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MAP - Lahcen Laoufi - publié le Mardi 22 Juillet à 10:55

Champ religieux: l'élément humain, pièce maitresse de l'ambitieux chantier de réforme




Rabat - Avec la publication, en ce 26 juin 2014, au Bulletin officiel (B.O N. 6268) de quatre dahirs relatifs au plan de réforme et de restructuration du champ religieux, dont le dahir fixant l'organisation des tâches des préposés religieux et la définition de leur situation, la mise en oeuvre de l'ambitieux plan de réforme du champ religieux au Maroc aura atteint sa vitesse de croisière, avec la même ambition qui a toujours présidé à ce plan: permettre une pratique saine et sereine des préceptes de la religion et prémunir la chose religieuse contre tout abus, dérapage ou instrumentalisation, deux volets qui supposent un intérêt tout particulier à l'élément humain.



Promulgué conformément à l'article 41 de la Constitution qui stipule que le Roi, Amir Al Mouminine, veille au respect de l'Islam. Il est le garant du libre exercice des cultes, et que le Roi exerce par dahirs les prérogatives religieuses inhérentes à l'institution d'Imarat Al Mouminine qui lui sont conférées de manière exclusive par le présent article, le dahir sur les préposés religieux se décline en un nouveau cadre réglementaire destiné à clarifier le champ d'action et mieux définir les obligations et devoirs des préposés religieux (imams, encadrants religieux, muezzins et morchidines). Il comporte des dispositions destinées à faire connaitre leurs missions, leur statut juridique, leurs engagements et leurs droits ainsi que d'autres dispositions inhérentes aux mécanismes de traitement de leurs plaintes et doléances.
 
Aux termes de l'article 7 de ce dahir, les préposés au culte sont tenus, en toute circonstance, de s'en tenir à une obligation de réserve, de faire preuve de la droiture requise par la nature des missions qui sont les leurs et de s'abstenir de toute activité politique ou syndicale. Ils doivent respecter les fondements du rite malikite, de la doctrine asharite et des valeurs immuables de la nation et des usages marocains. Dans le même ordre d'idées, et pour garantir la neutralité et l'indépendance des préposés religieux, le texte instaure l'incompatibilité entre cette fonction et l'exercice, de manière professionnelle, de toute activité professionnelle dans le secteur public ou privé. A moins d'une autorisation délivrée par le département des Habous et des affaires islamiques.
 
Ce dahir détermine aussi, clairement, les relations qui lient, dans un cadre contractuel, les préposés religieux avec l'autorité gouvernementale concernée. Ils bénéficient ainsi d'un salaire mensuel, ont droit à la promotion, des primes, des congés de maternité, des frais de déplacement, et ce, en plus des avantages que leur procure la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des préposés religieux.
 
En contrepartie, et dans le but d'assurer la protection juridique de cette catégorie, il sera procédé à la désignation du préposé religieux en vertu d'un arrêté du ministre des Habous et des affaires islamiques, de sorte à lui garantir la stabilité dans l'exercice des fonctions dont il est investi.
 
De même, un mécanisme a été mis en place pour traiter les réclamations émanant des préposés religieux, par l'entremise d'une commission dénommée "la Commission nationale de traitement des plaintes et doléances des préposés religieux", créée à l'effet d'examiner toute injustice et tout tort subis par les préposés religieux dans leur interaction avec le département de tutelle.
 
La promulgation de ce dahir vient donc confirmer le rôle central que les préposés religieux sont appelés à jouer dans ce vaste plan de restructuration du champ religieux au Maroc où quelques 50.000 mosquées ont été recensées avec près de 110.000 préposés au culte.
 
Et pour assurer une formation appropriée à ces préposés religieux, le même BO publie un autre dahir relatif à la création de l'Institut Mohammed VI de formation des imams, mourchidines et mourchidates qui aura pour tâche de dispenser une formation aux Imams, mourchidines et mourchdates pour leur permettre de mener à bien des missions de prédication et de vulgarisation des préceptes de la sainte religion en vue d'en expliciter les desseins et la vocation de religion de tolérance et du juste milieu. Les deux autres dahirs sont relatifs respectivement à l'établissement du programme de lutte contre l'analphabétisme dans les mosquées et la création du prix Mohammed VI du programme de lutte de lutte contre l'analphabétisme dans les mosquées.
 
Dix ans après son lancement à la faveur du discours de SM le Roi Mohammed VI, Amir AL Mouminine du mois d'avril 2004 définissant l'organisation du Conseil supérieur des Ouléma, le plan de réforme du champ religieux continue ainsi à prendre forme, en cet an 15 du règne de SM le Roi, au regard de l'importante panoplie des initiatives prises à cet effet et des multiples textes promulgués avec un intérêt particulier à l'élément humain qui constitue l'un des piliers du vaste chantier de la restructuration du champ religieux tel qu'initié dans ce même discours royal fondateur d'avril 2004.


Tagué : Religion

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