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Jaafar Hanafi - publié le Samedi 10 Octobre à 12:16

Asilah. La petite ville rêvée…, ou pour rêver…






Je ne suis qu’un petit merlan. Une petite cacahuète ou un savoureux melon. Maintenant que l’atlantique m’a viré et que la terre m’a délogé, je peux témoigner. Les petites vagues d’une blancheur immaculée me livrent à un sable doré, à un petit pot de fleur ou à une petite perle… C’est tout simplement une petite ville pieds dans l’eau. Je commence par sillonner la petite ville avant qu’elle sillonne mes veines et enfouie mon cœur.
Al Imam Al Assili. Un petit collège, une grande histoire et une beaucoup de sagesse. Oustad Jbari, Oustad Saliki, Oustad El Gharbi, maitre Boisard et beaucoup d’autres ont écrit cette histoire, avec amour et sur fond de grandes valeurs.
Lcampo Djbala. Un petit terrain de Foot au milieu de nul part. Sitôt le match commence et le petit ballon rond ou presque se perd dans la poussière et nous avec. De cette poussière surgit des cris à cor et à cri « penalty, oullah ma penalty… ».
Lcampo. Le vrai terrain de Foot ! Mi gazon mi poussière ou un peu plus de poussière… Et pourtant beaucoup de grands ont foulé son sol : Zaza, Hmidou, El Ghayat, Erraman, El Bachir portéro… Et puis de grands derbys, surtout Asilah contre El Ksar ou Asilah contre Larache…
Lfarran del parada. Un four public comme beaucoup d’autres. Par un après midi pluvieux le four regorge de cacahuètes. Le Maalem enfoui dans une petite fosse déploie ses cordes vocales pour mettre un peu d’ordre en chassant tout le monde dehors « Tsenna aala barra à ouled elhanafi ».
Lmarea sghira. La marée basse. L’atlantique recule pour déballer ses mystères. Une murène par ci une pieuvre par là coincées entre les rochers et le tout pour assouvir une curiosité inégalée. L’atlantique retourne doucement comme pour nous dire « je ferme ».
Tchalé. Le rivage. Un petit soleil timide darde de petits rayons sur une mer houleuse. Une petite promenade au-delà d’Elmoun, petite jetée en grands rochers. L’atlantique déverse sur un sable mouillé ses petits secrets. On essaye de déchiffrer sans trop comprendre. Seul Khalil Laghrib a pu entretenir un petit dialogue avec ces petits mystères de l’atlantique. Un autre regard, pertinent celui-ci… Edmond Amrane El Maleh a bien saisi cette petite ou grande philosophie de Khalil. Bravo Khalil.
Driss. Au café Meknes il a eu sa petite idée. Ouvrir un petit trestaurant pas comme les autres. Il a posé un petit pot de fleurs à l’entrée, puis deux, puis… Un petit geste ô combien noble ! Toute la ville suivra et les fleurs surgiront de partout.
Je fais semblant de raconter Asilah. Asilah ne se raconte pas il faut la vivre. Loin de la politique, des Moussems, des…, et des… Qui n’a pas sillonné les ruelles de la petite médina plus de mille et une fois… Et pourtant. A chaque visite il faut errer dans ses ruelles. En quête de quoi ? Personne ne sait… Un rituel. Peut être parce qu’elle timide et ne peut délivrer son intimité, ses secrets aussi… Alors tout le monde essaye de percer cette intimité ou déchiffrer ses secrets. Malgré cela la ville résiste. Comme elle a résisté à ces vagues déchainées qui ont buté sur sa petite muraille durant des siècles.
C’est une ville secrète. La France a aussi sa petite ville secrète. C’est le label de la petite ville de Vienne à côte de Lyon. Vienne la ville secrète. Les touristes affluent de partout à la recherche de ses secrètes. Et comme un secret est un secret ils repartent bredouille avant d’y retourner. Un rituel.
Asilah est une ville secrète. Elle est captivante par ses secrets. Elle est éblouissante par ses secrets. Elle fascinante par ses secrets.
Je ne suis qu’un petit merlan. Une petite cacahuète ou un savoureux melon… Trois petites merveilles enfouis dans les secrets et la noblesse d’une petite ville qui n’a laissé personne impassible à son charme.


Tagué : Jaafar Hanafi

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