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Farid Zerrouq - publié le Mercredi 2 Juillet à 15:45

Ce qui manque au "miracle marocain"




Le Maroc est appelé, non seulement à s’adapter, mais également, à anticiper les changements nécessaires, pour gagner la bataille de la compétitivité …



Le Maroc avance, n’en déplaise aux combattants des causes perdues, malgré les innombrables imperfections. Le Maroc avance, c’est certain, et ça se voit, il suffirait pourtant, d’avoir une bonne mémoire pour se rendre compte de ce qui a changé. Il suffirait tout simplement, de voir les chiffres pour ne plus en douter : Deux courbes, à titre d’exemple, le PIB global et le PIB par habitant, de 1955 à 2015, et surtout, les prévisions pour 2025 !

Mais, en même temps, même si nous avons le droit de nous en réjouir, il faut dire aussi que, le Maroc avance, sûrement certes, mais trop doucement. Il pourrait avancer beaucoup plus vite, il devrait évoluer plus rapidement, dans un monde qui change vite et à tous les instants.
Le Maroc, dans ce contexte, est appelé, non seulement à s’adapter, mais également, à anticiper les changements nécessaires, pour gagner la bataille de la compétitivité, de l’attractivité, dans une démarche de progrès continu, et de constante remise en question. Pour y réussir, trois conditions sont indispensables : Objectifs clairs, Leadership et Evaluation.

Une fois la dynamique enclenchée, se pose alors le problème des ressources humaines capables de répondre aux besoins nouveaux, en main d’œuvre qualifiée, et en nombre suffisant. C’est là que notre pays est très loin du compte, c’est pourtant là, que tout va se jouer : Il n’y a pas une seule économie au monde, qui aie décollé, sans, avant tout, mettre son système de l’éducation-formation-recherche, à niveau.

C’est un chantier, ni titanesque, ni pharaonique, ni insurmontable, c’est tout simplement, un chantier qu’il est temps de commencer, avec des petits objectifs, qui finissent par donner les grandes avancées, dans le cadre d’une vision claire et globale, mais pour réussir, il ne suffit pas d’avoir la volonté de bien faire, il faut aussi la compétence, beaucoup de travail et des résultats, qu’il sera possible de suivre, grâce à une politique continue d’évaluation.

Pour réussir ce chantier, il faut partir du principe de base de la Charte de l’éducation-formation : « Un système d’éducation-formation de proximité, de qualité, pour tous et tout au long de la vie ». Ce n’est pas le chantier du pouvoir, ou des partis politiques seulement, c’est le chantier de tous les marocains, qui doivent tous y contribuer, des associations, et des entreprises, qui, encore une fois, ont le plus à y gagner.
Pour l’exécution des différents volets de ce chantier, il faudra chercher les leaders, capables de piloter le changement, mais en même temps, identifier et mettre hors d’état de nuire, les personnes responsables de la situation actuelle, à travers une mise à la retraite anticipée. C’est le prix à payer, pour enlever les résistances au changement, et aller de l’avant, et réaliser les objectifs communs à tous, car ils auront été élaborés dans la concertation.

Prof. Farid ZERROUQ
Université SMBA-Fès


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