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Ahmed Addou - publié le Vendredi 8 Août à 18:00

Conflit algéro-marocain : Jusqu’à quand la politique du wait and see ?






Comme le souligne d’emblée le titre, ce que l’on appelle communément l’affaire du Sahara est en réalité un conflit algéro-marocain par Polisario interposé. Tout le monde sait que l’Algérie et le Polisario sont les deux faces d’une même entité et que le conflit du Sahara a été créé de toutes pièces et alimenté par l’Establishment militaire algérien. En effet, c’est l’Algérie qui, depuis quatre décennies, héberge, entraîne, finance, arme et soutient diplomatiquement les séparatistes et les mercenaires du Polisario.
L’Algérie constitue donc une partie principale dans ce conflit, mais elle n’a pas le courage politique de le reconnaître. L’Algérie officielle qui pratique un double jeu, ne cesse de proclamer à qui veut l’entendre sa neutralité dans le dossier du Sahara marocain, alors qu’elle œuvre inlassablement, activement, directement et par Polisario interposé, à contrecarrer la volonté de préservation de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

Précisons au passage que depuis 1975, date de La Marche Verte, jusqu’à aujourd’hui, l’oligarchie militaro-politique au pouvoir en Algérie aurait dépensé plus de 250 milliards de dollars pour financer les campagnes médiatiques contre le Maroc et pour soutenir le Polisario sur le plan diplomatique et militaire, alors qu’elle prétend ne pas être partie prenante dans ce conflit (source :algerie times).
Ainsi, « l’Algérie sœur » qui aurait dû être la première à se solidariser avec le Maroc et à l’appuyer dans sa lutte pour la récupération de ses terres spoliées par le colonisateur espagnol et pour le parachèvement de son intégrité territoriale, a préféré être la première à le poignarder dans le dos.

Une belle leçon d’ingratitude et un bel exemple de fraternité !

Depuis 1962, de Benbella à Bouteflika, en passant par Boumediene, les dirigeants algériens ont adopté une politique hostile et belliqueuse à l’égard du Maroc. Au lieu de reconnaître leurs erreurs et de faire leur mea culpa, ils s’entêtent, persistent et signent et préfèrent opter pour la fuite en avant et pour l’escalade.

« C’est le propre de l’homme de se tromper, seul l’insensé persiste dans son erreur »(Cicéron).L’Histoire nous apprend que rien ne grandit plus les hommes que le fait de reconnaître leurs erreurs pour y apporter les solutions adéquates. Ce qui est loin d’être le cas de ceux qui détiennent le pouvoir en Algérie.

Qui dit parti unique, dit pensée inique, dit pouvoir maléfique, dit politique machiavélique.

Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, les présidents Benbella, Boumediene et Bouteflika qui faisaient tous les trois partie du clan d’Oujda, après avoir trahi, confisqué, perverti et assassiné la révolution algérienne et après avoir amputé le peuple algérien d’une liberté et d’une dignité acquises dans le sang, n’ont eu de cesse d’en découdre avec le Maroc et ont cherché par tous les moyens à le déstabiliser, à l’affaiblir, voire à le détruire. En effet, la junte militaire à Alger estime que la survie de l’Algérie dépend de l’anéantissement du Royaume du Maroc. Cela relève de la paranoïa.

L’Algérie n’aime pas l’ingérence, mais elle la pratique, tout particulièrement à l’égard du Maroc. Les locataires du palais Al mouradia se sont tous acharnés à tour de rôle à torpiller les efforts du Maroc en vue de l’empêcher de parachever son intégrité territoriale.
Pour qui se prend l’Algérie ? De quel droit s’immisce-t-elle dans les affaires intérieures du Maroc ? Qui l’a mandatée pour parler au nom des habitants du Sahara marocain, qui de génération en génération, de père en fils et ce, depuis des siècles, ont toujours fait acte d’allégeance aux Sultans du Maroc ?

L’Algérie telle qu’elle existe actuellement n’est rien d’autre qu’une entité factice créée de toutes pièces par le colonialisme français, mais qui est condamnée à court ou à moyen terme à éclater en mille morceaux.

« L’Algérie est une chimère du colonialisme, qui se fragmentera naturellement avec l’épuisement des hydrocarbures du Sahara oriental » (dixit feu S.M. le Roi Hassan2).

Le Polisario quant à lui, n’est qu’un virus introduit par l’axe Alger-Tripoli dans le corps du Grand Maghreb, un virus en passe d’être neutralisé et éradiqué.

Malgré toutes les manigances et les viles manœuvres de l’Algérie, le Polisario est appelé à disparaître, à cesser d’exister et à être rayé de l’Histoire.

Dans cette affaire du Sahara, l’Algérie a abattu toutes ses cartes et a franchi toutes les lignes rouges. Sans aucun scrupule, elle a bafoué toutes les lois de bon voisinage et a fait voler en éclats tous les liens de fraternité et toutes les valeurs de solidarité qui existaient entre nos deux peuples.

Depuis 1962 et malgré toutes les similitudes historiques, linguistiques, religieuses, culturelles et sociales, les relations algéro-marocaines n’ont jamais été au beau fixe et ont même été à maintes reprises très tendues et très houleuses.

Certes, nos régimes politiques diffèrent, mais il y a plus de choses qui nous rapprochent et nous unissent que de choses qui nous séparent et nous opposent. L’acceptation de nos différences est inéluctable et constitue une condition sine qua non du vivre ensemble.

L’Algérie est restée jusqu’à présent sourde à toutes les possibilités de réconciliation, insensible à toutes les tentatives de solutionner nos litiges, fermée à toutes les logiques constructives et continue à alimenter des tensions qui mettent en péril notre avenir commun.
Il est inutile de se voiler la face. Entre le Maroc et l’Algérie, la rupture est bel et bien consommée. Sauf miracle et jusqu’à preuve du contraire, Alger et Rabat restent irréconciliables. Leurs relations sont arrivées à un point de non retour. L’Algérie ne peut plus faire machine arrière. Aucun revirement n’est donc possible. L’Algérie s’est trop engagée et trop enlisée dans l’affaire du Sahara marocain. Même si elle le voulait, elle ne pourrait guère se désengager au risque de se discréditer non seulement aux yeux de l’opinion publique algérienne, mais aussi et surtout aux yeux de l’Afrique, du monde arabe et de la communauté internationale.

Le Maroc lui a offert une porte de sortie honorable : le plan d’autonomie élargie pour le Sahara ; une proposition qui constitue selon les experts des litiges territoriaux, une concession courageuse du Maroc, car elle balise le terrain pour un règlement politique du conflit du Sahara, sans vainqueur ni vaincu ; une solution qui apaiserait les tensions et éloignerait tout risque d’embrasement de la région ; une solution juste, durable, démocratique et pérenne, à laquelle il est difficile de ne pas adhérer, sauf à persister dans la mauvaise foi et à refuser de se soumettre au verdict de l’Histoire et de la réalité sur le terrain.
Malheureusement, l’Algérie et sa marionnette le Polisario n’ont pas su saisir cette opportunité historique.

Ainsi, entre le Maroc et l’Algérie, l’Histoire s’enlise pour ne plus se désembourber. Au litige frontalier, toujours vivace et impossible à occulter, est venu s’ajouter le conflit autour du Sahara marocain.

Le contentieux avec l’Algérie reste donc entier, avec ses deux facettes frontalière et saharienne. Les autorités algériennes savent très bien qu’après la réintégration définitive de son Sahara occidental, il faudra bien que le Maroc récupère ses territoires spoliés aux confins des frontières algériennes jamais définies à savoir le Sahara oriental (Tindouf/Béchar/Hassi Beida/ ElKnadssa….) que la France coloniale a offert en cadeau à « l’ Algérie française » au détriment du Royaume chérifien. Et c’est cela que redoute l’Algérie.
On ne le répétera jamais assez : le problème du Sahara est avant tout un problème algéro-marocain. Si le plan d’autonomie proposé par le Maroc n’a pas rencontré l’adhésion de l’Algérie, c’est parce qu’il n’offre rien à cette dernière si ce n’est une porte de sortie honorable. Et de cela, l’Algérie ne saurait se contenter.

Ce que veut vraiment l’Algérie, c’est la partition pure et simple du Sahara occidental : une partie pour le Maroc, une partie pour le Polisario et une partie pour elle.

Que de temps perdu ! Que de rêves brisés ! Que d’espérances déçues pour de vaines querelles !

Certes, on ne peut pas rattraper le temps perdu, mais on peut essayer d’effacer les rancœurs, de réparer les fautes commises dans le passé, de se reconstruire et de construire ensemble l’avenir en repartant sur de nouvelles bases, des bases saines et solides.
Il est encore temps pour l’Algérie de s’inscrire dans une dynamique positive à même de débloquer la situation, de reconsidérer son soutien au mouvement séparatiste et terroriste qu’elle abrite depuis 1975, de reconnaître qu’elle défend une cause perdue et de se retirer dignement et sans dégâts de ce jeu pervers et de cette spirale infernale.

Pour ce faire, il est du devoir de l’Algérie de se réconcilier d’abord avec elle-même, avec son passé et avec son Histoire avant de pouvoir le faire avec le Maroc.

Ceci dit, tous les observateurs et tous les analystes politiques s’accordent à dire que le statu quo représente un sérieux risque non seulement pour les pays du Maghreb, mais aussi pour la région du Sahel.

Si le maintien du statu quo arrange les ennemis de notre intégrité territoriale, c’est loin d’être le cas pour le Maroc qui doit tout mettre en œuvre pour faire bouger les choses, en vue d’aboutir le plus vite possible à un règlement de ce conflit factice qui n’a que trop duré et pour clore définitivement ce dossier.

Le Maroc devrait mettre un terme à sa politique du « wait and see » et faire en sorte qu’il redevienne comme il l’a toujours été : le pays du « walk, work and win ».

De la part du Maroc, ce serait faire preuve d’immaturité et d’irresponsabilité politiques, voire de défaitisme et de capitulation en ne faisant rien et en optant indéfiniment pour une approche attentiste concernant cette question vitale.

Cette attitude attentiste est totalement inacceptable. Nous ne devons plus rester dans l’expectative. Il faut savoir provoquer les événements et les changements, au moment opportun et avec les moyens adéquats. Il ne faut pas hésiter à faire le forcing à condition que les risques soient calculés et mesurés. Il est impératif aujourd’hui plus que jamais de passer du « wait and see » à la redéfinition de la stratégie politique du Maroc concernant le dossier du Sahara et le différend avec l’Algérie. Nous ne pouvons plus continuer à adopter une approche passive et attendre de voir comment évoluera la crise, dans l’espoir que les dirigeants algériens changent de position et reviennent à de meilleurs sentiments.

« La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien » disait Edmund Burke.

Il faut donc dépasser le stade du « wait and see », prendre les choses en main, anticiper et innover et faire appel au génie marocain.
Le Maroc devrait en finir une fois pour toutes avec la stratégie du « wait and see » à l’égard de l’Algérie. Rabat devrait lancer un ultimatum à Alger avec un calendrier précis et une date butoir et lui donner le choix entre une paix négociée et durable ou une guerre déclarée et généralisée et ce, après consultations avec les membres permanents du conseil de sécurité et après concertations avec les pays frères et amis.

La paix, c’est maintenant ou jamais ! Toute solution ne peut être qu’entre Rabat et Alger.

Si l’Algérie et le Maroc parviennent à solutionner tous leurs problèmes et à dépasser toutes leurs divergences, ils en sortiront tous les deux grandis.

Les hauts responsables des deux pays devraient faire preuve de plus de maturité politique, s’asseoir à la même table et entamer des négociations sereines et constructives.

Si l’on veut aboutir à une normalisation des relations entre le Maroc et l’Algérie, il faudra d’abord mettre fin aux coups tordus, aux différentes campagnes de dénigrement systématique et restaurer la confiance entre ceux qui détiennent le pouvoir à Rabat et à Alger.

Si Le Maroc et l’Algérie réapprennent à dialoguer, ils donneront ainsi à la communauté internationale l’image de deux nations qui savent faire la guerre, mais qui savent aussi faire la paix.

Disponibilité donc du Maroc pour la paix avec l’Algérie si elle veut bien se convertir à une politique de bon voisinage, mais aussi option, s’il le faut, sur une guerre ouverte et déclarée, qui risque d’embraser toute la région.

Le conflit factice autour du Sahara va-t-il dégénérer en guerre ouverte entre Rabat et Alger ? Les dirigeants algériens ont à maintes reprises déclaré qu’il n’y aurait jamais de Casus Belli avec le Maroc, mais ils font tout pour provoquer la guerre.

Dans le contexte actuel, l’éventualité d’une guerre entre le Maroc et l’Algérie n’est pas à exclure.

Si l’Algérie campe sur ses positions et refuse tout compromis, le Maroc l’affrontera avec des armes. Seule une défaite militaire sera en mesure de faire plier l’Algérie et de l’amener à signer un traité de paix avec le Maroc.

Si demain une guerre éclate entre nos deux pays, l’Algérie en endossera l’entière responsabilité devant Dieu, devant l’Histoire, devant nos deux peuples et devant la communauté internationale.

En cas d’agression, les Forces Armées Royales riposteraient avec fermeté et détermination contre le régime algérien. Ce sont les nerfs vitaux et les points névralgiques de l’Algérie qui seraient visés prioritairement (champs gaziers / sites pétroliers / bases militaires….).

Certes, une guerre n’est jamais belle, une guerre n’est jamais propre ; elle ne peut engendrer que le désordre, la destruction et la désolation. Mais elle peut s’avérer dans certains cas un mal nécessaire.

Une dernière question s’impose ; une question que se posent les deux peuples des deux côtés de la frontière et à laquelle personne ne peut répondre : Entre le Maroc et l’Algérie, est-ce le meilleur ou le pire qui reste encore à venir ?

Seul l’avenir nous le dira.

AHMED ADDOU
Enseignant à Oujda



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