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Mohammed Morchid - publié le Mercredi 25 Septembre à 09:38

Bribes d’un journal intime d’un mouton - 2




Folio 2: des agneaux et des agnelles à la pelle ! Faites chauffer vos gamelles !



Bribes d’un journal intime d’un mouton - 2
Mauvaise nouvelle pour commencer. Nous sommes encore, dans la cale de l’Arche qui est toujours emprisonnée par les eaux du déluge, ceints dans nos « clôtures » par des « barbelés », et gardés de plus près par des chiens de berger. Ce n’est pas ce que vous pensez, loin de là. C’est seulement pour ne pas nous laisser égarer. C’est tout. Vous savez, parfois on a le tournis, cette maladie ovine qui nous fait perdre non seulement le nord, mais tous les points cardinaux et inter-cardinaux. La liberté, on connaît pas. D’ailleurs, dans notre « trou », n’est libre que la chute ! Isaac Newton a bel et bien raison. « La Résistance » est négligée voire inexistante même. (à quand cette théorie caduque et archaïque sera-t-elle réfutée ?). Tout ce que nous savons faire à merveille c’est bêler, encore bêler et toujours bêler. Cependant, nos « bêlements » ne font aucun écho et s’en vont perpétuellement à vau-l’eau. Le mystère demeure !

Je me demande moult fois si nous ne sommes pas damnés et satanés pour l’éternité. Des damnés de la terre, oui. Mais pas de révolte et pas de violence comme le préconise Frantz Fanon. Notre « douceur moutonnière » ne nous le permet pas. J’aurais vraiment bien aimé voir la tête de ce fameux psychiatre et écrivain s’il avait vécu dans un bled « aussi compliqué » et « de mille contrastes » comme le nôtre. Il se serait certainement emmêlé les pinceaux et aurait perdu les pédales dans les dédales de ce monde abyssal.
La question qui se pose et s’impose est pourquoi, depuis belle lurette, tous les péchés du monde, les capitaux et les non capitaux, et tous ceux qui s’en suivent et en dérivent, nous collent aux basques, et en toutes circonstances. Pourquoi toutes ces pluies mauvaises ne s’abattent-elles que sur nos têtes ? Une fournée : la prosternation, la prostitution, la pédophilie, le trafic de drogue, l’immigration clandestine, l’hypocrisie, la schizophrénie, le narcissisme, l’analphabétisme, l’ignorance, la misère dans tous ses états, l’insécurité, l’injustice, la corruption, le clientélisme, le népotisme, etc. Et dire que tous nos gouvernements successifs fantoches, toutes tendances politiques confondues, se vantent et se targuent de proclamer, à cor et à cri, et à qui veut l’entendre, notre « patelin » comme le plus beau du monde ! Une étrange mixture d’hypocri mixée au narci et au schizo, digne de « nous ». Un produit pur maison. Des gouvernements de stupidités ! Des partis politiques d’imbécilités ! La Gauche des caviars, cigares et jaguars ; la Droite des racontars et lascars; les Islamistes des escobars et canulars et tous ceux qui restent des connards et salopards. Tous ensemble ne valent même pas un pet moins le quart. Hachakoum ! (expression empruntée à mon ami Guenouni le bahja marrakchi,).

Et comme la sottise est monnaie courante dans notre « parc », l’intimidation gratuite qui a ouvert le bal de ces débilités est cette grâce déconcertante et inexplicable de ce « taureau pédophile en série », de race espagnole. Une grande surprise. De quoi avoir des insomnies. Cet animal pervers a déshonoré toute notre dignité par ses actes barbares en abusant de cette innocence douceâtre de plusieurs de nos puceaux et pucelles. Et au lieu de le mettre à mort par estocade, comme le stipulent les règlements de « la Tauromaquia » et « les traditions taurines », les responsables, toute honte bue, et sans sourciller, gracient « ce violeur multirécidiviste » au su et au vu de toute la planète. Gracias por la Gracia! Le plus marrant dans cette histoire est que notre gouvernement sous contrôle, bien entendu, a affiché le traditionnel et coutumier « non comment ». En commettant ce méfait, ces dits responsables ont bafoué « la Constitution Animale » et « les principes de la démocratie bovine, ovine, caprine, etc ». En principe, c’est uniquement à la grande majorité du « public » de le gracier, seulement et seulement si le taureau le mérite vraiment bien. Dans les cas de « pédophilisme », c’est, sans discussion, l’envoyer ad patres, presto illico, six pieds sous terre, et sans clémence. La Grâce, niet !

Et comme une sottise cache une autre, le commis d’état du ministère de « l’Injustice » a mis bas une lourde bourde en déclarant solennellement qu’il s’agit de l’intérêt national sans nous expliquer franchement de quel intérêt il s’agit. Youpi ! Les Espagnols vont nous rendre nos « parcs colonisés », Sebta, Melilia et les Îles Canaries ! Comme on est toujours dans l’ignorance, on voudrait, au moins cette fois, bien savoir.

Toutefois, quel péché capital avez-vous perpétré pour que vous offrissiez au Dieu de « la bergerie ibérique », en signe de propitiation, les … (je n’ose pas le prononcer par respect à nos petits et petites et pour ne pas choquer la décence) de nos pucelles virginales comme offrande ? Je me demande, qu’après toute cette mascarade, comment vous allez vous refaire votre virginité. Mais j’ai oublié, que L’Eternel m’assigne à la Chahada, la vôtre (je parle de la virginité, cette fois je n’ai pas le tournis), à force d’être perforée à tous moments, ne peut plus se régénérer, quoi que vous fassiez. Nenni, nenni !

Et comme une surprise amène une autre. Notre ministre boniche du Tourisme, en tout-à-l’égout, a vomi des sornettes sournoises et chiantes dont l’odeur nauséabonde empeste à des milliers de lieues. Le pauvre, en voulant « appliquer le khôl sur l’œil, il lui causa la cécité ». En fait, comme le ridicule a, partout dans notre « coin perdu » pris des droits légitimes, notre « politicard tocard » s’est tourné en ridicule lui-même en ne flairant même pas tout le ridicule de la situation. Voilà la ponte penaude dudit ponte: « 70% des cas d’agressions sexuelles dans « la bergerie ocre » commis sur les agneaux et agnelles sont l’œuvre des résidents autochtones ». Un chant du cygne de la vraie sottise ! Il nous a pris pour des « Pov con » (je m’excuse auprès de M.Sarko de lui avoir emprunté ce « terme » sans son consentement préalable). En vérité, le ministre, en fin connaisseur, défend l’image touristique du pays mieux que quiconque en lançant une belle opération séduction. Du jamais vu. Preuves à l’appui, comme si on a besoin de preuves. En effet, les pédophiles, les pédérastes & Cie sont plus que jamais rassurés, après les déclarations bouffonnes de cet arlequin.

Dorénavant, c’est le tapis rouge aux aéroports et aux ports, les cortèges d’honneur et la grâce et l’immunité pour le reste. Ils sont les bons, nous les brutes et les truands. « Pour une poignée de dollars » et « Pour quelques dollars de plus » ou d’euros, (dollars, euros, kif kif, même des afghanis, des roupies ou des pesos, n’importe, il est question de sous !) marhbabikoum ! Accueil très accueillant par des fanfares folklos accompagnées de youyous des agnelles et de hourras des agneaux et des meuss (des meuss, nous en avons aussi). Des agneaux et des agnelles, dents de lait, de nos « plus beaux pâturages » vous attendent sur des « berceaux laineux ». De la pâture fraîche, s’il vous plaît ! Vous n’avez que l’embarras du choix. Jouissez-vous ! Couscous, tagine, seffa, bakbouka, douara, mechoui, mbakher, mrouzia, etc. Pour « le cuissage », pardon ! Le tournis ayant encore fait son numéro. Je veux dire « la cuisson » de nos jeunots et jeunottes, une brochure d’utilisation est distribuée gratis pour ne pas vous fatiguer les méninges, ainsi qu’un Atlas pour dénicher les beaux pacages où paît « la bonne et la meilleure viande » à vils prix. La concurrence des « bergeries mondiales, asiatiques surtout » oblige. En plus de nos prix cassés et comme nous sommes en réclame pendant toute l’année, pour 14 agneaux et agnelles Sardis, vous aurez, comme bonus, deux meuss.

Cela dit, revenons à « nous ». A vrai dire, avec toutes ces âneries et niaiseries qui courent jours et nuits, dans ces temps d’ennuis, ceux d’entre nous qui ont la tête sur les épaules ne savent plus où donner de la tête et ne peuvent parler de ces maux/mots qu’à tue-tête. Tant que ces mots/maux nous rendent pestés par les quolibets de toute l’humanité. A en perdre la tête ! Qu’Allah nous préserve !



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