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AFP - publié le Lundi 31 Août à 09:28

Chantage contre le roi du Maroc: les deux journalistes affirment n'avoir pas proposé le deal financier



Paris - Les deux journalistes français accusés d'avoir voulu faire chanter le roi du Maroc en lui extorquant des fonds ont affirmé lundi ne pas avoir été à l'origine de la proposition d'un deal financier en échange de la non publication d'un ouvrage qu'ils écrivaient sur le Royaume.



Eric Laurent
Eric Laurent
"Je ne suis pas celui qui amène, qui propose ce deal financier", a déclaré à la radio RTL Eric Laurent, mis en examen (inculpé) samedi à la suite d'une plainte du Maroc. C'était une "transaction privée", "c'est mon ouvrage, (...) c'est mon travail, j'ai le droit de publier ou de ne pas publier", s'est-il défendu. "J'ai manqué de prudence mais je n'imaginais pas à ce point-là qu'ils voulaient nous abattre", a-t-il ajouté.

"Je n'ai jamais voulu faire chanter qui que ce soit" et "je suis tombée dans un piège", a déclaré de son côté la journaliste Catherine Graciet dans un entretien publié lundi par le quotidien Le Parisien. Elle aussi a été inculpée pour chantage et extorsion de fonds.

"Dans cette histoire, c'est le Palais qui propose, le Palais qui corrompt", a-t-elle ajouté. En reconnaissant qu'accepter de l'argent avait été "un accès de faiblesse", Catherine Graciet indique qu'elle s'est "fait la promesse que (leur) livre sortira", jugeant qu'il est "apocalyptique" pour la famille royale.

Eric Laurent et Catherine Graciet sont soupçonnés d'avoir tenté de monnayer l'abandon d'un projet de livre sur le roi du Maroc Mohammed VI contenant des informations supposées gênantes. Plusieurs rencontres ont eu lieu pour en parler avec un représentant du royaume chérifien, un avocat marocain, le tout sous la surveillance des policiers alertés par Rabat.

Cette affaire intervient alors que les relations entre le royaume chérifien et la France connaissent une embellie, après plus d'un an de brouille provoquée par une autre affaire judiciaire, une enquête française portant sur des accusations de torture à l'encontre du chef du contre-espionnage marocain.

Le président français François Hollande doit effectuer à la mi-septembre une visite au Maroc.

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