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Fatima Regragi - publié le Vendredi 15 Novembre à 19:11

Calvaire de la filière Argan à Essaouira






Jadis port principal du Maroc dans l'ère pré-coloniale, Essaouira Ex-Mogador était jusqu'aux débuts du 20ème siècle le poumon économique du Maroc et portail essentiel des échanges commerciaux avec l'Europe et l'Amérique.

En effet, la ville connaissait une grande prospérité et abritait une importante communauté de commerçants, de notables voire de délégations diplomatiques des quartes coins du monde. L'éclat de la ville d'Essaouira a commencé par se dissiper par l'exode massif de la communauté Juive marocaine qui était concentrée sur la ville et qui dominait la scène économique. Néanmoins et jusqu'aux années 90 la ville pouvait encore compter sur sa modeste cité industrielle qui abritait principalement des conserveries de poissons et une usine de Cuir (Jean-Carrel) qui employait un millier de personnes.

La fameuse cité industrielle de la ville des alizés n'est désormais que débris à cause d'une multitude de facteurs ce qui a laissé la population dépendante uniquement du secteur touristique "frivole" et de maigres activités artisanales en voie de disparition.

En ce contexte de crise économique mondiale, le tourisme a prouvé être insuffisant pour assurer le développement sain d'une ville et pour assurer des emplois aux jeunes Souiris, c'est ainsi et grâce à l'initiative royale de l'INDH plusieurs coopératives de production d'huile d'argan ont vue le jour, et ont pu par les moyens de bords créer une véritable alternative au tourisme et assurer des emplois en plus de rentrées en devises stables pour la ville.

Cependant les coopératives de production d'argan subissent un désavantage concurrentiel majeur vis-à-vis des producteurs du même secteur sur Agadir, cela est dû principalement à la procédure d'exportation complexe de l'huile d'argan supervisée et contrôlée par l'Etablissement Autonome de Contrôle et de Coordination des Exportations (EACCE).
Les coopératives sont en effet tenue de se déplacer hebdomadairement à Safi pour s'adresser à l'antenne la plus proche de l'EACCE en vue de demander que les inspecteurs de cette administration viennent se déplacer en-vue d'inspecter leur Lots destinés à l'export,La procédure prend plus d'une semaine et ceci engendre un délai conséquent en plus des frais de déplacement à chaque fois vers Safi. une fois les lots inspectés lors de chaque commande export les coopératives sont obligés de se déplacer une seconde fois à Safi pour décrocher un "Certificat d'inspection" qui doit obligatoirement accompagné chaque commande destinées à l'export aussi petite soit-elle.

Les délais engendrés en plus des surcoûts rendent la filière Argan d'Essaouira non compétitive vis-à-vis des producteurs situés à Agadir par exemple et qui ont une antenne EACCE dans leur propre ville .

Pour concrétiser la noble vision royale de l'INDH les autorités locales sont invitées à créer dans la ville, les antennes notamment de l'EACCE ainsi que du CRI pour faciliter la procédure de création des entreprises. Ces mesures contribueront à booster la croissance locale et assurer la dignité des gens car le tourisme ne profite qu'à une minorité Élitiste de la ville non à toute la masse populaire.


Tagué : Fatima Regragi

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