Lemag.ma : Portail d’information dédié au Maroc et au Maghreb
Facebook
Twitter
App Store
Newsletter
Mobile
Rss
Italie: référendum à risque, en pleine vague populiste, pour Renzi: Le chef du gouvernement... | via @lemagMaroc https://t.co/JlyujW1Cxy



MAP - publié le Lundi 14 Mars à 11:14

Centre de recherche : La récente visite de Ban Ki-Moon à Tindouf est "un échec à plus d'un titre"




Fès - Le président du Centre Sud Nord pour les études et le dialogue interculturel, Moha Ennaji a qualifié d'"un échec à plus d'un titre" la récente visite dans les camps de la honte à Tindouf du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon.



"La récente visite de Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies aux camps de la honte de Tindouf est une visite à la fois anachronique et indésirable. Elle a été un échec total à plus d'un titre", a -t-il dit dans un entretien avec la MAP.

Cette visite constitue un échec du fait qu'elle vient à un moment où les provinces du Sud sont impliquées dans le processus de régionalisation avancée après une série d'élections locales et régionales, organisée le 4 septembre et qui a été marquée par une forte participation de plus de 60 pc d'électeurs des régions du sud, a-t-il ajouté.

M. Ennaji a précisé que Ban Ki-moon n'a pas pu achever sa tournée à Tindouf en raison du chaos écrasant qui a entaché cette visite.

Le responsable de l'ONU devrait savoir que la soit-disant "RASD" n'est pas un Etat, mais un groupuscule d'hors-la-loi, une marionnette entre les mains de l'Algérie voisine et un mouvement terroriste financé par cette dernière dans le but de déstabiliser le Maroc et l'empêcher de continuer dans la voie du développement et de démocratisation.

Le chercheur et écrivain a souligné que Ban Ki-moon aurait pu, en tant que secrétaire général de la plus grande organisation internationale, afficher un peu de sagesse et d'objectivité en attendant le résultat des efforts visant l'établissement de l'autonomie dans les provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Il aurait dû s'abstenir et garder sa neutralité en tant que SG de l'ONU et laisser son Envoyé personnel et le Conseil de sécurité travailler sur un plan de concrétisation de la proposition d'autonomie engagée par le Maroc et soutenue par la majorité des membres des Nations unies, y compris l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, la Chine, l'Inde, les pays arabes, africains, asiatiques et d'Amérique latine, ainsi que d'autres pays amis.

Tout en qualifiant d'"inappropriés" et d'"erronés" les récents propos de Ban Ki-Moon envers le Maroc, le chercheur a souligné la pertinence de la proposition d'autonomie des provinces du sud sous la souveraineté du Royaume.

Cette proposition, lancée en 2007 par le Maroc, a été discutée par les instances de l'ONU dont le Conseil de sécurité qui l'a qualifiée de crédible et réaliste, a-t-il rappelé.

Les Nations unies se doivent de soutenir le Maroc dans sa lutte pour la stabilité de l'Afrique du Nord et des pays sub-sahariens menacés par les groupes terroristes, a-t-il insisté.

Ces efforts constituent un modèle à suivre dans plusieurs domaines, y compris la lutte contre le terrorisme international, le développement durable et l'ouverture démocratique, a-t-il dit.

Le gouvernement marocain avait exprimé, dans un communiqué, ses plus vives protestations contre les propos du SG de l'ONU sur la question du Sahara marocain, relevant avec "une grande stupéfaction les dérapages verbaux, les faits accomplis et les gestes de complaisance injustifiés de M. Ban Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations unies, durant sa récente visite dans la région".

               Partager Partager