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MAP - publié le Lundi 9 Novembre à 12:04

De la neige à l'asphalte, Samir Azzimani revisite la Marche verte en ski-roues






Laâyoune - Fait inaccoutumé pour un skieur habitué aux slaloms, au froid et à la neige, le jeune marocain Samir Azzimani a choisi de revivre, à sa manière, l'épopée de la Marche verte en parcourant, au bout de neuf heures de labeur en ski-roues, la distance de 106 km de bitume reliant Tarfaya et Lâayoune.
"J'ai opté pour ce procédé volontiers pour marquer ma participation aux festivités de cet événement historique", lance d'emblée Azzimani dans une déclaration à la MAP.

Il assure avoir défouraillé ses roulettes pour skier "avec beaucoup de coeur" le long de ce tronçon routier hautement symbolique qui rend l'écho de réminiscences toujours vivaces de la Marche verte, 40 ans après.

"C'est ma manière de me joindre aux festivités. Je ne pouvais rester spectateur", dit-t-il non sans fierté, précisant que l'idée de ce périple s'est imposée d'elle-même "par fidélité à la mémoire et dans l'objectif de contribuer à relier le passé au présent".

"Je me suis lancé sur les traces des 350.000 volontaires ayant répondu présent à l'appel de la patrie il y a 40 ans", reprend ce skieur olympique qui se présente comme un ardent défenseur de la discipline au Maroc. 

En séjour au Maroc pour préparer une thèse sur le "financement des sports de haut niveau au Maroc" pour l'obtention d'un MBA en management du sport à Paris, il poursuit que cette aventure symbolique a été rendue possible grâce au soutien moral et financier de l'association "Forum des compétences maroco-canadiennes". 

Azzimani, né en 1977 à Levallois-Perret (France), affirme que la virée Tarfaya-Lâayoune n'a pas été une sinécure. "Des fois, j'avais l'impression d'avancer en reculant" métaphorise-t-il, précisant avoir skié à bâtons rompus, rudesse de certains segments oblige.

Muni de deux poutres et deux bâtons, ses compagnons de route, il souligne avec beaucoup d'émotion que le moment le plus marquant de ce voyage "est assurément l'accueil chaleureux qui m'a été réservé par les habitants des villages et des patelins".

Visiblement rompu à ce genre de périples, Azzimani se remémore un voyage similaire au cours duquel il a skié, il y a deux ans, entre Oujda et Laâyoune, soit 1.700 km, à la force des forceps et des jambes. "J'ai, cinq semaines durant, sillonné plusieurs villes marocaines et j'ai pu apprécier ce passage onctueux entre les contrastes pittoresques de notre pays... Il y a de quoi être fier", se réjouit-il.

Sur les moments forts de sa carrière, il assure être "le premier skieur au monde à avoir signé une reconversion exceptionnelle : passer du ski de descente, communément appelé ski alpin, au ski nordique". Une volte-face qui "tenait au besoin pressant de peaufiner mes préparatifs et d'améliorer ma condition physique, condition sine qua non pour tout skieur de haut niveau".

Il y deux ans, alors qu'il se préparait pour les courses alpines de la FIS (Fédération Internationale de Ski), il se passionne pour le ski de fond (ski nordique) et parvient même à se qualifier pour les Jeux de Sotchi en Russie (2014) en sprint skating.

Actuellement moniteur de ski en France, il est le premier athlète marocain à participer à des Jeux olympiques d'hiver, à Vancouver en 2010.

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