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Mohamed Laroussi - publié le Mardi 29 Mai à 11:45

C’est pas facile et c’est cher




Si j‘ai choisi ce titre, que j’ai détourné de son sens originel, ce n’est ni pour taper sur un jeu qui fait rêver de milliards, des millions à travers le monde, ni pour le défendre pour qu’il continue de faire fantasmer à la télé mes concitoyens qui manquent de moyens.



C’est pas facile et c’est cher
Cela dit, je n’en pense pas moins, mais je n’en dirai pas plus aujourd’hui. En fait, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un débat qui n’a pas eu lieu, du moins, dans les règles de l’art, et, pourtant, il le mérite vraiment. Il s’agit de ce qu’on appelle, souvent outrageusement, « les deniers publics » ou « l’argent des contribuables ».

Loin de moi l’idée de nier l’importance de ces si jolis euphémismes, mais je voudrais juste qu’on ne nous les sorte pas à tort et à travers. La plupart de ceux qui le font, le font en toute bonne foi, mais, aussi, en toute mauvaise ignorance. Et ce n’est pas parce qu’ils mettent en avant les notions si nécessaires de transparence et de bonne gouvernance, qu’ils ont forcément raison.
 
Je vais vous donner trois exemples. Le premier, sur lequel je vais passer très rapidement, c’est la polémique sur les festivals. Je ne vais rien ajouter de plus que ce que j’ai déjà écrit plusieurs fois ici et ailleurs. En deux mots : ceux qui sont contre les festivals sont en général contre toute expression culturelle, et l’argument des « deniers publics » n’est qu’un mauvais alibi. Deuxième exemple : le cinéma.

C’est un peu la même chose : on reproche à l’État d’avancer « l’argent des contribuables »  aux cinéastes « qui font des films qui font fi de la morale et de notre identité », mais en vérité, on aimerait que l’écran noir reste éternellement blanc, et vice-versa. Troisième et dernier exemple : la production télévisuelle. Là, on en entend des vertes et des pas mûres.
 
Depuis quelques jours, des informateurs, certainement pas innocents, fournissent à la presse qui s’empresse de les publier sans même les vérifier, des chiffres très gros et sûrement sûrs, mais qui n’ont aucun sens pour les non avertis. Le seul impact recherché, c’est de choquer le public sur l’utilisation prétendument « abusive des deniers publics ».

Mais, ce que ce public ignore c’est le coût réel de la production télévisuelle, et je puis vous dire que ça coûte très cher et on ne gagne pas forcément le gros lot. Au fond, ceux qui font tout ça le savent très bien, mais ça les arrange de créer la confusion pour mieux tromper leur monde. Maintenant que j’ai dit tout ça, c’est aux pouvoirs publics, dont je ne suis ni le défenseur ni le porte-parole, de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, mais ça je n’en suis pas très sûr, je vous le jure. Bon week-end les transparents, et bonne confusion les autres



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