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Centre d’Etudes Internationales - publié le Vendredi 27 Juillet à 12:15

Casablanca Finance City, au service de l’économie marocaine




En dépit d’un contexte mondial toujours marqué par les conséquences de la crise financière internationale, le projet de Casablanca Finance City (CFC) se propose de faire de la capitale économique du Maroc une plateforme régionale de la finance, dans toute l’Afrique du Nord. En effet, la commission CFC vient d’accorder, en date du lundi 20 février 2012, son aval à l’implantation de deux opérateurs financiers d’envergure internationale. Il s’agit en l’occurrence de Brookstone Partners Morocco, filiale d’une société de capitaux américaine basée à New York et d’AD Capital, filiale d’un groupe financier émirati.



Casablanca Finance City, au service de l’économie marocaine
La mise en place d’un hub financier régional s’inscrit dans la même ligne que l’ensemble des réformes structurelles initiées par le royaume depuis plusieurs années, visant à mettre à niveau son économie, à procéder à une libéralisation accrue de cette dernière et à améliorer sa compétitivité internationale. De cette manière, CFC permettra au Maroc de se positionner en tant qu’intermédiaire entre les capitaux provenant des grandes puissances occidentales et les besoins des Etats africains en matière d’investissements étrangers.

Force est de souligner que l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit d’augmenter à terme le Produit Intérieur Brut (PIB) marocain de 2 points, et de créer quelque 20 000 emplois directs et 50 000 emplois indirects. Cet optimisme affiché renseigne sur les fondements solides de l’économie nationale, appuyée par une politique volontariste des pouvoirs publics et par la participation financière et logistique des entreprises nationales et des grands groupes internationaux. L’action conjuguée de ces différents acteurs participe à la stabilisation de l’économie marocaine, forte des flux croissants d’investissements étrangers directs, et des divers secteurs valorisés par l’Etat.

Afin d’atteindre l’objectif précité, la stratégie de la nouvelle plateforme financière s’articule autour de la conquête de trois cibles complémentaires. La première cible est constituée par les entreprises financières, en particulier les banques d’affaires et d’investissement, incluant l’ingénierie financière, les marchés des capitaux, la gestion d’actifs, et les assurances. La deuxième rassemble les sociétés de services professionnels, à savoir les cabinets d’audit et de conseil, notamment stratégiques, juridiques et fiscaux, ainsi que les sociétés de services financiers spécialisés, comme les agences de notation. La troisième cible concerne enfin les sièges régionaux, financiers et non-financiers, assurant la supervision et la coordination entre les diverses activités exercées dans un ou plusieurs pays étrangers.

Pour séduire ces cibles, le Maroc a décidé de jouer la carte de l’avantage fiscal. En effet, la loi de finance de 2011 (la loi de finances de 2012 n’ayant pas encore été adoptée) précise que les entreprises et les sociétés exportatrices de services financiers disposant du statut CFC seront exonérées de l’impôt sur les sociétés (IS) pendant les cinq premières années, à compter du premier exercice d’octroi du statut, avant d’être taxées à 8,75% du chiffre d’affaires au-delà de cette période. Pour ce qui est des sièges régionaux et internationaux agréés, l’IS ne dépassera pas le pourcentage de 10%, contre un taux de 35% appliqué en dehors de cette zone.

Outre les mesures susmentionnées, qui vont certainement permettre une meilleure attractivité des entreprises étrangères, le Maroc compte exploiter ses atouts indéniables. En effet, le royaume dispose d’une connectivité aérienne développée et d’infrastructures importantes, dont on citera notamment le port Tanger Med, les aéroports internationaux, et un réseau autoroutier en constante amélioration. Le Maroc bénéficie également d’une position géographique stratégique au carrefour des continents, africain, européen et américain. Sans oublier le plus important, à savoir la présence d’un réseau bancaire solide et bien implanté en Afrique, ainsi que d’une capitalisation boursière classée au deuxième rang dans le Continent africain.

Inscrite dans le cadre d’une vision intégrée, Casablanca Finance City ambitionne de devenir une grande plateforme financière régionale et internationale à même de garantir la disponibilité des capitaux, vitale à l’économie nationale et à la compétitivité des entreprises y implantées, qu’elles soient nationales ou internationales. Les orientations royales en la matière portent sur la prise en compte de toutes les composantes de ce projet, notamment en termes de configuration et de conception urbanistique, de réalisation des infrastructures, d’adaptation juridique et de formation des ressources humaines nécessaires au décollage de la place.



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