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Karim El Maghribi - publié le Dimanche 1 Juillet à 00:36

Comment de soi-disant investisseurs arabes se moquent du code du Travail marocain




Ils sont arrivés en force au Maroc après le décès du Roi Hassan II et surtout après les attentats du 11 septembre 2001 à New-York. Avant 1999, la direction des investissements arabes au ministère des Finances était quasiment au chômage technique.



Comment de soi-disant investisseurs arabes se moquent du code du Travail marocain
En 2003, un mystérieux « club des investisseurs arabes »  voit le jour à Casablanca. Il sera piloté par un tandem d’hommes d’affaires saoudiens d’origine yéménite. Cette officine qui n’avait ni statuts ni mission claire avait pour objectif, expliquait le couple dirigeant devant des médias fascinés, de défendre les intérêts des investisseurs arabes au Maroc. A les entendre on croirait qu’ils étaient persécutés par les autorités. « Pas du tout ! », nous confie une source bien informée. Avant le début de la décennie 2000, tout projet d’investissement arabe au Maroc était passé au peigne fin par les services concernés. « Et ce quelques soient  le montant, la nature et l’origine de ce projet. », continue notre source.

Revenons à nos dromadaires, au début de la décennie 2000. L’attaque des Twin Towers new-yorkais  par des terroristes de Al-Qaïda qui a fait plus de 3000 morts a déclenché une série de mesures sécuritaires préventives et punitives, décrétées par les autorités américaines  et  qui ont mis à l’étroit certains gros bonnets arabes de la finance douteuse. Conséquence : une partie de ces gros bonnets dont quelques noms ont même été soupçonnés par Washington d’accointance avec la nébuleuse de Ben Laden met le voile vers le Maroc, alors le pays arabe le plus ouvert aux investissements étrangers et qui de surcroit venait de redéfinir ses relations avec le monde arabe…

C’est alors que le volume des investissements arabes est passé à la vitesse supérieure si bien qu’en 2008, plus de 80 % des investissements arabes au Maghreb sont allés au Maroc. Mieux : Les investissements arabes au Maroc figuraient en tête de liste des investissements directs étrangers (IDE) au Royaume en 2010, avec 10 % du montant total des IDE. Les investissements européens n’arrivent qu’en deuxième position avec 9 % alors que ceux émanant de la Russie, des États-Unis et du Japon, ne représentent moins de 10 % du montant total des IDE au Maroc. On ne peut qu’applaudir, des mains et des pieds. Seulement il y a le revers du dinar. Nombre de ces investisseurs arabes n’ont pas pu se défaire de leurs cultures et mentalités de bédouins  arriérés en débarquant au Maroc. Certains n’hésitent pas à gérer leurs entreprises comme un harem pour ne pas dire un troupeau de chameau. Le code de travail est pour eux une notion vague (1). Dès qu’une société commence à connaître la moindre difficulté, ces dirigeants arabes, agissant souvent par l’entremise d’une femme marocaine (réputée sans foi ni loi) se mettent à envoyer des lettres aux autorités concernées, préfecture et inspection de travail, leur demandant s’il est possible de se séparer d’une partie du personnel sans contrepartie financière tel que prévue par la loi du travail ! (2) Evidemment ce sont les plus honnêtes qui sont en tête de liste des candidats au départ forcé. Il faut savoir que dans ce type d’entreprise les mouchards, les lèches-bottes at autres incompétents sont toujours bien vus et bien notés.

Dernière histoire en date qui  confirme cette triste règle bédouine est ce qui est arrivé au personnel marocain du fameux centre médical du soi-disant Docteur Mohamed Al Hashemi. Mercredi dernier, une femme marocaine agissant au nom de charlatan d’origine émirati qui prétend guérir le Sida et le cancer avec des infusions d’herbes enrobés de quelques sourates du Coran (il prétend aussi chasser le démon et Satan des demeures par ses lectures du Coran diffusées par sa chaîne satellitaire al-Hakika « la vérité »)  s’est adressée à un groupe d’employés dont une majorité de femmes dudit centre médical avec des propos peu amènes,  en les traitant  toute bonnement d’ « ânes » ! Le Docteur a été plus courtois : il leur a conseillé d’aller se marier pour chasser le démon qui les habite !  Certaines de ces pauvres femmes qui observaient un sit-in dans les locaux dudit centre à Casablanca pour protester contre une décision unilatérale du soi-disant médecin de réduire leurs salaires de moitié, sont carrément tombées dans les paumes. Pour les réanimer le fanfaron  de la médecine douce leur a proposé le remède idéal : Leur verser uen partie de leurs droits en échange d’un départ définitif. Rien que ça ! Il semble que le savoir-faire de l’esbroufeur qui a été arrêté par la police casablancaise en avril 2009 et dont un local (Rue des Mimosas, quartier de Beauséjour) été fermé par les autorités n’a pas prise sur le code de travail  marocain dont il se moque, toutefois,  comme de sa première dishdasha.



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