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L'étude, réalisée auprès de 35.000 hommes pendant dix ans au Canada, aux Etats-Unis et à Porto Rico pour évaluer les avantages de la vitamine E et du sélénium dans la prévention du cancer de la prostate, a démontré que ces suppléments augmentaient de "manière significative" le risque de cancer de la prostate chez les hommes en bonne santé.
"A partir de ces résultats et de ceux réunis lors d'études plus larges sur les risques cardio-vasculaires et la vitamine E, nous arrivons à la conclusion qu'il n'y a aucune raison de prendre ces suppléments qui n'apportent aucun bénéfice et présentent, pour certains, des risques bien réels", affirme Eric Klein, un des auteurs de l'étude, médecin à la Cleveland Clinic.
Pour cette étude lancée en 2001, quatre groupes d'homme avaient été formés: le premier groupe ingérait du sélénium, le second de la vitamine E, le troisième prenait les deux traitements et le
dernier un placebo.
Six-cent-vingt hommes ont contracté un cancer de la prostate dans le groupe ayant pris de la vitamine E et 555 dans le groupe ayant ingéré les deux suppléments. Parmi ceux qui avaient pris du sélénium, 575 hommes ont contracté un cancer et 529 parmi ceux qui avaient pris des placebos.
"Cette augmentation de 17% du risque de cancer de la prostate démontre le caractère potentiellement néfaste des vitamines apparemment inoffensives", affirment les chercheurs.
Les hommes ayant participé à cette étude ne présentaient pas un risque plus élevé que la moyenne de souffrir d'un cancer de la prostate, deuxième cancer le plus courant chez les Américains après celui de la peau.
Les médecins n'ont pas trouvé d'explications biologiques sur les effets néfastes de la vitamine E mais ont prévenu que les effets pouvaient perdurer même après l'arrêt du traitement. Selon les statistiques fédérales, 32.000 hommes meurent du cancer de la prostate annuellement aux Etats-Unis et 240.890 nouveaux cas seront diagnostiqués en 2011.
"A partir de ces résultats et de ceux réunis lors d'études plus larges sur les risques cardio-vasculaires et la vitamine E, nous arrivons à la conclusion qu'il n'y a aucune raison de prendre ces suppléments qui n'apportent aucun bénéfice et présentent, pour certains, des risques bien réels", affirme Eric Klein, un des auteurs de l'étude, médecin à la Cleveland Clinic.
Pour cette étude lancée en 2001, quatre groupes d'homme avaient été formés: le premier groupe ingérait du sélénium, le second de la vitamine E, le troisième prenait les deux traitements et le
dernier un placebo.
Six-cent-vingt hommes ont contracté un cancer de la prostate dans le groupe ayant pris de la vitamine E et 555 dans le groupe ayant ingéré les deux suppléments. Parmi ceux qui avaient pris du sélénium, 575 hommes ont contracté un cancer et 529 parmi ceux qui avaient pris des placebos.
"Cette augmentation de 17% du risque de cancer de la prostate démontre le caractère potentiellement néfaste des vitamines apparemment inoffensives", affirment les chercheurs.
Les hommes ayant participé à cette étude ne présentaient pas un risque plus élevé que la moyenne de souffrir d'un cancer de la prostate, deuxième cancer le plus courant chez les Américains après celui de la peau.
Les médecins n'ont pas trouvé d'explications biologiques sur les effets néfastes de la vitamine E mais ont prévenu que les effets pouvaient perdurer même après l'arrêt du traitement. Selon les statistiques fédérales, 32.000 hommes meurent du cancer de la prostate annuellement aux Etats-Unis et 240.890 nouveaux cas seront diagnostiqués en 2011.









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