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Amadou Sy - publié le Vendredi 9 Janvier à 18:28

Attentat contre Charlie Hebdo : Je suis indigné mais Je ne suis pas Charlie




L’Agence Mauritanienne d’Information (OFFICIELLE) a publié une déclara du président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz dans laquelle il se joint au deuil de la France suite au massacre de 12 personnes dont 10 journalistes de la presse satirique CHARLIE HEBDO, dans les locaux de cette dernière à Paris. Un peu partout dans le monde et en Afrique, des voix de professionnels de la presse se sont élevés contre ce massacre, se solidarisant avec la rédaction de charlie hebdo. Au nom de la liberté d’expression, le président du Regroupement de la Presse Mauritanienne a fait une déclaration allant dans ce sens sur les ondes de Radio France Internationale (RFI).



Les déclarations fusent de partout, tous charlie ?

Les décideurs du monde se sont associés au deuil de la France suite à l’attentat meurtrier contre la rédaction du journal satirique CHARLIE HEBDO. Une manifestation spontanés ont eu lieu en Tunisie, d’autres programmés auront lieu ailleurs dans les heures et jours à venir.

Ould Abdel Aziz condamne fermement
Dans le message adressé au président Français, le président mauritanien, au nom du peuple mauritanien et de son gouvernement a ‘’fermement » condamné l’attaque des locaux de l’hebdomadaire satirique CHARLIE HEBDO de ce mercredi 07 Janvier 2015. Bilan de l’attaque, 12 morts dont 10 journalistes et plusieurs blessés dont 4 dans un état critique. Dans son message quasi identique à celui des autres africain suite à ce drame, qualifie l’attentat d« attaque terroriste barbare contre le siège de l'hebdomadaire Charlie hebdo » avant d’ajouter « Fidèle à son engagement dans la lutte contre le terrorisme et à son attachement aux valeurs de l’Humanité, la Mauritanie condamne fermement l’attentat terroriste ».
Notons qu’à aucun moment le message présidentiel ne fait référence à la liberté d’expression pour la raison que nous savons tous.
Quand à la SPA agence d’information officielle du royaume saoudien, elle écrit "Le royaume condamne fermement et dénonce ce lâche attentat terroriste qui est rejeté par la vraie religion islamique ainsi que par toutes les autres religions et croyances".

Les journalistes africains indignés
D’autre part, les professionnels de la presse que sont les journalistes se sont indignés à travers divers canaux, à la radio, télé ou avec un éditorial plus ou moins comment. C’est dans ce sens qu’Antoine Tiemoko Assal, directeur de L'Eléphant déchaîné déclare « C’est une volonté de la part des forces, que j’appelle rétrogrades, de tuer une liberté qui est la liberté de la presse, la liberté d’informer, la liberté de critiquer. C’est comme si on nous demandait de reculer de dix siècles en arrière pour tomber dans la période de l’obscurantisme » lit-on sur le site de RFI.
« Je suis Charlie » n’a pas été écrit en gras et mis à la une de la presse mauritanienne, mais cela n’a pas empêché les acteurs de cette presse de condamner l’attentent contre leurs collègues, ce malgré les divergences sur la ligne éditoriale contestable de l’endeuillée (Charlie Hebdo).

« Horreur totale » dixit le Pdt du Regroupement de la Presse Mauritanienne
Sur les Ondes de RFI, le président du Regroupement de la Presse Mauritanienne a exprimé son horreur face à l’attentat qu’il qualifie « inqualifiable qui vient de frapper des journalistes, qui vient de frapper la liberté d’expression et surtout des journalistes en pleine rédaction. Nous pensons que là, c’est une attaque non seulement contre ces journalistes mais contre les journalistes du monde entier. Rien ne peut justifier ce qui s’est passé, absolument rien». Toujours cité par RFI, il conclut « Désormais, nous faisons un métier qui est dangereux où que l’on soit. Cela veut dire que le seul moyen de lutter, c’est de continuer à ne pas céder ; de continuer à défendre ce droit de tout le monde à s’exprimer et à exprimer ce qu’il pense ».

Je suis indigné mais Je ne suis pas Charlie
« Je suis charlie » est le mot le plus partagé ces deux derniers jours sur les réseaux sociaux aux quatre coins du monde, en Mauritanie notamment. Le fait qu’on ne soit pas fan de Charlie Hebdo, voire contre leur ligne éditoriale n’est pas une raison pour cautionner l’attentat. La presse satirique, incarne la liberté d'expression au sens large du terme avec les dérives que nous connaissons. Charlie Hebdo n'a épargné personne, toutes les religions dont l’Islam en 2012, ont eu droit à un ou plusieurs numéro(s) de mauvais goût qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive.
Ce massacre ne peut se justifier mais ‪#‎JeNeSuisPasCharlie‬, être charlie équivaut à cautionner leur ligne éditoriale, chose avec laquelle je ne suis pas en Phase.



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