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Sahar ABDELLI - publié le Jeudi 15 Juin à 13:00

Ces cadres qui se tapent le boulot de leurs boss !




eMarrakech - Consignes hiérarchiques, ou besoin d’adhésion à une organisation interne qui se dit rigoureuse, les mots ne manquent pas pour décrire le je m’enfoutisme des prétendus «leaders» d’entreprise à l’égard de l’épanouissement professionnel des jeunes cadres.



Cette force motrice oeuvrant corps et âme dans les coulisses de nos institutions au sein d'un environnement d'anonymat par excellence, crient au scandale : «Notre énergie est extirpée aux racines» en ajoutant que la démotivation, la non implication et la nonchalance demeurent les mots d'ordre régissant les rapports avec leurs supérieures.

Loin de vouloir éditer «le livre blanc» de nos managers, ces lignes se veulent être un hommage à tous ceux qui se battent pour la continuité de nos entreprises et administrations moyennant des rémunérations «modiques » et une non reconnaissance des efforts déployés voire une ignorance des actions entreprises.

En clair, et selon une approche empirique, des jeunes cadres dénoncent le blocage de l'évolution de leur carrière, ladite évolution est constamment reportée jusqu'à nouvel ordre. S'agit-il d'une minorité qui fait l'expression ? Sans s'attarder sur l'analyse de ce phénomène, je conclue que la vérité est autre et il faudrait être malhonnête pour soutenir le contraire.

Pour adhérer à ce constat, il faut et il suffit d'opérer un tour d'horizon sur lesdites institutions qui se veulent être un -soit disant- terrain propice, à l'exploration du savoir faire et savoir être. Souvenez-vous de cette citation enseignée dans le cadre des principes rudimentaires de la Gestion des Ressources Humaines, à savoir : «Nos ressources humaines, la principale richesse autour de laquelle s'articulent les autres richesses de l'entreprise». Véritable contradiction, ou fausse interprétation du management social, la théorie est favorable, reste à la traduire dans les faits.

Ali est un cadre dans une entreprise publique de grande renommée, il nous affirme sa réelle démotivation face à un «supérieur » créant une relation hiérarchique autoritaire, défavorable à toute prise d'initiative, dépourvue de toute écoute bienveillante à l'égard des idées innovatrices de notre interrogé. Ali ne mâche pas ses mots pour dire avec force «je me tape de surcroît, tout le travail de mon boss qui ne prend même pas la peine de me rendre hommage lors des fameuses réunions des «big boss».

En guise de cet article, il convient de signaler que nous avons projeté à priori d'opérer un micro trottoir se basant sur un échantillon représentatif, afin d'accueillir les pour et les contre. Nous avons été confrontés à l'unanimité des positions. Combien y'a-il de Ali au Maroc ? Sommes nous tous des Ali, au fin fonds de nous même ? A vous de le dire !



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