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MAP - publié le Samedi 12 Décembre à 12:35

Arrêt du Tribunal de l'UE au sujet de l'accord agricole Maroc-UE: L'Union européenne et ses différentes instances ont un devoir de clarté vis-à-vis du Maroc et de son intégrité territoriale






Rabat - L'Union européenne (UE) et ses différentes instances ont un devoir de clarté vis-à-vis du Maroc et de son intégrité territoriale, a souligné le président fondateur de l'Institut Amadeus Brahim Fassi Fihri, en réaction à l'arrêt du Tribunal de l'UE au sujet de l'accord agricole liant les deux parties.
Arrêt du Tribunal de l'UE au sujet de l'accord agricole Maroc-UE: L'Union européenne et ses différentes instances ont un devoir de clarté vis-à-vis du Maroc et de son intégrité territoriale
"Il va sans dire que le Royaume n'acceptera aucunement de l'Union européenne, l'incorporation, pour pouvoir contourner le jugement de la CJUE (Cour de justice de l'Union européenne), d'un mécanisme ou d'un outil de monitoring européen permettant de vérifier unilatéralement que les populations locales bénéficient des retombées de l'export des produits agricoles", a souligné M. Fassi Fihri dans une tribune. 

Rappelant que cet exercice revient naturellement au Maroc, pays souverain, qui met tout en œuvre pour assurer le bien-être des populations du Sahara et le développement des provinces du Sud, il a relevé que la "fermeté rassurante et l'intransigeance du Maroc à l'égard de toute surenchère au sujet du Sahara, manifestées et exprimées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le 6 novembre dernier à l'occasion du 40ème anniversaire de la Marche Verte, dépassent clairement les enjeux de la relation Maroc-UE". 

Pour lui, le Royaume a eu raison, sous l'impulsion du Souverain, de multiplier et de diversifier ses partenariats politiques et économiques, "qui le rendent de plus en plus indépendant de sa relation avec l'UE, hier traditionnelle et quasi exclusive, aujourd'hui faisant partie d'un tout". 

Soutenant que la décision du tribunal de l'UE semble davantage motivée par des considérations politiques que juridiques, il a estimé qu'il "est tout à fait légitime pour le Royaume de réagir avec force, sans attendre les résultats de la probable procédure en appel, en revoyant tous les accords le liant à l'Union Européenne, y compris l'Accord d'association qui régit les relations entre les deux parties et en réadaptant sa politique d'exportation agricole en l'orientant vers de nouveaux marchés cibles". 

Ceci est d'autant plus vrai, selon M. Fassi Fihri, que les trois juges de première instance de ce Tribunal ont la prétention de se substituer au Conseil européen en matière d'orientation de la politique étrangère de l'UE et dérogent, de fait, à la jurisprudence traditionnelle de la CJUE. 

"Ils vont même plus loin que les 28 Etats membres de l'Union Européenne et que l'ONU qui ne reconnaissent pas le polisario comme le représentant exclusif des populations sahraouies", a-t-il indiqué, notant que cette position "interfère également dans le processus politique onusien de règlement de ce conflit, où la question de l'exploitation des ressources naturelles, face aux récents échecs liés au monitoring des Droits de l'Homme, est désormais largement instrumentalisée par les adversaires de notre intégrité territoriale". 

Faisant observer que cette orientation politique est sans prise sur la réalité du terrain, il a qualifié de surprenant le fait que la décision du Tribunal de l'UE "ne fasse référence qu'à des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU antérieures à 1988".

"Il est tout aussi étonnant, a-t-il ajouté, que le contenu de ce jugement, qui insiste longuement sur la notion de bénéfice des populations locales, ne traite pas de la régionalisation avancée, du modèle de développement des provinces du Sud", qui répond clairement à la question du bénéfice des populations, du Plan de développement lancé par SM le Roi Mohammed VI à Lâayoune le 6 novembre dernier, ou encore du taux de participation électorale au Sahara qui a avoisiné les 80 pc lors des dernières élections régionales et communales. 

Le Maroc, qui a pris connaissance de l'arrêt du Tribunal de l'UE, exprime son étonnement de cette décision et s'attend à ce que l'UE prenne les mesures appropriées en vue de trouver une issue définitive à cette procédure, avait indiqué le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération vendredi dans un communiqué.

Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime, pour sa part, voit dans l'arrêt du Tribunal de l'UE, une décision "incohérente", qui va à l'encontre de l'esprit du partenariat historique entre les deux parties. 

La Chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini avait, de son côté, affirmé que l'Union européenne considère que les accords bilatéraux avec le Maroc ne sont pas remis en cause.

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