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Mohammed Morchid - publié le Dimanche 8 Septembre à 23:23

Billet adressé à notre Vizir de l’Education Nationale d’un instit las de souffrir des idioties triviales






Mohammed Morchid
Mohammed Morchid
Votre excellence, sachez, tout d’abord, que je ne vous aime point. Juste un euphémisme, pour ne pas en dire des vertes et des pas mûres. Il va sans dire de vous dire que ce strapontin de l’Education Nationale que vous avez injustement « squatté », logiquement ne devrait pas vous revenir. Pour une seule raison, ou plutôt deux.

Primo, vous vous la couliez douce, pendant une dizaine d’années, en Inde, en Iran et au Brésil, « les pays les plus affreux du monde », à des années-lumière du nôtre, « le plus beau de la planète », comme ambassadeur, à l’écart du militantisme tumultueux des partisans et des maux de tête de cette politique politicienne Made in Morocco. Pour être plus précis, ce siège qui est certes doré mais éjectable à tout moment (vous en aurez la preuve dans les jours qui viennent inchallah), c’est un autre qui le méritait. Un émérite, un vrai militant du parti. Preuve à l’appui, comme si j’ai besoin de preuves. C’est que vous êtes banni du PI pour déviance des principes et objectifs de votre parti. Les vrais militants sont ceux qui obtempèrent aux décisions et aux arrêtés de leurs partis quelles que soient les portées et les conséquences. Et que dire de ceux qui tirent parti de leurs partis et qui accèdent au summum de la hiérarchie étatique et partisane, au nom de ces partis, et en prenant ces partis comme passerelle et échelle. Ils devraient au moins avoir un tout petit chouïa de décence et de gratitude envers leurs partis bienfaisants et leur devoir une fière chandelle.

Secundo, vous ne savez ni quoi ni qu’est-ce du pays, longue absence oblige. Vous êtes parachuté sans que vous eussiez la moindre connaissance de tout ce qui tramait dans notre bled pendant votre long séjour doré à l’étranger. Vous débarquez, à l’improviste, en mauvais cow-boy du Far West de l’ancien Western Spaghetti de l’ère blanc et noir, comme un hors-la-loi, désarçonné, sur une vieille monture avachie, pistolet d’Achoura à bulles savon à la main, mégot de mauvais tabac éteint au bord des lèvres, et vous tirez sur le tas, sur tout ce qui bouge, gauchement et sans discernement, pour le seul plaisir d’entendre les détonations, comme disait Sartre (que je n’aime point aussi), avec un charivari médiatique oiseux et oisif.

Vous insinuez des rififis à tire-larigot partout où vous descendez en descendant tout le monde sauf les immondes. Vous n’avez épargné personne, rien, par surcroît, avec un lexique et une conduite, le moins que je puisse dire, d’une goujaterie effrontée. Les faits sont là, M. le Vizir, en son et en image, en clair et en crypté, s’il vous plaît ! Ils sont à la pelle, et c’est à l’hémicycle qu’il fallait qu’on vous les interpelle. Chose jamais faite, fallait pas qu’on vous inquiète. Mais si vous faites la quête pour que je vous les rappelle, vous me faites appel.

Ironie de sort ou jet de sort, kif kif, vous avez oublié une chose, ou plutôt trois. Qu’il y a une loi, un sheriff et des chasseurs de prime à la gâchette rapide. Je sais que vous ne nous avez jamais mis dans vos calculs, moi, mes confrères et mes consœurs et tout le corps enseignant. Cependant, vous vous êtes trompé de calcul, et dans la foulée, vous avez courroucé les Hautes Instances du pays. Dorénavant, vous êtes dans l’œil du cyclone. Vous devenez persona non grata. Votre tête est mise à prix, Dead or Alive. Le gibet de potence haut et court vous attend au tournant. C’est ce qui devrait arriver à un iota près sauf si vous avez une once de convenance d’aller se reposer et lâcher ce merde de strapontin à d’autres supposés mieux valorisés et sécurisés.

En vérité, s’i y a un vizir que ne suis pas prêt à oublier, c’est bien sûr vous M. le ministre de l’Education Nationale. Non pas pour les grands chantiers des vraies réformes que vous avez ouverts, puisque vous n’en avez ouvert aucun. Mais parce que vous m’avez fait amuser, malgré la frustration, le long de ces deux années, avec toutes ces inondations répétitives de perles pédagogiques « très initiatrices et éducatrices d’ailleurs », Hlakis de Jamaâ el-fna en sont pour quelque chose, et que tous les marocains et surtout nos apprenants de tout âge apprennent par cœur et ne s’ennuient pas de les visionner à moult reprises sur Youtube pour s’instruire et se divertir. Reste seulement à considérer ces joyaux rares comme des ressources numériques et les faire inclure dans les TICE du très recherché (sens péjoratif s’il vous plaît) Programme Génie.

Pour tout cela et au nom de tous ceux-là, merci M. le Ministre.

P.S : Et pour ne pas oublier, que Le Tout Puissant m’assigne à la Chahada, n’oubliez pas votre Honneur de me noter. Puisque vous vous êtes attribué cette fonction en enrichissant vos compétences et prérogatives. Je ne vous dis pas ! Les critères de notation sont strictement liés à la pédagogie sans aucun jugement de valeur. C’est ce que j’ai appris à l’Ecole de Formation. Vous pouvez le faire en ligne, transparence oblige.

Sans aucune rancune votre Excellence



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