie oppose la thèse des accords du colonialisme, qu’à un moment donné l’Afrique soutenait et maintenant la donne a changé parce que ça concerne le pays du Siège central de l’Union Africaine, et non le Maroc. Le principe du statu quo des frontières et traités hérités du colonialisme est maintenant rejeté par l’Afrique, donc le Maroc a plein droit de récupérer Tindouf et les régions annexées par la France et puis cédées à l’Algérie, ce frère ennemie, qu’il faut encore une fois vaincre pour convaincre.

L’Istiqlal a commencé avant l’Egypte de demander le départ de la gangrène Islamiste avec qui Abbas Fassi avait noué l’acte et Chabat veut annuler ce mariage forcé. Les marocains maintenant doivent faire preuve du 28 Février et de se rassembler en masse pour faire effacer le PJD de la scène politique marocaine. Il y a un seul Commandant des Croyants au Maroc, pas deux. Etre Musulman ne passe pas par les Islamistes, mais le contraire est vrai, car le PJD n’est pas détenteur ni du paradis, ni de l’enfer, c’est un parti d’opportunistes politiques bédouins et des petits fkih de compagne qui à peine se sont libérés de l’analphabétisme et arrivent tout juste de réciter ce qu’ils régurgitaient des Halkﻖa et de Jama’ﻉ Lafna, c’est-à-dire des démagogue Machiavel et muni d’un savoir antique de la rue, comme certains sociologues le font aujourd’hui et non des Oulémas savants, héritiers d’Averroès ou d’Ibn Khaldun, ce que certainement Philippe d’Iribarne essaye de faire en examinant les rapports entre l’islam et la démocratie dans son dernier livre, L’Islam devant la démocratie que l’auteur, lui-même, reflète son obscurité personnelle, comme l’obscurantisme de Ben Karane, en lumière. Seulement d’Iribarne est inconscient de ce qu’il dit de la force et de la véracité de l’Islam, il est loin des analyses sobres de Mohammed Arkoun, d’el Jabri, de Laroui, de Olivier Carré, de Maxime Rodinson, ou de Louis Massignon, car d’Iribarne a son propre agenda et ne fait que confirmer consciemment ou inconsciemment sa thèse et par implication la véracité du christianisme et le placer au-dessus de toutes les autres religions en étant l’avant-garde de la démocratie qu’il oublie émanant d’une révolution sanglante antireligieuse. La démocratie n’a jamais été le produit de la religion mais des hommes de la sagesse, l’homosexualité maintenant reconnu en France est sujet de la société, mais la Bible ne change pas, elle n’est pas admise. Contrairement à d’Iribarne la Bible comme «le Coran évoque à tout moment les preuves incontestables face auxquelles il n'est de choix qu'entre la soumission des croyants unanimes et le refus haineux d'infidèles honnis de Dieu.» Il a dévié de la logique d’impartialité de Gandhi, car toutes les religions se valent l’une de l’autre ou comme Bertrand Russell les a décriées, «Je pense que toutes les grandes religions du monde, le bouddhisme, l'hindouisme, le christianisme, l'islam et le communisme, sont à la fois fausses et nuisibles. [...] Je suis aussi fermement convaincu que les religions sont nuisibles que je le suis qu'elles sont fausses.»
Ou même que Marx rejette également la thèse du déisme, et condamne la religion à une addiction d’Opium: «La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple.» Il faut ajouter également que le capitalisme, fondation de cette démocratie, est une doctrine sans âme qui plonge le consommateur dans une hallucination profonde des hachachines chiites, brigade de terrorisme datant de l’Ismaïlisme de Salah Eddine (Saladin) et ne se différencie guère de «l’opium du peuple.» Mais d’Iribarne n’est rien d’autre qu’un propagandiste de sa foi qui ne diffère guère d’un Voltaire mal informé à l’égard de l’Islam et sa culture, de Renan ou d’un Aquin, car il a complètement oublié l’histoire du Christianisme vis-à-vis l’Islam et ignoré à quel point le christianisme a été sûr de sa doctrine au point de s’engager dans les Croisades, l’Inquisition et la Reconquista. Il a complétement oublié le massacre des Cathares et des Protestants dans le monde et de surcroit la France. Le Christianisme n’a d’égal en violence à aucune autre religion et n’a jamais été démocrate car le concept même lui échappe sinon pourquoi le remplacer par la laïcité?

La Chine avec 1,3 milliards de personnes n’est pas démocrate non plus, car être démocrate n’est rien d’autre qu’une volonté politique inévitable avec l’évolution de chaque pays et la Chine a la sienne. La Révolution sanglante de la France n’est pas un acte démocrate ou même une volonté de démocratie mais une opportunité de pouvoir et des règlements de comptes entre le roi d’une part, les religieux et l’aristocratie d’autre part et la classe moyenne et les masses de l’autre. Ces derniers sont manipulés par les borgnes intellectuels de l’époque, comme le sont aujourd’hui les Morsi d’Egypte, le PJD de Ben Karane du Maroc, les Islamistes de Tunisie ou de Libye, sans en parler de ces barbares arracheurs de cœur des Syriens mais ne pouvaient pas le faire à l’arche ennemi ‘le soldat Israélien’, et ainsi de suite. Contrairement à d’Iribarne, les Morsi ont échoué et la démocratie du peuple a triomphé, l’effet de domino doit suivre; la Tunisie d’abord, l’Algérie et le Maroc ensuite…

Plus encore d’Iribarne veut minimiser de la démocratie turque, mais la raison est plus profonde et historique, car une Turquie forte est un défi aux petits coqs français. Un pays laïc de confession musulmane va encore une fois surpasser la France, dont l’aide de Barbarossa n’est pas oublié par certains, car la libération du sud de la France était grâce à l’armée turque qui a évincé et les Italiens et le saint Empire Romain et les Habsbourg. La France n’a-t-elle pas sollicité l’armée de l’Empire Ottoman quand Francis I demanda l’aide à l’Amiral Barbarossa et libéra Nice en 1543, et le roi met à sa disposition la Cathédral de Toulon transformée en Mosquée? Voilà l’idée derrière les déclarations d’Iribarne qu’au fait l’arbre cache la forêt et non que l’arbre ne doit pas nous cacher la forêt, car le livre est loin d’être considéré comme une œuvre de recherche sérieuse mais un amalgame du discours des Orientalistes traditionnels avec des esprits bornés qu’Edward Saïd a démasqué, c’est un stéréotype d’un langage de la rue datant des troubadours itinérants et d’une continuation de l’histoire de la Chanson de Roland, que certains Français ne cessent de fredonner.

Pour le Maroc, ce n’est pas le genre d’Iribarne qui va le changer, mais c’est les marocains eux-mêmes qui doivent le faire. Il faut donc procéder immédiatement à un amendement radical de la Constitution et il ne faut pas être fourbe de croire que le Maroc jouit d’une constitution démocratique car elle n’a changé que le vernis de la surface de la scène politique, voir mon article sur les partis politiques au Maroc dont voici un extrait:
«Il faut remarquer la rétrogradation de la politique marocaine en niant tout ce que Jabri a essayé d’illuminer sur l’élection du PJD qui est maintenant au gouvernement avec la complicité du pouvoir au plus haut niveau qui a enfin créé une constitution sur mesure qui ne diffère guère de la dictature précédente. Elle nécessite un amendement immédiat afin de démocratiser la formation d’un gouvernement lorsqu’aucun parti n’a pas réussi à obtenir une majorité absolue. Il faut limiter le temps de consultation au parti avec le plus de sièges à un mois afin de former son gouvernement, faute de quoi, la relève passe au deuxième parti ayant reçu la deuxième place par le nombre de sièges et ainsi de suite; cette démarche universellement utilisée peut se limiter au moins à trois reprises avant de procéder à de nouvelles élections, faute d’arriver à un consensus de former un gouvernement. Si ce système était en place, le PJD n’aurait jamais été au pouvoir et encore moins être invité à faire partie de quelconque gouvernement. C’est la voie démocratique la plus pratiquée dans le monde, et non recourir encore une fois au clientélisme d’antan. …Alors le présent gouvernement est imposé et la démocratie n’a pas été utilisée au sens le plus large de la pratique universelle, et pour ce il n’est d’aucune manière le choix des Marocains. Ben Karane et le PJD Dégage.»

L’autre argument de certains démagogues est la question de stabilité économique, mais au contraire le retrait de l’Istiqlal du gouvernement n’affaiblira nullement les investissements, car les encourager et il faut rappeler que s’ils ont reculé c’est à cause des Islamistes au pouvoir que le monde des affaires déplore et déteste au point qu’il refuse de s’entendre avec Satan. Ben Karane lui-même admet qu’il ne se connait en rien en économie, mais il est qualifié de prêcher le droit de la Charia dans un Msid de campagne et d’encourager les viols des jeunes filles afin de les forcer au mariage et ainsi Ben Karane maintiendra-t-il sa pudeur, avec son ministre de la Justice, Ramid, ou de gérer les affaires familiales qui se font en comptabilité en partie double, mais à la tradition marocaine et non à la convention internationale. Ce qu’il faut au Maroc, comme en Tunisie et au Maghreb c’est des gouvernements non-islamistes, et séparation totale de ce qui est à Dieu et de ce qui revient aux Marocains: Dieu se trouve d’abord en soi et chez-soi et ensuite à la Mosquée ou au Msid, et la Politique se pratique et se trouve au Parlement et dans ses institutions avec une séparation des pouvoirs bien déterminée.

Quelques indices de la démocratie marocaine
Il faut revoir le système du RAMED qui n’est pas praticable et non équitable non plus. Les programmes de la télévision marocaine car la démocratie ce n’est pas répéter les mêmes informations pour ne rien dire et pendant 24 heures pour passer des messages dépourvus de sens et que les marocains n’arrivent pas à comprendre.

La démocratie ça veut dire avoir ce paysan du Msid avec son rosaire recevant les leaders politiques étrangers au siège du gouvernement, heureusement que Makarios n’est plus au pouvoir pour faire face à son rosaire et croix autour de son coup, et prier dieu qu’il l’aide à trouver son chemin, car il ne sait quoi dire, sauf ‘al Hamdulillah, Allahu Akbar 33 fois et continuer ad infinitum, espérant un miracle de résoudre le problème croissant de l’économie du Maroc et ce depuis son arrivée au pouvoir; Ben Karane connait bien sa Soura, donc il appartient au Jama’ع ou Msid et ne mérite même pas une Mosquée/Masjid.

Puis ensuite il y a des programmes marocains à la télévision, refuge et asile des fous! Est-ce qu’il y a des gens normaux au Maroc ou seulement des fourbes et des idiots comme des feuilletons les présentes au quotidien à la TV marocaine? Pire encore, ce doublement des films turcs et étrangers avec les mêmes voix et le même langage sans sens et des histoires banales et sans fond, est-ce que par ces exemples que le Maroc va avancer? Ca plaît peut-être à Monsieur Ben Karane: il comprend très bien ce dialectal vulgaire de sa tribu et qui convient au sens de son humour et ses commérages.

La démocratie marocaine encore c’est l’échec du ministère de l’éducation avec 37,91% de réussi au Bac en première session 2013. Pertes de ressources et négligences d’éduquer les jeunes marocains et de créer un système qui réponde aux exigences d’apprentissage des élèves. Le système ne marche pas et c’est la faute du gouvernement et à eux de se réunir avec les enseignants et de revoir les raisons de ces défaillances et de promouvoir le recyclage des professeurs moins performants et des décideurs au ministère sans expériences pédagogiques. Il faut une réussite à près de 100%.

Islamiste: Coquin! Si tu veux du sang va le chercher à la battoire/ݣورن/ﻣﺟﺯﺮ

PJD: Travail pour Tous! C’est mon cul!

Ben Kirat PhD, Professeur à l’Université de Marbella, Malaga, Espagne, Auteur des livres International Relations and Franco-Moroccan Co-operation 1940-2012, et Immigration and the Influence of Islam in French Politics and International relations 1900-2012, (Oxford: Joshua Horgan Partnership, 2012).


Tagué : Ben Kirat

               Partager Partager


Commentaires

Dans la même rubrique :
< >

Lundi 10 Octobre 2016 - 19:04 L'école, écosystème

Jeudi 6 Octobre 2016 - 12:02 Des législatives 2.0