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Baraka : Malgré la crise, le Maroc n’a point de problème de croissance économique


Adil Alifriqui - Emarrakech - publié le Vendredi 21 Septembre 2012 à 16:11 modifié le Vendredi 21 Septembre 2012 - 16:12

Casablanca : «Le Maroc est affecté par la crise économique, mais nous n’avons pas de crise de croissance économique comme en Europe. La croissance est toujours là au moment où d’autres pays sont en récession».



Nizar Baraka
Nizar Baraka
Ainsi décrit Nizar Baraka, ministre des finances, la phase par laquelle passe l’économie nationale.

Il a indiqué que la croissance n’est pas une problématique au Maroc, elle est soutenue, portée, par l’accroissement du PIB non agricole qui se situa à 4.4, 4.5%.

Le chômage a reculé au 2ème trimestre de 2012, preuve que l’économie croît, souligne Baraka disant l’économie marocaine, celle d’un grand pays émergeant, se comportant mieux que celle d’un pays européen.

Baraka s’est toutefois inquiété de ce qu’il a qualifié de, plus profond problème économique du Maroc, «les déséquilibres macroéconomiques», il souligna particulièrement le déficit de la balance des paiements , allant s’aggravant depuis des années, et s’exacerbant depuis la récession européenne.

Les différents accords de libre échange qu’a passé le royaume notamment avec l’UE ont approfondit ce problème, remarque t il, sauf qu’il n’est pas à l’ordre du jour de les réviser car le Maroc a fait le choix de l’ouverture, a tranché Baraka.

Pour lui la situation peut être surmonté dans l’urgence grâce à la LPL de 6.2 milliards de dollars, accordée au royaume par le FMI : «c’est une facilité de caisse que le Maroc pourrait utilisée en cas de chocs extérieurs majeurs qui pourraientt affecter la balance des paiements, entre autres, une hausse importante des cours des matières premières ou la dégradation de la situation des partenaires européens», expliqua le ministre qui démontra que la LPL n’a rien avoir avec le PAS des années 80.

Mais dans la continuité, Nizar Baraka assura qu’en guise de réponse durable à cette situation de grand stress, le gouvernement planche sur une multitude de programmes volontaires, visant la diversification de l’offre économique marocaine exportable.

Ainsi des secteurs porteurs tel que le textile, l’industrie pharmaceutique, l’agro-industrie, l’offshoring, l’industrie aéronautique ou l’industrie automobile se verront concerné par des contrats-programmes engageant l’Etat dans des stratégies de promotion des investissements.

Des politiques de rentabilisations des zones industrielles et des efforts pour la réduction des importations sont également à l’ordre du jour, dit Nizar Baraka qui était invité au club de l’Economiste.



           


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