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AFP - publié le Mercredi 8 Janvier à 10:02

Attaque de Benghazi: un ex-détenu de Guantanamo serait impliqué



Washington - Des responsables américains soupçonnent un ex-détenu de la prison de Guantanamo d'être impliqué dans l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, qui avait coûté la vie en septembre 2012 à l'ambassadeur américain, rapporte mardi le Washington Post.



Selon le quotidien, des membres du groupe Ansar al-Sharia dirigé par Abou Sofiane ben Qumu dans la ville libyenne de Dernah, ont pris part à l'attaque qui a abouti à la mort de l'ambassadeur Christopher Stevens et de trois autres Américains.

Le Post assure également que les autorités américaines envisagent d'inscrire trois branches du groupe de Qumu --basées à Dernah, à Benghazi et en Tunisie-- sur leur liste noire des organisations terroristes. Qumu et deux autres chefs de milices devraient être nommément désignés comme des terroristes, poursuit le quotidien.

Des témoins ont assuré à des responsables américains que des hommes de Qumu avaient fait le longue route menant de Dernah à Benghazi avant l'attaque du 11 septembre 2012, même si le caractère prémédité de l'attaque n'est pas établi.

Qumu, un Libyen âgé de 54 ans, avait passé 10 ans en prison dans son pays avant de fuir vers l'Egypte, puis l'Afghanistan, où il s'entraîne dans des camps mis en place par Oussama ben Laden, assure le Post, citant des documents militaires américains révélés par le site WikiLeaks.

Combattant avec les talibans après l'invasion américaine en Afghanistan en 2001, il fuit au Pakistan, où il est arrêté et remis aux Américains, qui l'emprisonnent à Guantanamo. Renvoyé en Libye en 2007, où il reste détenu, il est libéré en 2008, poursuit le Post.

L'attaque de Benghazi avait déclenché une tempête politique pendant des mois entre l'administration démocrate et l'opposition parlementaire républicaine qui soupçonnait l'exécutif d'avoir voulu passer sous silence le caractère "terroriste" de cet attentat pour ne pas entacher le bilan de sécurité nationale de M. Obama, alors en pleine campagne pour sa réélection.

La diplomatie américaine a récemment assuré n'avoir "aucun élément montrant que le noyau dur d'al-Qaïda" ait été impliqué dans l'attaque, évoquant toutefois le fait que les assaillants aient pu "s'inspirer de l'idéologie d'al-Qaïda".

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