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APS - publié le Mardi 6 Janvier à 10:57

Beyrouth impose des visas aux Syriens afin de faire face à l'afflux de réfugiés



Beyrouth - Le Liban a commencé à appliquer lundi l'imposition de visas aux ressortissants syriens voulant entrer sur son territoire. Une mesure sans précédent qui vise à réguler l'afflux de réfugiés au Liban qui en accueille déjà plus d'un million.



"Aujourd'hui, les Syriens arrivant aux frontières ont commencé à présenter des documents afin d'entrer" dans le pays, a annoncé un responsable de la Sûreté générale libanaise.

Ces visas sont les premiers dans l'histoire des deux pays, dont les ressortissants avaient toujours librement traversé la frontière depuis leur indépendance dans les années 1940.

Six catégories de visas et deux catégories de permis de séjour sont octroyés à la frontière.

Le ministre des Affaires sociales Rachid Derbas avait expliqué samedi à l'AFP que leur mise en place visait à "empêcher (les Syriens) de se réfugier" au Liban.

Depuis le début du conflit en Syrie il y a près de quatre ans, plus de 1,1 million de Syriens ont trouvé refuge au Liban, pays de 4 millions d'habitants, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Le gouvernement libanais tire la sonnette d'alarme depuis des mois, en avertissant la communauté internationale qu'il ne parvient plus à faire face à l'arrivée massive de Syriens.

En octobre, M. Derbas avait déclaré sans ambages que son pays "ne reçoit plus officiellement les déplacés syriens", sauf exceptionnellement pour "des raisons humanitaires".

Khalil Jebara, conseiller du ministre de l'Intérieur, a précisé que son pays continuerait de faire des exceptions pour des motifs humanitaires, mais qu'il était nécessaire de limiter les nouvelles arrivées.

"Nous respectons nos obligations internationales, nous n'expulserons personne et il y a aura des exceptions humanitaires", a-t-il souligné.

"Mais il est grand temps de réguler l'entrée des Syriens", a-il ajouté. "Leur présence entraîne un lourd fardeau sécuritaire, économique et social, une pression que les infrastructures ne peuvent plus supporter".

Washington a admis que l'afflux de réfugiés syriens représentait "un énorme défi" pour le Liban, tout en se disant "très préoccupé" par la mise en place de visas.

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