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Abdelkader KHALEF - publié le Mercredi 9 Avril à 11:08

Campagne présidentielle aux conséquences hypothétiques






Le 17 avril approche, et la colère des algériens (1) est déjà une réalité manifeste. Une tension effrayante se dessine sur tous les visages et se fait de plus en plus résonnante. Joutes, diatribes outrages et affrontement entre le front de contestation et les partisans du quatrième mandat, risquent d’entrainer le pays dans un autre printemps noir (3).

La révolte une fois bien entamée, légitimera forcément la répression et la facture sera lourde. La question fondamentale est peut-être : arrivera-t-on à désamorcer la colère et apaiser la révolte populaire, puis quel sera le prix à payer pour rétablir l’économie du pays, déjà en chute libre.

Seules des élections (2) reconnues transparentes et acceptées par tous, garantiront la stabilité du pays, ce que tout le monde espère. Le respect du choix des citoyens peut apaiser les tentions et contribuer à une réelle réconciliation, levier par excellence pour échapper à la crise actuelle qui ne fait que creuser l’écart entre le peuple algérien et le monde moderne.

Les mouvements d'indignation se multiplient ici et là et s’expriment de manières de plus en plus violentes, Les incidents regrettables, survenus le samedi 5 avril à Bejaia n’augurent rien de bon. Une maison de la culture de grande valeur, partie en flammes cela est déplorable, regrettable et désolant. On a le droit de manifester, dans le respect, en toute circonstance, mais pas celui de saccager et d’incendier des biens publics. Ces comportements injustifiables, sont évidement condamnables et ne reflètent pas la culture et l'éthique du peuple algérien. Ces agissements contribueront uniquement à fragiliser l’Algérie. Pour redresser la situation cela coûtera cher à la population qui payera l’addition en s’endettant auprès des marchés financiers internationaux ou des institutions publiques internationales comme le FMI etc.

Souhaitons qu’au final, la démocratie, le patriotisme, l’intégrité et la volonté de servir le pays l’emporte sur la politique politicienne. L'ancien président Liamine Zeroual, a de sa part qualifié cette élection présidentielle de "dernière chance" pour le pays. Que les Hommes de bonnes volontés, partis politiques, membres de la société civile et mouvements associatifs, œuvrent pour que l’Algérie reste un grand pays, en opposant aux machinations malsaines une démarche civilisée, édifiante et constructive. Les bonnes résolutions, prennent forme, dans la sérénité et l'apaisement.

Que l'Algérie reprenne la place qui lui est due sur la scène internationale.et notamment auprès de l’UMA, ce qui n’a que trop tardé. Aussi, souhaitons que ce qui est considéré aujourd’hui par toute la planète, comme une comédie burlesque, nous réserve d’agréables surprises.


1) Le président Bouteflika candidat du FLN, au pouvoir depuis 1999, très affaibli par l’accident vasculaire cérébral, d’avril 2013, brigue, en dépit de son incapacité physique, un quatrième mandat ce qui n’a pas plu à tout le monde.
2) Six candidatures sont validées par le Conseil constitutionnel. Il s'agit de : Abdelaziz Belaïd, Ali Benflis, Abdelaziz Bouteflika, Moussa Touati, Louisa Hanoune et Ali Fawzi Rebaïne
3) Le dernier Printemps noir fut celui de 2001.



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