Dans un entretien accordé au quotidien arabophone marocain Al Massae, Boubker Jamaï revient sur le parcours marquant la scène politique et médiatique marocaine, qu’il a fait emprunter à sa publication, représentant en son temps une nouvelle race de média au Maroc.
Nouveau par son audace, son ton aiguisé à l‘égard de tous, la monarchie comprise, ‘Le Journal’ de Jamaï fut derrière l’éclat sur la place publique de nombre d’affaires gênantes pour le pouvoir, les politiques ou les milieux d’affaire, ses sorties hebdomadaires donnaient lieu ainsi à des réactions parfois violentes de la part d’une classe de puissants non habitués au dire vrai, sortant à peine des années lourdatres de l’ère Hassan II.
‘Le journal’ fut ainsi interdit par deux fois par le premier ministre socialiste du gouvernement de l’alternance, se souvient Jamaï, une fois pour avoir été le premier média marocain à avoir interviewer Mohamed Abdelaziz Chef séparatiste du Polisario, interview qu’il lui avait valu à Boubker Jamii de se faire presque insulter lors d’une conférence de presse par le ministre de l’intérieur de l’époque et actuel président de la cours des comptes, Mohamed Midaoui ; la seconde fois que ‘Le Journal’ fut interdit était pour avoir publier une lettre de feu Fqih Mohamed Basri accusant Abderrahman El Youssoufi de connivence avec les putschistes de 72 pour l’attentat de l’avion royal.
« Les socialistes m’ont lynché, ils m’ont traité de tout les noms sur leurs journaux » se remémore Boubker Jamaï, « Ils m’accusaient de rouler pour le palais afin de leur porter tord … Je ne peux nier que ‘Le Journal’ ait servi la monarchie, on l’a fait à notre manière, on couvrant tous y compris le roi et ses proches de nos critiques … Le monde entier pouvait alors relever que le trône adhérait à la démocratie en tolérant de telles pratiques libres».
Nouveau par son audace, son ton aiguisé à l‘égard de tous, la monarchie comprise, ‘Le Journal’ de Jamaï fut derrière l’éclat sur la place publique de nombre d’affaires gênantes pour le pouvoir, les politiques ou les milieux d’affaire, ses sorties hebdomadaires donnaient lieu ainsi à des réactions parfois violentes de la part d’une classe de puissants non habitués au dire vrai, sortant à peine des années lourdatres de l’ère Hassan II.
‘Le journal’ fut ainsi interdit par deux fois par le premier ministre socialiste du gouvernement de l’alternance, se souvient Jamaï, une fois pour avoir été le premier média marocain à avoir interviewer Mohamed Abdelaziz Chef séparatiste du Polisario, interview qu’il lui avait valu à Boubker Jamii de se faire presque insulter lors d’une conférence de presse par le ministre de l’intérieur de l’époque et actuel président de la cours des comptes, Mohamed Midaoui ; la seconde fois que ‘Le Journal’ fut interdit était pour avoir publier une lettre de feu Fqih Mohamed Basri accusant Abderrahman El Youssoufi de connivence avec les putschistes de 72 pour l’attentat de l’avion royal.
« Les socialistes m’ont lynché, ils m’ont traité de tout les noms sur leurs journaux » se remémore Boubker Jamaï, « Ils m’accusaient de rouler pour le palais afin de leur porter tord … Je ne peux nier que ‘Le Journal’ ait servi la monarchie, on l’a fait à notre manière, on couvrant tous y compris le roi et ses proches de nos critiques … Le monde entier pouvait alors relever que le trône adhérait à la démocratie en tolérant de telles pratiques libres».
Des proches du Roi, ‘Le Journal’ en dénudera quelques-uns notamment ceux trompés dans une supposée affaire de corruption sur fond du très gênant épisode du pétrole de Talsint, « Nous avions mis la main sur une lettre adressée par un certain Moulay Abdallah, proche des hautes sphères et associé au gendre du prince Moulay Hicham, au siége de la compagnie pétrolière américaine ayant exploré pour du pétrole, la région de Talsint … Il y était écrit dans cette lettre que la société des deux privilégiés marocains, prenant participations au capital de la compagnie américaine, exigeait une augmentation à leur bénéfice de cette participation, en échange d’un lobbying qu’ils ont fait auprès des pouvoirs publiques afin d’obtenir pour les américains d’avantages fiscaux consistants ... Il s'agissait en somme d'un scandale de trafic d'influence face auquel la justice marocaine est restée inerte».
On nous a combattu parce que l’on portait à l’attention des marocains une autre version de la vie publique, conclut Jamaï, « Je n’ai point d’a priori sur la monarchie ou la forme du régime politique se devant d'être en place au Maroc, si les citoyens veulent la royauté pourquoi pas, ce qui m’importe le plus c’est le libre arbitre, qu’on arrête de nous imposer une listes de sacralités sentencieuses».
On nous a combattu parce que l’on portait à l’attention des marocains une autre version de la vie publique, conclut Jamaï, « Je n’ai point d’a priori sur la monarchie ou la forme du régime politique se devant d'être en place au Maroc, si les citoyens veulent la royauté pourquoi pas, ce qui m’importe le plus c’est le libre arbitre, qu’on arrête de nous imposer une listes de sacralités sentencieuses».









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