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APS - Lemag - publié le Jeudi 9 Janvier à 09:25

Débat à Paris sur Les étapes 'prévisibles des révolutions arabes'



Paris - Une rencontre-débat s'est animée mercredi soir à Paris, sur le thème 'Les étapes prévisibles des révolutions arabes'.



Selon un chercheur au Centre algérien de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (Crasc), Abdelkader Abid, on est confronté à une « non visibilité » des buts de ces révolutions. Tout en concédant la difficulté d analyser un processus en cours, il a affirmé que les objectifs de ces mouvements demeurent « inconnus ».

«Si vous demandez aux acteurs directs de ces révolutions qu ils soient Egyptiens, Libyens ou à des Tunisiens où vous allez ? Ils ne sauront vous répondre avec précision », a-t-il opiné, estimant que des réponses pareilles relèvent du rôle des élites qui doivent « éclairer sur ces projections ».

Le chercheur au Crasc a rappelé que ces mouvements dans le Monde arabe étaient certes prévus depuis longtemps par des experts internationaux, mais pas les contours et les cheminements respectifs.

Il a cité, pour étayer son propos, un rapport de 2002 du Pnud sur le développement humain dans le monde arabe, qui tablait sur le savoir, les libertés et l'émancipation de la femme. Il prévoyait, pour ce faire, trois « voies » de changement dans la région: la voie catastrophe imminente, soit le changement violent, la voie prospérité humaine, soit le changement pacifique, ou encore celle intermédiaire,prévoyant une réforme poussée par l étranger.

M. Abid a également relevé que les mouvements populaires dans certains pays arabes n ont pas permis l émergence d une élite, affirmant que ceux qui se présentaient comme tels en s exprimant surtout par la voie des réseaux sociaux ont vite fini par être « récupérés » par les pouvoirs en place dans un but de «reproduction» de l ancien système .

Tout en admettant que les élites émergeaient lorsqu une société connaissait une crise, il a fait remarque qu une telle éventualité pourrait se produire ou pas.

«La crise peut se produire et l élite n apparait pas», a-t-il lancé,estimant que les élites actuelles dans le Monde arabe sont ballotées entre un modèle démocratique occidental « en crise » et les courants islamistes.

De son côté, l'ancien ambassadeur français Pierre La France a estimé que le principal« mérite » des révolutions arabes consiste à avoir porté sur la place publique le débat sur la laïcité et l islamité dans la région.

Tout en constatant un bouillonnement dans le Monde arabe qui aurait permis selon lui l émergence d une « société citoyenne », le diplomate, anciennement en poste notamment à Nouakchott, a concédé que les démocraties occidentales sont « en crise » et ne peuvent plus de ce fait servir de modèle aux pays arabes.

La rencontre débat a été organisée par l Institut de recherche et d études Méditerranée et Moyen-Orient (iReMMO), établissement parisien qui se propose de contribuer à l analyse critique des grandes problématiques de cette région.

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