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Moulay Hicham Mouatadid - publié le Lundi 8 Août à 17:25

Chine : De la défensive à la défensive active




La Chine, l’une des plus anciennes civilisations au monde, détient la plus grande armée du monde avec environ 5 088 000 membres (actifs, réservistes et autres forces de type militaire) et ce, par-devant les États-Unis, dont l’effectif est uniquement dans les 2 298 040 personnes. En revanche, sur le plan budgétaire, la République de Chine se contente encore d’avoir le deuxième plus grand budget militaire de la planète (215 G $) derrière les États-Unis (596 G $).



Moulay Hicham Mouatadid
Moulay Hicham Mouatadid
Le duel géostratégique progressif entre les États-Unis et la Chine pour le contrôle de la région pacifique, il constitue l’orbite tactique par excellence qui préoccupe les deux puissances quant aux enjeux de puissances et d’influences. Or, la Chine pour sa défense, recourt surtout aux renseignements et à une politique économique originale, et dans ce sens elle utilise principalement sa vertu technico-militaire. D’ailleurs, c’est cette classique technique d’infiltration dans un certains nombres de pays concurrents, que la Chine empile dans tous les sens, notamment à travers les investisseurs.

Toutefois, et comme dans n’importe quel appareil de sécurité étatique, ce pays de l’Asie de l’Est, accorde à l’avenant une importance sui generis pour une coordination professionnelle civilo-militaire. Or, c’est à travers ses organismes centraux, du bureau politique du parti communiste Chinois, le coordinateur des services de sécurité et le comité central de sécurité, que la Chine dirige ses actions au niveau des renseignements internes, renseignements militaires et renseignements internationales. En outre, la démarche de choix souvent manipulée par ces organismes chinois de sécurité, s’appuie sur un recrutement d’agents d’informations payés avec de l’argent liquide. Cependant, cet appareil sécuritaire vise la plupart du temps, les infiltrations dans les restaurants, les départements scientifiques des universités, les agences de voyages et la création des associations et entreprises…

Au cours des deux dernières décennies, on constate clairement un rattrapage technologique diligent de la Chine. Cette évolution qui s’inscrit dans le cadre de sa nouvelle philosophie de suture, d’une stratégie de sécurité « défensive » à une politique sécuritaire qualifiée de « défensive active », a été corroboré dans son document de stratégie militaire. L’une de ses préoccupations majeures à l’heure actuelle, est de se passer des technologies américaines pour sécuriser ses agences gouvernementales et ce, avec des équipements de productions locales sous une vision sécurisante loin de toute surveillance. Autrement dit, les entreprises d’États chinoises ont opté pour le développement des nouveaux systèmes d’exploitation afin de pétrir une industrie de haute technologie autonome de toute technologie étrangère.

Au-delà de la dimension technologique, la République populaire de Chine se profile davantage de ses visions trop idéologiques, et s’inscrit de plus en plus dans les rangs des pays qui adoptent des approchent pratiques et pragmatiques. Ce revirement dans sa ligne de conduite, vient d’étayer ce passage de « la défensive » à « la défensive active ». Ce choix de mouvement obligatoire, était une décision stratégique prise par les chinois, contre les actes provocateurs de certains de leurs voisins, notamment les efforts du Japon à jouer un rôle militaire plus actif, et aux enjeux géostratégiques des puissances extrarégionales. Également, cette volonté de consolider une présence militaire à l’étranger, accule la stratégie de défense chinoise de renoncer à la simple optique défensive, pour rejoindre la défense active.

Une grande majorité des pays en Asie du Sud-Est, ne cessent pas de dépenser de gros budgets pour l’armement, dans la perspective d’un éventuel affrontement avec la Chine. C’est l’une des régions du globe où les conflits territoriaux constituent une mise sécuritaire, particulièrement en mer de Chine méridionale. Une grande partie des conflits dans cette zone de l’Asie, sont liés à une question de souveraineté sur des territoires, qui n’ont jamais fait l’objet d’accords de consentements entre les parties en conflits. Le jeu compliqué d’influences entre les États-Unis, la Russie, l’Australie et la Chine, embrouille aussi la conjoncture géostratégique de la région.

L’atmosphère obscure qui règne sur cette partie du monde, incite tous les acteurs d’investir dans la défense, sans tenir en compte les conséquences néfastes quant à la portion des armes versus la démographie et l’environnement. Néanmoins, ce choix stratégique de la Chine de passer d’une tactique de défense « défensive » à un choix opérationnel de « défense active », aurait des conséquences sur l’équilibre stratégique régional. Ce changement, va inciter aussi les autres parties à réviser leurs lignes d’orientations, ce qui va créer un enchaînement de fluctuations, dont les résultats vont affecter la situation déjà instables en Asie du Sud-Est.



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