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Abdelkarim Chankou - publié le Jeudi 3 Janvier à 09:07

Casablanca : la police sur les dents




Abdelkarim Chankou - C’est Casablanca qui a connu la première série d’attentats sanglants le 16 mai 2003 qui avaient fait 45 morts et plusieurs blessés plus ou moins graves, attentats renouvelés les 11 mars et 10 et 14 avril dernier qui semble la plus visée par d’éventuelles attaques terroristes en cette fin d’année 2007.



Bien que la ville de Meknès ait connu le 13 août dernier (à la veille de la fête nationale de récupération de la Province de Oued Eddahab) un acte terroriste isolé consistant en une tentative de faire exploser une bonbonne de gaz butane dans un autocar de touristes par un jeune ingénieur de 30 sans histoire et non connu des services de police, on peut dire qu'à part la mégapole de Casablanca il est pratiquement difficile pour un terroriste ou un groupe de terroristes de commettre un acte d'envergure dans les autres grandes villes du Royaume.

 Tout simplement parce que ces dernières sont peu peuplées donc assez surveillées par les forces de sécurité et surtout ne comptent pas assez de cellules d'accueil pour terroristes comme Casablanca où vivent des dizaines d'anciens djihadistes rentrés d'Afghanistan au début de la décennie 1990 après avoir participé à la guerre la sainte contre l'armée russe. En fait c'est de Casablanca qu'est parti le plus grand nombre de volontaires pour la guerre en Afghanistan et plus tard en Irak.

Après les attentats du 16 mai 2003- et précisément en 2004- les autorités ont commencé à assécher sérieusement les sources du djihad pour l'Irak. Les candidats, anciens ou nouveaux djihadistes, qui étaient déjà prêts pour le départ se sont sentis soudainement déçus et frustrés par la surveillance sans précédent des filières utilisées par ces volontaires pour rejoindre leurs frères d'Irak alors en pleine « épopée guerrière » contre la coalition dirigée par les Américains. Et comme un volontaire bien préparé psychologiquement a déjà en quelque sorte un pied dans l'au-delà, il devient l'instrument idéal et facile pour toute mission terroriste locale vue par certains djihadistes comme un poste de consolation. Autrement dit faire du djihad sur place faute d'aller ailleurs ; des fatwas sur mesure ayant homologué entre temps le djihad local auprès des grands donneurs d'ordre patentés.

Les attentats du 16 mai 2003 et de mars-avril 2007 ayant transformés les hôtels, les églises, les consulats ou synagogues de Casablanca en forteresses, l'attaque de cars de touristes à l'aide de bombe artisanales (ceintures explosives) ou d'armes à feu comme ce qui s'est passé le 24 décembre dernier près de la frontière sénégalo-mauritanienne, semble être le moyen qui serait privilégié par d'éventuels terroristes. Surtout qu'à Casablanca, il n'existe pas de parkings spécifiques bien gardés pour cars de touristes. Ces derniers s'arrêtent souvent n'importe où, souvent dans des petites ruelles ou s'entassent autour de squares bondés de véhicules et de badauds de tout poil ; ce qui n'est pas de nature à faciliter la surveillance policière.


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